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Échecs persistants en Libye

Une feuille de route pour un règlement politique final, comprenant des accords sur une Constitution, des élections parlementaires et des autorités de transition, devait être adoptée dans le cadre de ce forum. Cependant, aucun document n'a pu être signé à la suite de cette réunion. Comme l'a déclaré l'ancien vice-ministre libyen des Affaires étrangères, Hassan al-Saghir, « la réunion tunisienne n'a abouti à rien, aucun document officiel sur la feuille de route n'a été publié ».

Stephanie Williams a échoué

Dans la nuit du 15 au 16 novembre, Stephanie Williams a déclaré que le dialogue en Tunisie était terminé. Selon elle, les participants ont fait preuve de patriotisme et ont fait de sérieux progrès pour surmonter les désaccords. Elle a également déclaré que les prochaines élections en Libye se tiendront en décembre 2021. Toutefois, on attendait davantage du forum. Jusqu'à présent, le public n'a pas vu un seul document portant les signatures de tous les participants (ou de la majorité), qui obligerait l'une des parties au conflit – le gouvernement d'accord national à Tripoli ou le gouvernement provisoire à Tobrouk (soutenu par l'armée nationale libyenne de Khalifa Haftar) – à véritablement faire avancer les choses. [...]

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La Hongrie d’Orban : un exemple à suivre en matière de politique familiale ?

Mettons tout de suite les pieds dans le plat. La Hongrie dépense 4,7% de son PIB dans les prestations sociales, contre 2,55% en moyenne pour l’OCDE. Mais alors pourquoi Viktor Orbán est-il sans arrêt présenté comme l’enfant terrible de l’UE ? Un homme qui, si l’on en croit la majorité des médias, gouvernerait avec une main de fer, sans gant de velours et sans se soucier du bien-être de sa population.

La réponse est pourtant simple : le gouvernement hongrois vient de déclarer que la récréation était terminée en remettant l’église au milieu du village. Une nouvelle modification est entrée en vigueur par laquelle la biologie reprend ses droits : la mère d’un enfant est une femme, le père est un homme. L’éducation de l’enfant sera garantie selon la culture chrétienne de la Hongrie et respectera son sexe de naissance.

Évidemment, la presse internationale n’a pas tardé à faire savoir que cette décision de politique intérieure était inacceptable. Ce qui est (encore une fois) tout simplement une tentative de nier la souveraineté de la Hongrie, préférant d’ailleurs passer sous silence le fait que la gestion du Covid-19 du gouvernement Orbán est si efficace que l’économie hongroise est, parmi les États membres de l’Union européenne, l’une des rares à avoir remonté la pente, augmentant son PIB de 10% au dernier trimestre. [...]

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Afrique du Sud : Brendin Horner, victime de la chasse aux blancs ?

Inquiet de ne pas voir revenir Brendin, c’est son patron, Gilly Scheepers, qui fait la découverte macabre : la voiture du jeune homme tachée de sang, le corps à demi-dénudé. Pour les fermiers blancs, c’est le meurtre de trop. Depuis des mois, les Afrikaners subissent une recrudescence d’attaques. « Il était très enthousiaste ce jour-là. Cela faisait un an, jour pour jour, qu’il travaillait avec nous. Ce jeune homme avait toute la vie devant lui », a déclaré, amer, Gilly Scheepers à Times Lives. La violence de la scène du crime retransmise sur toutes les chaînes de télévision a quand même fait réagir la ministre de la Justice, Ronald Lamola.

Le 6 octobre, cinq jours après le meurtre, lors de la comparution au tribunal des assassins présumés, des milliers de manifestants en colère ont tenté de s’infiltrer dans la prison où ils étaient enfermés pour les « necklacer » : une pratique qui consiste à mettre une personne dans des pneus et l’enflammer. Il a fallu un solide cordon de police pour que Sekwetje Isaiah Mahlamba, 32 ans, et Sekola Piet Matlaletsa, 44 ans, échappent au lynchage devant le tribunal de justice de Senekal. [...]

