Skip to content
Couronnement de Charles III : un roi sans divertissement
Plus aucune monarchie européenne ne pratique le couronnement. Pourquoi les Anglais le perpétuent-ils ? Les deux principales monarchies européennes étaient la française et l’anglaise. La grande différence, c’est que vous avez fait votre révolution très tard. L’histoire anglaise se distingue par la fréquence avec laquelle on a destitué nos rois: Édouard II, Richard II, Charles Ier, James II. L’autre différence fondamentale entre nos deux histoires tient au fait que nous avons renié notre révolution. En 1660, nous avons décidé que se passer de roi était une mauvaise idée. La révolution française a détruit la notion de légitimité. Nous avons évité cela, entre autres en perpétuant le couronnement. Il y a deux éléments dans cette cérémonie: la consécration et le serment. Le roi tient sa légitimité de Dieu mais il est en réalité mis sur le trône par le Parlement. Le couronnement renforce le lien avec la démocratie. C’est tout le paradoxe. L’ampleur de la cérémonie de couronnement dérive de l’extension du droit de vote, due à Benjamin Disraeli en 1867. Plus l’électorat est large, plus cette cérémonie est nécessaire. Nous avons deux rois, celui de Buckingham Palace et l’autre, le vrai roi, le Premier ministre, qui exerce le pouvoir. La cérémonie royale fait partie de ce qu’Edmund Burke appelle les draperies du pouvoir. [...]
La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Crise migratoire en Italie : à quoi joue Giorgia Meloni ?
L'Italie traverse actuellement une crise migratoire de grande ampleur. Si bien que Giorgia Meloni, présidente du Conseil des ministres fraîchement élue après avoir axé sa campagne sur la lutte contre l'immigration, a dû se résoudre à mettre en place l'état d'urgence dans son pays. En effet, le nombre des migrants y a récemment atteint des records. Depuis le début de l'année, ce sont plus de 42 000 migrants qui ont foulé le sol italien, soit quatre fois plus que pendant toute l'année 2022, ce qui pulvérise les limites acceptables pour les îles en première ligne qui les accueillent. Par exemple, la petite Lampedusa, tristement célèbre pour les centaines de cadavres de migrants qui s'y sont échoués en 2013, a une capacité d'accueil d'environ 200 places et est actuellement surchargée avec presque 2000 individus. Quand on sait que l'île compte environ 6300 habitants, ce nombre devient tout simplement colossal. L'état d'urgence a donc été promulgué pendant 6 mois avec un commissaire nommé spécialement pour gérer le dossier migratoire. Ce commissaire aura, en collaboration avec la Croix-Rouge, la responsabilité de désengorger les centres d'accueil avec à son libre accès, des avions et des ferries pour répartir les migrants dans différentes régions. Il sera également en mesure d'acheter ou de louer des immeubles pour accueillir tout ce beau monde.
La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile
[Reportage] Guerre de Religion en Terre sainte ?
Une détonation déchire la nuit. Sourde, presque mélodieuse ; elle court sur les toits de la Terra Sancta, imposante bâtisse du Patriarcat latin de Jérusalem fièrement dressée au cœur historique du quartier chrétien de la Vieille-Ville, où vivent volontaires et pèlerins désargentés de la communauté franciscaine. Il est 4h03. Au neuvième mois de l’Hégire, le ramadan de l’an 1444 s’invite cette année dans le calendrier du Carême chrétien et de Pessah, la Pâque juive. [...]
Kaïs Saïed et le droit à la continuité historique des peuples

Avec ses propos, il sort des habituels discours feutrés des chefs d’États au sujet de l’immigration de masse, au premier rang desquels caracole le lénifiant Emmanuel Macron. Le président tunisien a ainsi affirmé que la Tunisie était confrontée à des « hordes » d’immigrés clandestins en provenance d’Afrique subsaharienne, sources de « violence et de crimes » selon lui. Plus détonnant encore, la présence massive de ces immigrés subsahariens, relèverait d’une « entreprise criminelle » visant à « changer la composition démographique » de la Tunisie. Et ce, afin d’en effacer le caractère « arabe » et « musulman ».

Toute ressemblance avec la vision de la France du général de Gaulle (rapportée par Alain Peyrefitte), affirmant qu’« Il peut bien sûr y avoir des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns, à condition qu’ils ne restent qu’une petite minorité car sinon la France ne serait plus la France » et que nous étions avant tout « un peuple de race blanche, de culture grecque et romaine et de religion chrétienne », ne saurait être fortuite.…

Humza Yousaf : girouette woke et indépendantiste
Humza Yousaf est le nouveau Premier ministre d’Écosse et chef du Parti indépendantiste écossais (Scottish National Party, SNP) après sa victoire contre Kate Forbes et Ash Regan lors de la campagne pour la succession de Nicola Sturgeon, dont il se veut le plus fidèle successeur. L’ancien ministre pour la santé et la sécurité sociale de Nicola Sturgeon fut le plus fervent défenseur des droits des transgenres parmi les trois candidats et le plus favorable à l’indépendance de l’Écosse. Ces deux thématiques animent vivement les discussions au sein du SNP depuis octobre-novembre 2022. [...]
La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Bakhmout : Guerre d’attrition

La petite ville de Bakhmout (70 000 habitants avant la guerre) située au nord de l’oblast de Donetsk, est entrée par la force des choses dans l’œil du cyclone de la guerre d’Ukraine.

