
Radio France nous apprend que « le plastique n’est pas un bon marqueur de l’entrée dans l’Anthropocène »*. Un site marocain affirme que le maté est un marqueur identitaire argentin et Le Figaro pense pouvoir affirmer, en juin 2024, que « l’Ukraine s’impose comme marqueur dans les rapports de force européens. » Je me souviens avoir entendu un chef étoilé parler des marqueurs de la blanquette, pour juger d’une blanquette réinventée (et sans doute sublimée au passage), ce qui n’avait rien à voir avec le fait de marquer la viande.
Le marqueur est une marque distinctive et un repère, comme ces marques que les forestiers apposent sur les arbres, qui distinguent ceux qui sont à abattre (on appelle d’ailleurs marqueur celui qui marque). On sent que la prolifération médiatique des marqueurs en tout genre procède plus de l’abattage que de la distinction : ce qu’on repère, c’est ce qui permet d’identifier facilement au sens où cette identification est une réduction identitaire.…








