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Partout, les saints : Sainte Bernadette Soubirous

Bernadette Soubirous est née près de Pau, comme d’Artagnan (qui, lui, venait de Tarbes), mais n’a absolument rien à voir avec la figure légendaire et flamboyante du mousquetaire. Dans ce sud-ouest humide et déshérité, elle a vu le jour en 1844, au sein d’une famille très pauvre, et a passé son enfance à Lourdes, petite bourgade sans intérêt, poussée le long du gave de Pau comme une moisissure sur un lambris. Quatre mille habitants survivent dans cette bourgade obscure, et la famille Soubirous fait partie des plus modestes : elle s’entasse d’ailleurs dans un « cachot », c’est-à-dire un rez-de-chaussée sordide composé d’une seule pièce. À quatorze ans, Bernadette ne sait encore ni lire ni écrire, et ne comprend ni ne parle le français. Un scénario à la Ken Loach avec l’accent de Bernard Laporte.

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Le 11 février 1858, Bernadette va ramasser du bois sur la rive du gave, avec sa sœur et une amie.…

Bicentenaire des sardines à l’huile : non mais à l’huile quoi !

Son origine est légendaire parce qu’obscure. Quand est-elle née ? On ne sait pas trop. Sans doute au sortir du siècle des Lumières. Quelque part entre les randonnées bucoliques de Jean-Jacques et la guillotine de Maximilien. En 1777, Henri-Louis du Monceau (inspecteur général de la marine) rédige un traité dans lequel il décrit sa rencontre avec des pêcheurs. Pêcheurs qui font cuire des sardines dans du beurre. Une fois confites, les sardines sont conservées dans des pots de grès. Problème : au bout d’un mois, elles commencent à rancir et deviennent immangeables.

Dès l’origine, le contenant a donc son importance. La diffusion de la production du fer-blanc est capitale dans l’apparition des conserves. Ce sont les Anglais qui deviennent les maîtres de sa production au XVIIIe siècle. Peuple de navigateurs, ils avaient dû résoudre durant trois siècles le problème de la conservation de l’eau sur les navires. En effet, une eau stockée dans des barriques en bois prenait au bout de six semaines un goût épouvantable.…

Les chaises longues sont-elles de droite ?
Aujourd’hui je chanterai la chaise longue. Je la chanterai avec d’autant plus de sincérité qu’il pleut à verse et que j’aperçois les chaises sous les arbres, attendant placidement que le soleil revienne. Je chanterai la chaise longue qui transforme n’importe quel coin de prairie en jardin et n’importe quel coin de jardin en salon. Je chanterai la chaise longue qui enchante la pluie (mais est-il besoin de quoi que ce soit pour que la pluie soit enchanteresse ?) en affirmant le soleil cependant que l’eau dégoutte de son assise. Je chanterai la chaise longue avec laquelle, justement, on a bravé la pluie, sous la ramure la plus épaisse, parce qu’il n’est rien de plus agréable que d’écouter la pluie faire chanter un arbre. [...]
© Romée de Saint Céran
Les habits neufs : les fringues de ski

L’hiver revient, et avec lui les vacances au ski. Sport de riches, si on veut, dans la tête de ceux qui n’y vont pas, mais après tout pas davantage que le tennis ou le golf, qui se sont, eux aussi, pas mal démocratisés. Pendant les mois de février, mars, voire avril pour les plus mordus, les citadins, génériquement appelés « Parisiens » par les vrais montagnards, vont raquer des fortunes pour faire les malins sur les pistes, boire du vin chaud et du Génépi, manger des fondues et des raclettes, mais aussi des paninis à prix d’or, et déposer leurs enfants, crémés comme des grands brûlés, casqués comme des motards et vêtus d’anoraks ridicules, aux cours de ski de l’ESF. Voilà pour l’essentiel.

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Possiblement traumatisés par leurs propres cours de ski, au cours desquels ils suivaient à la file indienne entre les sapins, comme des canards glissants, un moniteur ou une monitrice à l’aisance diabolique, les fabos se sont juré d’être hyper cool sur les pistes, et aussi peu craignos que possible, quand ils seraient grands.…

C’est du nougat !
Question patrimoine dentaire, le nougat c’est pas l’idéal ! La petite gâterie sucrée des bords de la Méditerranée a toujours attaqué sévère les plombages et autres bridges à 10 billets. Le mieux, c’est de résister à la tentation pour éviter le grand déchaussage des molaires... Les trous béants, façon ville bombardée dans la bouche.
Partout, les saints : saint Dysmas
« Ce sont les voleurs qui font les meilleurs flics flics », dit la sagesse populaire manière de montrer qu’il n’y a décidément pas loin entre deux engagements apparemment contradictoires, et même que « toute chose parvenue à son point culminant se change en son contraire », comme dit Héraclite. Dysmas n’a pas de nom: c’est la légende qui lui a donné le sien. C’était l’un de ces brigands qui écumaient la Palestine à l’époque du Christ.
L’excellence des artisans alpins : Élixir des sommets
François Buttin travaillait comme chimiste dans l’industrie lorsqu’il a décidé en 2015 de tout envoyer valser. Issu d’une famille de Savoyards depuis quinze générations, il avait été éduqué dans l’effort de la marche. Au cours de randonnées, son père lui enseignait la passion des plantes. Parmi toutes celles qu’il rencontrait dans les alpages, François Buttin fut séduit par le génépi. Appartenant à la famille des armoises (comme l’absinthe), le génépi est la plante des sommets. Farouchement indépendante, elle pousse à l’écart des autres plantes, entre 2 000 et 3 200 mètres d’altitude. On la trouve parfois sur des pierriers, dans les barres rocheuses où seuls les bouquetins s’aventurent. Elle suscite l’admiration comme l’edelweiss parce qu’elle est à la fois rare, sauvage et fragile. En 2015, François Buttin reposa pour toujours sa blouse de laborantin.

L’Incorrect

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