
Pourquoi vous êtes-vous penché sur les affaires des frères Philippe et de Jean Vanier ?
À vrai dire, je n’ai aucune propension à jeter la pierre ni à remuer la boue. Mon écriture me porte soit vers la philosophie, donc les principes, soit vers le théâtre, donc la poésie. Mais voilà, j’ai lu L’Affaire de Tangi Cavalin, puis le rapport de l’Arche sur Jean Vanier, et, je le confesse, ce n’est pas le redresseur de torts ni l’ami des victimes, c’est le dramaturge en moi qui d’abord fut saisi. La Colline de Barrès m’a paru moins inspirée. L’Imposture de Bernanos trouvait là de quoi dépasser sa fiction. J’ai donc ouvert cette histoire moins comme une affaire à traiter devant un tribunal que comme une intrigue à lire pour se questionner soi-même. Il s’est agi, plutôt que de jeter la pierre, de tendre un miroir.
Quelles sont les spécificités de ces affaires ?…








