
Comme tous les films à l’ambition démesurée et au destin rocambolesque, Caligula est d’abord un rêve de producteur. Et pas n’importe lequel, puisqu’il s’agit du sulfureux Bob Gucionne, magnat de la presse érotique devenu milliardaire en quelques années grâce à la création de Penthouse, magazine qui se targuait de marcher sur les platebandes de Playboy avec un érotisme plus frontal et des articles axés sur les scandales et le journalisme gonzo. Au milieu des années 70, Guccione est en pleine ascension et il entend bien laisser sa marque également dans le monde du cinéma. Il place ses premières billes en coproduisant Chinatown, film-somme où Polanski évoque les origines occultes de Los Angeles.
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Mais Guccione veut frapper plus fort: profitant de la libération des mœurs et du succès stratosphérique des films « porno sof » en salles, il compte produire le premier film à gros budget ouvertement érotique.…








