
De toutes les escroqueries du cinéma français, l’une des plus florissantes se nomme Sébastien Lifshitz, devenu on ne sait comment l’un des phares nationaux du documentaire avec deux César (Les Invisibles en 2013, Adolescentes en 2021). Après avoir souqué ferme dans la fiction naturaliste LGBT en début de siècle, l’auteur du plus risible qu’immortel Plein sud (2009) a vu la lumière : l’Autre ou ce qui en tient lieu. Son œuvre de documentariste s’est patiemment construite autour des minorités sexuelles à qui il a offert un miroir et un safe space, jouant sur les discriminations dont ses modèles ont souffert, comme dans Bambi (2013), portrait réussi d’une transsexuelle française « historique ». Les communautés homo ou trans pourvoient son cinéma en personnalités hautes en couleur qui ont réfléchi à leur parcours.
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Ces militants pour la plupart ont un message à transmettre, et Lifshitz le relaie tel une chambre d’écho, avec supplément didactique et lacrymal si besoin, puisqu’il partage leurs revendications.…








