





Les États-Unis et la Turquie ont un État profond centré autour de leur lobby militaro- industriel respectif. Assez classe ! On dit que l’Algérie souffre du même mal mais sans l’industrie.
En France, on descend encore d’un cran. Car l’État profond français, c’est sa bureaucratie. Ses inspecteurs des finances. Règlements. Stipule. Je soussigné. Chefs de service. « Vous m’enverrez votre rapport, Lambert ». La seule véritable mafia française ! Et puisque le virus bureaucratique est partout, le monde des sports de combat souffre également de l’infection. Aux Cerfa et aux documents requis et contresignés.
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Car quand un jeune rentre dans un club de boxe anglaise, c’est souvent pour bien se foutre sur la gueule mais avec des règles. La Fédération française de boxe a ainsi mis en place tout un tas d’obligations de respect et de savoir-vivre (saluer l’adversaire, les arbitres, etc.),…

Au village, sans prétention, j’ai mauvaise réputation » chantait Georges Brassens. Une ritournelle qui colle à l’absinthe depuis un siècle. Faisant l’unanimité dans la dénonciation, les braves gens qu’ils soient puritains, vignerons et même sportifs s’évertuent à entretenir l’opprobre. L’absinthe demeure dans l’imaginaire collectif un alcool qui retourne le cerveau. C’est elle qui a transformé Verlaine en loque et détruit la vie de Gervaise, héroïne de L’Assommoir de Zola. À croire que son interdiction en 1915 a mis fin à l’alcoolisme en France. Que nenni !
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Les raisons de son bannissement sont moins nobles et plus économiques. Suite à la crise du phylloxera en 1880, l’absinthe est devenue la reine des apéritifs. Pour les autorités, il ne s’agit donc pas simplement de lutter contre l’alcoolisme, il faut aussi relancer la production de vin. Résultat : dans les tranchées de la Grande Guerre, les poilus se donneront du courage avec des quarts de vin et non d’absinthe.…

Depuis Martial (Epigrammes, XII), on connaît l’expression « rus in urbe » (qu’on peut traduire par « campagne en ville »). Le poète latin d’origine espagnole commençait par regretter l’agitation et le bruit de la ville, puis s’extasiait sur la villa de son patron Sparsus. Située au sommet de la colline, silencieuse et spacieuse, avec son grand parc et le calme de ses allées, c’était un luxe ultime : le meilleur des deux mondes, la campagne à la ville. L’expression a connu une certaine fortune depuis, cette fois dans l’univers sartorial.
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La pratique du rus in urbe, qui consiste à associer des pièces faites pour les champs à un train de vie citadin, est une vieille astuce qui peut vite tourner à la frime si c’est mal fait. Les Italiens portent des manteaux en casentino, une laine boulochée faite pour les bergers et pour les monastères franciscains (ou même, comme Agnelli, des bottes de montagne avec des pantalons de flanelle) ; les Français ont leurs vestes forestières de chez (feu) Arnys, inspirées des uniformes de garde- chasse ; les Américains utilisent les manteaux de polo (en poil de chameau), initialement prévus pour rester au chaud entre deux matchs, pour faire les malins à Wall Street ; et les Anglais, bien sûr, mettent des Barbour hors d’âge par-dessus des costumes rayés.…

Vincent Léglantier est le président de l’association des vignerons du Sézannais (Champagne Sud). Le chef d’entreprise est à la tête d’une équipe de dix bénévoles pour organiser la fête de la Saint-Vincent 2024. « Je suis le seul homme de l’équipe, se réjouit Léglantier. La Champagne est la région viticole de France où le métier de vigneron se féminise le plus. » Si la présence du sexe faible égaye notre président vigneron, point de vue mobilisation des jeunes, c’est moins rose. « Nos participants sont de plus en plus âgés. Les jeunes vignerons sont peu intéressés par l’action collective et les traditions » se désole Léglantier. « Il y a vingt-cinq ans, lorsque j’étais gosse, nous étions cent participants dans notre village de Saudoy. Aujourd’hui pour atteindre ce chiffre, nous devons nous réunir à cinq communes. »
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Chaque année en Champagne, le rituel séculaire est identique.…
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