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Hovhannès Guevorkian : « L’indépendance du Haut-Karabagh s’est déroulée dans la légalité absolue »

L’offensive militaire de l’Azerbaïdjan contre votre pays dure désormais depuis trois semaines. Quel bilan en tirez-vous ?

Comme toute guerre, cette agression azerbaïdjanaise est une catastrophe. Tout d’abord pour les populations civiles. Des villes éloignées de la ligne de front comme notre capitale Stepanakert ou comme Chouchi, des villes sans installations militaires comme Martouni ou Hadrout, ont été durement touchées avec à chaque fois des victimes civiles. Face à la disproportion des moyens militaires de l’Azerbaïdjan, nous avons également dû recourir à la conscription en masse de la population et nos soldats paient un lourd tribut dans ce conflit. Mais je note également que la guerre-éclair par laquelle le régime Aliev comptait nous anéantir a fait long feu. Non seulement les forces d’invasion n’ont pas avancé significativement, mais elles ont également subi de lourdes pertes humaines et matérielles.

Pourquoi selon vous cette offensive soudaine et pourquoi maintenant ?

Il me semble que c’est parce que le régime Aliev est aux abois. Longtemps Bakou s’est complu dans un discours sans rapport avec la réalité selon lequel la République d’Artsakh, enclavée et asphyxiée économiquement par un Azerbaïdjan riche de ses immenses ressources énergétiques, allait lui tomber dans la main comme un fruit mûr. Or non seulement cela n’est pas advenu mais voilà que les cours du pétrole et du gaz sont devenus structurellement et durablement bas. Il y a quelques mois, le fonds souverain azerbaïdjanais a dû dilapider le tiers de ses avoirs pour soutenir le cours de la monnaie azerbaïdjanaise avec un succès très mitigé et, en Azerbaïdjan, la population s’enfonce dans la grande pauvreté. Aliev avait besoin de cette guerre pour faire diversion et pour regagner un peu de prestige face aux contestations sociales qui n’allaient pas manquer de naître. [...]

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Valérie Boyer : « La France et l’Europe ont lâchement abandonné les Arméniens »

Quels sont les points essentiels du cessez-le-feu ?

Le point essentiel, c’est que les Arméniens perdent cette terre d’Artsakh qui est arménienne depuis toujours. De plus, le territoire de l’Arménie est amputé d’un corridor donné à l’Azerbaïdjan entre le Nakitchevan et l’Artsakh afin de créer  un continuum turc allant de la mer Noire à la mer Caspienne. L’isolement de l’Arménie est donc aggravé par l’amputation de sa frontière avec l’Iran. Les pertes humaines ont été importantes proportionnellement à sa population. L’Artsakh compte 150 000 habitants, et on parle de plusieurs milliers de morts et de nombreux blessés. Pour éviter le pire, les Arméniens ont protégé et rapatrié leurs civils.

Ce qui se passe aujourd’hui au Haut-Karabakh – qui a toujours été arménien historiquement – est tragique : c’est à la fois une épuration ethnique et culturelle, et aussi un désastre écologique puisque les Turcs et les Azéris ont envoyé des bombes au phosphore sur toute une partie du territoire. Leur objectif, c’est de détruire la présence ancestrale arménienne comme ils l’ont déjà fait (monuments, églises, etc). Outre la mémoire du génocide de 1915,  les exemples récents restent vifs : en 2005 à Djoulfa, un grand cimetière de khatchkars (croix en pierre emblématiques de l’art arménien) vieilles de plusieurs siècles a été entièrement détruit par des véhicules lourds. Aujourd’hui, le magnifique monastère de Dadivank dont les parties les plus anciennes datent du IVe siècle est menacé par ce totalitarisme islamique turco-azéri. Va t’il connaître le sort des Bouddhas de Bamyan ou de Palmyre ? Que fera l’UNESCO ? [...]

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Gladden Pappin : « Ceux qui ont largement voté Biden sont les consommateurs idéaux du « woke » capital »

Par quel moyen avez-vous voté ?

