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Éditorial monde #37 : Populiste ou populaire ?
Jusqu’à la fin, Donald Trump a maintenu en haleine ses fans et ses adversaires. Caricature de lui-même, il a incontestablement raté sa sortie. « Putain, deux mois ! » a titré mi-soulagé, mi-agacé, le 16 novembre, le quotidien de la gauche bourgeoise Libération. On peut expliquer la vulgarité très trumpienne du journal : avec le Donald, la presse subventionnée perd l’un de ses meilleurs clients. Pourra-t-elle toujours vendre ses numéros avec Joe Biden, un blanc de 78 ans, aussi consensuel que François Hollande ? Quoi qu’il en soit, il serait prématuré de refermer la parenthèse Trump sans tirer les leçons de cette expérience. [...]
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Afrique du Sud : des étudiants inquiétés pour ne pas avoir invité de personnes noires à leur soirée

Le 17 octobre, au cœur d’un magnifique vignoble, 42 étudiants et quatre professeurs se sont réunis pour fêter la fin de l’année scolaire, en dépit de l’interdiction de rassemblement décrétée à cause de la pandémie du Covid-19 qui touche violemment cette partie de l’Afrique australe. Baptisée « Masquerade Ball MX’20 », cette soirée estudiantine a rapidement mis le feu aux poudres entre les différentes communautés de la ville de Brackenfell, située dans la province du Cap.

Diffusée via l’application WhatsApp, l'invitation avait été envoyée à une liste d’élèves préalablement sélectionnés. Tous blancs. Des captures d'écran de cet événement ont fuité et la Brackenfell High School s’est retrouvée accusée de pratiquer la ségrégation raciale. Une enquête mise en place par le ministère de l’Éducation a révélé que ce lycée n’avait engagé aucun professeur noir depuis 1994 et la fin du régime d’apartheid. L’affaire aurait pu s’arrêter là si le mouvement Combattants pour la liberté économique (EFF) n’avait pas décidé de manifester devant les grilles de l’établissement scolaire.

Lire aussi : Le Cap de bonne Indépendance[...]

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Le conflit du Haut-Karabakh : victoire ou défaite pour la Russie ?

C’est finalement la destruction par erreur d’un hélicoptère russe par l’Azerbaïdjan au-dessus du territoire arménien le 9 novembre dernier qui aura contraint la Russie – jusque-là peu encline à intervenir dans le conflit du Haut-Karabakh – à imposer un cessez-le-feu avec effets immédiats aux deux parties.

Catastrophique pour l’Arménie, ce cessez-le-feu entérine la cession des trois-quarts du territoire de la République du Haut-Karabakh (appelée par les Arméniens Artsakh) à l’Azerbaïdjan. Dans le détail, celui-ci conserve les territoires militairement conquis au cours du conflit et se fait rétrocéder les régions de Kelbadjar, Agdam et Latchin – où un corridor doit toutefois permettre de relier l’Arménie à l’ancien oblast autonome du Haut-Karabakh, peuplé à 95% d’Arméniens. En tout, sept districts qui avaient été conquis par les Arméniens contre les Azerbaïdjanais en 1994 et qui formaient un glacis protecteur du Haut-Karabakh en territoire azerbaïdjanais, peuplé de Kurdes et d’Azéris. Ce n’est pas la cession de ces territoires dépourvus d’identité arménienne historique qui pose problème en soi même si elle fragilise ce qu’il reste de l’Artsakh. D’ailleurs, Nikol Pachinian, premier ministre arménien, avait envisagé dès 2011 de rendre ces sept districts à l’Azerbaïdjan dans le cadre de négociations autour du futur statut du Haut-Karabakh mais le président Aliev avait refusé tout net.

Lire aussi : Sébastien Meurant : « Le Sénat s’est honoré en prenant la défense du Haut-Karabakh »[...]

