
Ce mois-ci, une conjonction de petits événements m’a interpelé : le centenaire de la publication du Manifeste du surréalisme d’André Breton, d’abord, qui m’a fait songer qu’en dépit de mes vœux, nous n’avions plus d’avant-gardes. Les lettres de Drieu la Rochelle, republiées par Gallimard à cette occasion, à l’adresse de ses anciens amis, qui relançaient un débat passionnant sur les moyens et les fins de l’art. Enfin, la publication de L’Adresse, les rendez-vous du déversoir, chez Seghers, un nouveau recueil des poèmes-minute d’Arthur Teboul, le chanteur de Feu ! Chatterton, qui propose un renouveau de l’écriture automatique.
Le statut de chanteur en vue n’est pas forcément délégitimant. Au fond, les premiers poètes étaient des bardes, les derniers pourraient l’être aussi
Je vous vois me voir venir. Ah ! Arthur Teboul, vulgaire chanteur de pop-rock faussement bashungien, prétendre rivaliser avec Breton et se croire moderne en recyclant une méthode centenaire (plus que centenaire parce que Les Champs magnétiques datent de 1919), la bonne blague !…