Question importante ! Je suis allé voter en personne dans un bureau de vote.

Que pensez-vous de l’organisation du vote aux États-Unis ?

Les États-Unis sont une mosaïque de différents modes de scrutins. Tous les quatre ans, le problème de ce système devient de plus en plus évident. Je pense que pour vous qui nous regardez d’Europe, cette désorganisation apparente doit être très surprenante. Mais nous sommes un État fédéral, donc chaque État peut choisir son propre moyen. Ce système suffit déjà à créer des incertitudes mais n’a normalement pas de conséquences sur le résultat final. Mais cette année, avec le coronavirus et les restrictions en place, beaucoup d’États ont élargi très largement les votes par correspondance. Voilà le problème.

Il est très surprenant pour nous Français que vous puissiez dans certains États voter sans présenter de carte d’identité.

Oui, c’est le cas dans certains États. La raison est que, avant les années 1960, il y avait des éléments qui favorisaient les discriminations raciales lors des votes (versement de taxe, test d’alphabétisation, etc) et qui étaient donc préjudiciables pour les Noirs, alors qu’ils avaient gagné le droit de vote. Vous pouvez trouver sur un internet la liste des États où l’on peut voter sans carte d’identité. J’ai vécu pendant plusieurs années dans le Massachusetts, où c’était possible : vous allez au bureau de vote, vous donnez votre nom et ils le cochent sur une liste sans vérifications. C’est assez incroyable ! Mais il faut bien garder à l’esprit que ça n’est pas un débat rationnel, et qu’il est chargé du poids de l’Histoire.

Vous pouvez trouver sur un internet la liste des États où l’on peut voter sans carte d’identité. J’ai vécu pendant plusieurs années dans le Massachusetts, où c’était possible : vous allez au bureau de vote, vous donnez votre nom et ils le cochent sur une liste sans vérifications. C’est assez incroyable !

Quelle est l’ambiance entre les supporters de Trump et de Biden, au sein d’une même famille par exemple ? Est-ce aussi violent que sur les réseaux sociaux ?

Dans certains cas, oui bien que ça ne soit pas aussi violent que sur internet. Vous avez des familles où les gens ne parlent pas de leurs désaccords politiques ou ont appris à vivre avec. Ce que vous voyez sur les réseaux sociaux, c’est que de jeunes étudiants venus de la gauche ont développé une telle détestation pour Trump qu’ils en politisent leurs relations familiales. Une chose que la gauche a fait ici ces derniers temps, c’est d'absolument tout politiser. Vous voyez ça dans le sport avec la politisation du football américain et du basketball : ce qui se passe dans certaines familles est assez comparable. Le stéréotype – même s’il n’y a pas qu’elle – c’est vraiment la jeune étudiante blanche très radicale qui ramène sa haine à la maison pour la répandre ou la diriger vers son père, son l’oncle, ses grands-parents. Il y a énormément de tensions de ce type en ce moment.

Cette élection se démarque des autres par le retour de la violence physique. Est-ce le premier signe d’un futur affrontement violent, comme lors de la guerre de sécession ?

C’est une bonne question. Je ne pense pas qu’une guerre civile va éclater. Mais je pense vraiment que l’augmentation de toutes ces violences circonstanciées va se poursuivre, sans pour autant atteindre le niveau d’une guerre civile, notamment parce qu'il y a aussi une différence de paradigme entre la gauche et la droite. À droite, vous avez beaucoup de possesseurs d’armes, mais les conservateurs n’organisent rien dans les rues. À l’inverse de la gauche, qui possède peu d'armes mais organise des émeutes violentes. Les médias ont feint de l’oublier ou ont menti à ce propos, en faisant croire que la violence venant de la droite était la plus probable. En réalité, la plupart des violences aux États-Unis viennent de l’extrême-gauche, des antifas et des black blocs, comme vous dites, dans des villes démocrates. Je pense que la droite est plutôt sur la défensive : si vous êtes un père de famille avec des enfants, vous possédez une arme pour vous défendre si nécessaire, mais vous n’organisez rien dans les rues. Peut-être y a-t-il des groupes de jeunes radicaux de droite, mais pas plus. Il est surtout important que les lois soient respectées, et que le résultat des élections soit déterminé d’après, même si certaines lois peuvent sembler mauvaises, comme le vote par correspondance.

