
Bernadette Soubirous est née près de Pau, comme d’Artagnan (qui, lui, venait de Tarbes), mais n’a absolument rien à voir avec la figure légendaire et flamboyante du mousquetaire. Dans ce sud-ouest humide et déshérité, elle a vu le jour en 1844, au sein d’une famille très pauvre, et a passé son enfance à Lourdes, petite bourgade sans intérêt, poussée le long du gave de Pau comme une moisissure sur un lambris. Quatre mille habitants survivent dans cette bourgade obscure, et la famille Soubirous fait partie des plus modestes : elle s’entasse d’ailleurs dans un « cachot », c’est-à-dire un rez-de-chaussée sordide composé d’une seule pièce. À quatorze ans, Bernadette ne sait encore ni lire ni écrire, et ne comprend ni ne parle le français. Un scénario à la Ken Loach avec l’accent de Bernard Laporte.
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Le 11 février 1858, Bernadette va ramasser du bois sur la rive du gave, avec sa sœur et une amie.…