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Les essais monde du mois #36

ATLANTISME SANS FRONTIERE

Franc-Amérique, un divorce raté par Les Hurons. Éditions du Cerf. 202 p. 18 €

Dans un essai vif et relevé, le collectif « Les Hurons » dénonce l’atlantisme qui ronge la France et décortique le fonctionnement des réseaux progressistes américains qui s’immiscent sur notre sol. Macron a cru pouvoir obtenir une relation spéciale avec Trump, il n’en a été que le vassal et le supplétif dévoué. Quel que soit le résultat du 3 novembre, la donne ne changera pas. L’indigénisme et le racialisme s’infiltrent partout, de l’université à la télévision, avec des starlettes des écrans et des médias formées à Washington et payées par les fondations progressistes. La politique étrangère française s’en trouve limitée. Elle suit les directives américaines sans réelle autonomie, en premier lieu parce que ses fonctionnaires n’ont pas d’autonomie de pensée. On pouvait espérer un divorce à l’amiable entre Paris et Washington, c’est pour l’instant un divorce qui n’a pas eu lieu et une cohabitation qui étouffe toujours plus la souveraineté française. Jean-Baptiste Noé[...]

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Arnaud Gouillon, un Français nommé au gouvernement serbe

Il faut s’être promené avec Arnaud Gouillon (que l’on appelle Arno Gujon en Serbie) le long de la Kneza Mihaila, la rue du Prince Michel, en plein cœur de Belgrade, pour se rendre de sa grande popularité auprès des Serbes. Les passants s’arrêtent pour le saluer, d’autres font des « selfies ». Il est sans conteste le Français le plus connu en Serbie depuis le maréchal Franchet d’Espèrey, entré en triomphateur dans la si attachante Belgrade, capitale souvent détruite mais toujours reconstruite, à la fin de l’année 1918.

En devenant cette semaine à 34 ans seulement secrétaire d’Etat en charge de la Diaspora dans le gouvernement serbe, ce Grenoblois d’origine, naturalisé en 2015 pour services de premier plan rendus à la Serbie. Une reconnaissance officielle de plus pour cet humanitaire qui consacre depuis 2004 sa vie à l’association Solidarité Kosovo qu’il a contribué à fonder et qui se dévoue notamment au bien-être des enfants des enfants serbes des enclaves de la province du Kosovo.

L’homme frappe d’emblée par son extrême gentillesse, sa décontraction naturelle et sa grande connaissance géographique et historique de son nouveau pays. Le patriarche orthodoxe Irénée de Serbie, qui vient de mourir à l’âge de 90 ans, lui avait remis la plus haute distinction de son Eglise. Comme le courageux journaliste Jean-Christophe Buisson, directeur adjoint de la rédaction du Figaro Magazine, Arnaud Gouillon est également titulaire depuis 2016 de l’Ordre national du Mérite que leur remis le président Tomislav Nikolic.

Lire aussi : Sébastien Meurant : « Le sénat s'est honoré en prenant la défense du Haut-Karabagh »

Tout au long de ce parcours d’exception auquel rien ne le prédestinait, Arnaud Gouillon a pu compter sur le soutien sans faille de son épouse Ivana Gajic qui fut en France la collaboratrice du député LR Xavier Breton. Elle est aujourd’hui également très engagée au sein de l’association Solidarité Kosovo.

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Sébastien Meurant : « Le Sénat s’est honoré en prenant la défense du Haut-Karabakh »

L’objectif du vote de la reconnaissance du Haut-Karabakh par la République française est-il purement symbolique, ou a-t-il des conséquences concrètes dans le processus diplomatique ?

Les deux. Il a déjà une incidence concrète dans la mesure où l’Azerbaïdjan a demandé auprès de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe un certain nombre de choses, se plaignant notamment de la démarche du Sénat. Donc concrètement, c’est une preuve que ça fait bouger les choses sur le plan diplomatique. Par contre, ça relève évidemment d’un symbole fort puisque c’est la première fois que se produit cette demande dans une assemblée parlementaire.

Personnellement, j’aurais souhaité autre chose : je voulais qu’on aide militairement les Arméniens du Haut-Karabakh. Il est malheureusement trop tard. J’ai trouvé l’attitude de notre président contradictoire. Il a eu des mots forts, condamnant la Turquie à plusieurs reprises, et je me suis personnellement félicité de ces prises de position contre un expansionnisme islamique et turc qui nous rappelle historiquement beaucoup de choses. Mais il y a malheureusement eu une absence d’actes. Au Sénat, plusieurs questions ont été posées au Ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, et il répondait que la France était neutre car membre du protocole de Minsk et ne pouvant donc pas prendre position pour l’une des deux parties. Là, il y avait un vrai souci dans la mesure où c’était une attaque de l’Azerbaïdjan sur l’Arménie et le Haut-Karabakh, avec le soutien de la Turquie et des éléments terroristes qu’elle finance. Le positionnement de la France a été fort en parole, mais les actes n’ont pas suivi, et c’est ce qui est terrible. [...]

