Skip to content
[Idées] Chantal moufte
Chantal Mouffe pose au premier abord un constat plutôt juste : nous sommes dans l’ère de la « post-démocratie », et maintenus dans l’illusion qu’il n’existerait pas d’alternative à la mondialisation néo-libérale. Une fois ces choses (très simples) dites, elle trace d’emblée les lignes d’un projet politique qui voudrait précisément refonder cette démocratie usurpée... en reconstituant un peuple « à partir d’une chaine d’équivalences issue de luttes démocratiques variées autour des questions touchant à l’exploitation, à la domination et à la discrimination ». On la sent venir d’ici, cette désormais incontournable intersectionnalité des luttes : « L’objectif est de parvenir à l’articulation d’une volonté collective transversale, d’un peuple capable d’arriver au pouvoir et de créer une nouvelle formation hégémonique qui saura impulser un processus de radicalisation de la démocratie. » Au bout de dix pages, ça ronronne déjà douloureusement. La démocratie radicalisée qu’appelle Chantal Mouffe de ses vœux, c’est donc une « révolution verte » qui n’aurait d’écologique que le nom, puisqu’elle s’installe dès lors comme une simple réévaluation du logiciel socialiste, forcément éreinté, et auquel Mouffe voudrait donner une nouvelle vie, fût-elle aussi artificielle que les méthodes de maintien de ce techno-capital qu’elle dénonce mollement. [...]
La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile
[Idées] Situation du catholicisme aujourd’hui : tabula rasa
Jean Borella fait partie d’une faction dissidente de l’universitarisme catholique qui défend un christianisme mystique et tente d’établir un trait d’union entre l’Église et certains usages de la Tradition. Dans cet essai testamentaire, ce spécialiste de la philosophie antique et médiévale rappelle quelques points essentiels à une compréhension « éclairée » du catholicisme, étudiant notamment le concept d’universalisme à l’aune d’une lecture approfondie des Évangiles, et rappelant au passage brillamment l’irréfutabilité de l’Incarnation : « Le message irréductible du Christ, c’est le Christ lui-même, c’est-à-dire le fait même, historiquement unique, de l’incarnation du Verbe en Jésus ». [...]
La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile
[Idées] Les derniers seront premiers
Doyen de Lyon III, François Guéry défend la thèse originale d’une loi du plus faible, contre un darwinisme dévoyé qui verrait dans la force un moyen empirique de subsister. C’est l’observation de la vie intra-utérine qui lui sert d’exemple « irréfutable ». Universel, ce séjour du fœtus dans le ventre maternel est l’illustration même de ce que la nature, par équité, « réserve à chacun et selon son degré de force, une protection proportionnée ». Devant l’usage populiste de la violence, il récuse la loi chimérique du plus fort, appuyée par les philosophes du XXe et démentie par le système de reproduction des mammifères. [...]
La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile
[Idées] Avant l’abondance
Chaque époque a son vertige : ainsi le XVIe siècle fut celui du déchirement religieux, le XIXe celui de la question sociale, le XXe celui du totalitarisme. À n’en pas douter, c’est la crise écologique qui sera le grand défi du nôtre, non qu’il n’en existe d’autres – après tout, le « progrès » est-il autre chose que l’empilement des crises, qu’elles soient spirituelles, démographiques, anthropologiques ou technologiques ? –, simplement que cette question conditionne par nature la possibilité de toutes les autres. [...]
La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile
[Idées] Christ versus Philosophes
La thèse d’Alain Pascal peut sembler outrancière au premier abord : la philosophie occidentale serait tout entière baignée par une apostasie, la Gnose, et aurait servi depuis toujours un seul but : abattre la révélation chrétienne. Le philosophe qui est en nous frémit : si Pic de la Mirandole ou Kant sont évidemment taxés d’illuministes, même Platon – inspirateur des pages les plus admirablement chrétiennes de Simone Weil – serait un indécrottable gnostique. L’Intelligence du Christianisme est donc un manuel de déconstruction de la philosophie, une déconstruction qui passerait non par la « gauche culturelle », comme à l’habitude, mais par le Christ. Pour se donner les moyens de cette ambition démesurée, Alain Pascal n’y va pas par quatre chemins : l’histoire moderne n’est qu’un mensonge éhonté. [...]
La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile
[Idées] La Révolution contre les femmes
République et droits de la femme n’ont pas toujours fait bon ménage. En 1793, Robespierre, Danton ou Hébert envoyaient les femmes brillantes à l’échafaud dans des conditions effroyables. L’historienne Cécile Berly dresse les portraits de quatre femmes suppliciées dans un livre court et lumineux. Marie-Antoinette, Mme du Barry, Mme Roland et Olympe de Gouges ont peu en commun si ce n’est d’avoir été exécutées à l’automne-hiver 1793. Les deux premières appartiennent à cette monarchie que les républicains jugent efféminée et décadente. À l’opposé, Mme Roland et Olympe de Gouges sont des républicaines exaltées, mais leur proximité avec les Girondins leur sera fatale. [...]
La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Eugénie Bastié : touche pas à mon sexe

Comment le féminisme, pensé au départ pour émanciper les femmes, en est arrivé à nier l’existence du sexe féminin ?

Le féminisme a connu trois vagues. La première consistait à donner aux femmes des droits politiques et civils déjà obtenus pour les hommes. Ensuite, la révolution sexuelle des années 70 a renversé le patriarcat en donnant aux femmes le pouvoir de s’approprier la reproduction. Nous sommes maintenant dans une troisième vague qui consiste à gommer la différence des sexes sous prétexte que toute différence serait une construction sociale au service de la domination masculine – idée que l’on trouve déjà chez Simone de Beauvoir. En effaçant cette différence, on aboutirait à l’égalité et donc à l’émancipation totale des femmes. Ainsi, le féminisme est devenu le syndicat d’un sujet qu’il déconstruit par ailleurs. La femme doit être partout, mais elle n’existe pas. C’est évidemment un mensonge scientifique. Le problème de ce féminisme est qu’il s’est construit sur le modèle du marxisme : la lutte des classes a été appliquée à la rivalité entre hommes et femmes.…

© DR
G. K. Chesterton : comment échapper à l’autodestruction de la raison
En 1905, G. K. Chesterton prophétisait: « La grande marche de destruction mentale va continuer. Tout sera nié. Tout deviendra objet de croyance. C’est une position raisonnable de nier l’existence des pierres dans la rue; ce sera un dogme religieux de l’affirmer. […] Des incendies seront allumés pour témoigner que deux et deux font quatre. Des épées seront tirées pour prouver que les feuilles sont vertes en été. […] Nous nous battrons pour des prodiges visibles comme s’ils étaient invisibles. Nous regarderons l’herbe impossible et les cieux avec un étrange courage. Nous serons de ceux qui ont vu et qui ont pourtant cru. » (Hérétiques)

L’Incorrect

Retrouvez le magazine de ce mois ci en format

numérique ou papier selon votre préférence.

Retrouvez les numéros précédents

Pin It on Pinterest