Au début du mois de juillet 2022, après la chute des grandes villes de Sievierodonestk et de Lyssychantsk, situées plus au nord-est, la prise rapide de Bakhmout par les Russes semblait inéluctable. En effet, Bakhmout restait la dernière localité d’importance sur la route qui devait mener l’armée russe au cœur de ses objectifs : la grande ville de Kramatorsk, cœur du Donbass ukrainien.

Trois lignes de défense doivent être franchies pour l’atteindre et la première d’entre elle, la ligne Bakhmout-Soledar-Siversk, est toujours disputée. Siversk au nord reste ukrainienne. Soledar au centre a été prise par le groupe Wagner le 16 janvier 2023, permettant ainsi la mise en œuvre d’un mouvement tournant dans le but d’encercler la ville de Bakhmout.

Alors que cette ville est bombardée depuis le 26 mai 2022, l’assaut terrestre est lancé à partir du 1er août.…

L’explosion de la bulle BoJo
« Je suis ici pour vous dire, la main sur le cœur, que je n’ai pas menti à la Chambre [des Communes] » a déclaré solennellement Boris Johnson devant la Privileges Committee mardi dernier. Cette commission parlementaire est chargée d’enquêter sur la possibilité que Boris Johnson ait menti aux Communes en affirmant que les règles en vigueur pendant les confinements de mai puis de novembre 2020 ont bien été respectées à Downing Street. La mise à l’épreuve fut difficile pour BoJo, alors qu’en parallèle de son audition il subissait une défaite symbolique à la Chambre des communes Une enquête à ce sujet avait été déclenchée après les révélations dans la presse sur la tenue de fêtes dans les bureaux du Premier ministre, à partir de décembre 2021. La mise à l’épreuve fut difficile pour BoJo, alors qu’en parallèle de son audition il subissait une défaite symbolique à la Chambre des communes, qui a adopté le cadre de Windsor (Windsor Framework) par 515 voix contre 29 seulement, dont la sienne. Une victoire pour le Premier ministre Rishi Sunak, mais une défaite sévère pour son prédécesseur qui espérait sans doute susciter une opposition plus large à ce texte. Parmi les rebelles à cet accord se trouvaient les six députés du parti unioniste nord-irlandais, le DUP (Democratic Unionist Party) et des figures du parti conservateur, dont l’ancienne Première ministre Liz Truss et Jacob Rees-Moog, ancien ministre et fidèle de BoJo.
La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Au Sénat, les intellectuels français mobilisés pour le Haut-Karabakh
Accueillie par un discours de Bruno Retailleau, le président du groupe Les Républicains au Sénat, une foule de 200 personnes était réunie à l’orangerie du palais du Luxembourg pour soutenir la communauté arménienne au Haut-Karabakh. « Cette crise arménienne, c’est ce qui nous concerne nous [...] Hier, évidemment, chacun pense au génocide et aujourd’hui [...] à une épuration ethnique et religieuse. » Un cri d’alarme qui vise à alerter sur la situation des quelques 120 000 Arméniens qui habitent cette enclave et qui sont menacés d’invasion depuis deux ans et demi. Quasiment sous blocus depuis la victoire de l’armée azerbaïdjanaise sur les troupes arméniennes en novembre 2020, le Haut-Karabakh n’a qu’un accès très étroit (5 km) à l’Arménie, via la ville de Latchine, au sud du territoire. Depuis le 12 décembre 2022, seule la Croix rouge internationale peut passer ce corridor pour acheminer vivres et médicaments aux populations de l’Artsakh. Le 28 février dernier, la Cour internationale de Justice (CIJ) a ordonné à l’Azerbaïdjan de mettre un terme à ce blocus, mais sans provoquer de réaction de sa part pour autant. Face à cette situation très précaire, l’ancien ministre des Affaires étrangères et fondateur de Médecins sans frontières, Bernard Kouchner, a appelé à mener des négociations pour permettre l’envoi de l’aide humanitaire : « Il faut franchir ce blocage, il n’y a plus rien à manger au Haut-Karabakh. Il reste quelques réserves individuelles pour 200 jours peut-être. Faudra-t-il que les habitants se révoltent pour qu’on les aide ? Et même dans ce cas les aidera-t-on ? [...] Si nous arrivions à ce que l’Europe envoie deux camions avec deux drapeaux européens, ce premier convoi ne serait peut-être pas rejeté. » a-t-il osé espérer. Un appel d’autant plus urgent que la politique la détermination des Azerbaïdjanais à passer à l’étape supérieure en envahissant le Haut-Karabakh demeure intacte. Lire aussi : SOS Chrétiens d’Orient : « Le Liban est vampirisé par une classe politique corrompue » [...]
La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile

L’Incorrect

Retrouvez le magazine de ce mois ci en format

numérique ou papier selon votre préférence.

Retrouvez les numéros précédents

Pin It on Pinterest