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Journal d’un humanitaire en Arménie

Au cours de six années passées chez SOS Chrétiens d’Orient, j’ai été plusieurs fois amené à intervenir dans des zones frappées par l’expansionnisme turc. J’ai d’abord passé trois ans en Irak où les Turcs bombardaient les abords des villages chrétiens, au nord du pays. Ensuite j’ai travaillé en Syrie où la Turquie, après avoir soutenu les mouvances djihadistes a fini par envahir une partie du territoire et figer la situation militaire autour d’Idlib, bastion d’Al Qaïda. Enfin, je me suis rendu une semaine dans le Tur Abdin, région chrétienne du sud de la Turquie, frappée durement par le génocide de 1915. De l’Irak au Pakistan, jamais mes collègues et moi-même n’avions vu une situation aussi préoccupante pour une minorité chrétienne. Le peu de familles ayant survécu à cette période noire sont aujourd’hui des citoyens de seconde zone, pris en tenaille entre les Frères musulmans, les combattants révolutionnaires kurdes et les autorités de l’État qui non seulement ne font rien pour les protéger mais profitent également de la situation pour exproprier les communautés religieuses de leurs terres.

Fort de cette expérience, il me fallait au plus tôt gagner l’Arménie et apporter une aide à ce peuple fervent et souverain. Le matin même des attaques, les fils de discussion internes à l’association s’agitent. Nos équipes se mettent en branle. Jeanne et Corentin qui travaillent de longue date à l’ouverture de la mission activent leur réseau pour mobiliser les moyens logistiques : réservation d’un camion et d’un chauffeur, obtention des autorisations pour gagner la zone de conflit, ciblage des hébergements dans les différentes zones… Il ne reste plus qu’à régler quelques détails liés au budget, aux billets d’avion et à la barrière de la langue. [...]

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Stéphane Ravier : «Aux États-Unis, la fraude électorale est pratiquée à un niveau industriel»

 Pouvez-vous nous faire un point rapide sur la situation électorale aux États-Unis, alors que les dépouillements sont en cours ?

La seule chose dont on est sûr, c’est qu’il y a un grand perdant comme en 2016 et à chaque fois : c’est la classe médiatique et tous les observateurs autoproclamés. Ils ont perdu une fois de plus puisqu’ils nous avaient annoncé une victoire écrasante de Joe Biden. Il n’y a pas eu de vague du tout. Ou du moins, il y a une vague qui risque de tout emporter : la vague de la fraude. Il y a quand même plus que des soupçons ici et là de fraudes massives au bénéfice de Sleepy Joe. Ses équipes, elles, ne dorment pas, et tout porte à croire qu’elles sont bien à la manœuvre pour faire basculer le vote en sa faveur.

Vous avez assisté au meeting de Trump à Scranton. Quel y était le climat dans les rangs de ses militants ?

Climat d’enthousiasme ! Moi, je suis un Français sudiste et donc très sensible aux basses températures. Il faisait très froid, mais il y a avait pourtant sur le tarmac, un lundi à 14h, près de huit mille personnes ! Et Trump avait déjà fait quatre meetings en Pennsylvanie. C’était au peuple américain - il n’y avait certes pas Lady Gaga mais on s’en est passé – et ses travailleurs, à l’Amérique réelle que Donald Trump s’est adressé avec la personnalité très directe qui est la sienne. Il y avait un véritable enthousiasme populaire pour un candidat qui s’adresse au peuple, qui le comprend et lui parle de son quotidien. Il a rappelé le bilan et la ligne Trump : protéger les Américains sur le plan économique, social et sécuritaire. [...]

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