
Préparez-vous à une plongée dans les errances soixante- huitardes d’un étudiant. Certes, vous verrez du pays : des surréalistes aux Maospontex en passant par la nébuleuse marxiste et les situationnistes. Mais évitez de vous perdre dans les subtilités brumeuses du marxisme althussérien, ou les frictions entre les trotskistes et le Comité d’Action de la philosophie de Caen. Il est désespérant de voir tant d’intellectuels comme Breton, Aragon, Sartre, Althusser, Foucault, Godard sacrifier leur intelligence sur l’autel de l’idéologie, et dont les élucubrations d’intellectuels bien installés dans le confort bourgeois d’un pays en pleine expansion ont cautionné les massacres de millions d’hommes et de femmes, là où la libération révolutionnaire était en marche.
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L’impression laissée par ce livre est en demi-teinte. Si l’auteur insiste sur la nécessité de renouer avec le fil de la transmission culturelle entre les générations rompu par le nihilisme soixante-huitard, il reste plus pessimiste sur la permanence du gauchisme culturel, dernier avatar du gauchisme après tous les échecs sanglants de ses variantes politiques, et désormais à la pointe du combat dit sociétal après être passé d’officines confidentielles aux cabinets ministériels.…