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Le Cap de bonne Indépendance

La question d’un Volkstaat (ou boerstaat) agite la minorité blanche d’Afrique du Sud depuis la fin du régime d’apartheid en 1994. Si Nelson Mandela s’était engagé à organiser un référendum sur le sujet, en échange de la participation des Afrikaners les plus extrêmes à la première élection multiraciale, il n’a pas été réalisé. Le gouvernement du Congrès national africain (ANC) n’a jamais donné suite à sa promesse, d’autant que les principaux concernés demeurent divisés sur le lieu exact où s’établir. Bien que quelques villes se soient déclarées en marge de la nation arc-en-ciel, comme Orania ou Kleinfontein, elles ne sont que des cas isolés. Leur rêve d’un État indépendant blanc ne pourra se réaliser que si le parti de l’Alliance démocratique (DA), qui gouverne le Cap-Occidental, était contraint de soumettre la question aux habitants de la province.

C’est au Cap, au XVIIe siècle, que l’histoire tumultueuse de l’Afrique du Sud a commencé. Ici on a parlé français, néerlandais ou allemand pendant des décennies avant que les colons finissent par adopter une seule langue commune à laquelle ils ont ajouté du malais et des idiomes de langues africaines, l’afrikaans. Sous domination britannique, Le Cap devient la capitale législative d’un pays qui se construit entre-deux- guerres avec les « cafreries » voisines. C’est sous le regard de la Montagne de la Table qui borde la ville que les Afrikaners ont entamé leur « grand trek » vers l’intérieur des terres pour y fonder les républiques indépendantes du Transvaal et de l’État d’Orange libre. C’est là aussi que le docteur Magnus Malan a débuté sa campagne avec le Parti national (NP), vainqueur des élections de 1948, et qui a permis aux Afrikaners de mettre doucement en place un régime de ségrégation raciale. Autant dire qu’avec ses kilomètres de vignes et ses universités réputées, Le Cap demeure cher au cœur des Afrikaners qui voient en elle un des berceaux fondateurs de leur nation. En août dernier, « Le Cap Independance Advocacy group », un groupe de pression, a fait publier un sondage dont les résultats ont provoqué une vaste polémique constitutionnelle. [...]

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Charles de Meyer : « Nous apportons une aide matérielle concrète aux victimes, prises entre la guerre et les premières intempéries »

Vous avez récemment été attaqués par Mediapart. Où en êtes-vous ?

Pour tout dire, nous sommes un peu vexés d'avoir été attaqués par de telles nullités. Mais nous avons surmonté cette déception et pour nous, c'est déjà du passé. Résumons ; quand nous avons vu que ces pigistes passaient des mois à interroger nos amis ou anciens volontaires, nous nous sommes dit : « Mediapart, c'est malveillant certes, mais ça doit être sérieux. A la sortie de leur article, il y aura peut-être une remise en question à faire, une prise de conscience sur des erreurs qu'ils vont nous révéler... A quelque chose, malheur sera bon. » Autant dire que nous étions effondrés en découvrant la misère de leurs procédés et la pauvreté de leurs questions – envoyées comme pour un interrogatoire de police, uniquement à charge, pour piéger et certainement pas pour comprendre...

Contrairement à leurs victimes habituelles, nous n'avons pas cédé à l'intimidation. Nous avons rendu nos réponses publiques car nous n'avions rien à nous reprocher. Comprenant que ça n'allait pas être aussi facile qu'avec un Fillon ou autre, ils ont pris des précautions pour éviter les procès en diffamation et opté pour ce que j'appelle « la stratégie du pâté d'alouette », du nom de cette recette frauduleuse : cent kilos de cheval, dix grammes d'alouette... Là, c'est pareil : dix pages d'attaques et d'insinuations fielleuses, deux lignes de précaution oratoire pour éviter le procès ou le droit de réponse. [...]

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