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France 3 et Le Figaro piégés par Lech Walesa
Et combien ont, dans le même temps, décrit Jaroslaw Kaczynski, leader du parti conservateur au pouvoir, comme un dangereux démagogue illuminé ? Les médias français et internationaux ont trente ans de retard. A leurs yeux, Walesa est toujours l’éternel opposant, anti-communiste d’hier, anti-Kaczynski d’aujourd’hui. Envers et contre tout, ils tentent d’entretenir une légende qui ne s’entretient plus elle-même.
Diversité pour tous
Le système est parfaitement rodé, en pleine expansion, et dispose de relais puissants. Si vous aspirez au pouvoir, vous ne pouvez pas le contester sans vous exposer à de féroces attaques et de lourds ennuis pour vous et vos proches. Néanmoins, on commence à mesurer les implications de cette idéologie. Je sais que des politiciens ont lu mon livre comme celui de David Goodhart. Quelques voix s’élèvent. Il faut être habile, solide et patient. C’est un défi dangereux et qui prendra du temps. Mais cela arrivera, sans quoi notre modèle de société risque de se désintégrer. [...]La suite de l'article est réservé aux abonnés.
À Bruxelles, le Brexit comme épiphanie de la crise
« En observant cette machinerie européenne, ses tentacules administratifs ou ses discours officiels, si l’historien cherche une époque similaire, il tombera sur la crise et la chute de la République romaine au Ier siècle avant J-C dont sortit le régime autoritaire du principat augustéen : chômage croissant, polarisation sociale, démographie en baisse, individualisme outrancier, immigration de masse, déclin des religions traditionnelles, déconstruction du modèle familial classique, mondialisation, émergence de structures oligarchiques et technocratiques, primat de l’économie sur la politique, endettement, culture du pain et des jeux, naissance de la guerre asymétrique, terrorisme religieux – tout cela n’est nullement le propre du XXIe siècle, mais faisait partie du quotidien des dernières décennies de la République romaine et provoqua le déchirement de la société méditerranéenne dans des guerres civiles interminables »[...] La suite de cet article est réservé aux abonnés.
Thierry Mariani : « La question clef en Europe, c’est la question de l’identité »
Ancien député LR, Thierry Mariani a rejoint la liste du RN pour les Européennes où il figure en troisième position. Il estime possible un grand rassemblement de tous ceux qui, par-delà leurs différences, remettent en cause l’idéologie immigrationniste de Bruxelles et veulent protéger l’identité des peuples européens. Ce sont aussi des partis très libéraux économiquement… toujours méfiants vis-à-vis du socialisme présumé de Marine Le Pen. La question clef aujourd’hui en Europe, c’est la question de l’identité. Et sur ce point, nous sommes unis. Bien sûr, l’économie est une question importante mais la priorité aujourd’hui, c’est la crise migratoire et identitaire. D’ailleurs, les récentes élections en Finlande avec le succès des Vrais Finlandais ou en Espagne, avec la percée de Vox, montrent que les peuples d’Europe restent viscéralement attachés à leur identité et leurs traditions [...] Suite à lire dans le dernier numéro de L'Incorrect et en ligne pour les abonnés
La vieille Angleterre humiliée par ses élites

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Personne n’osait l’imaginer. Et pourtant l’impensable a fini par arriver, ou plutôt ne pas arriver. Plus de trois ans après le référendum des citoyens britanniques en faveur de la sortie de l’Union européenne, le Royaume-Uni n’a toujours pas réussi à s’exfiltrer du carcan bruxellois.

 

À vrai dire, on ne sait pas s’il sortira un jour, l’échéance étant chaque jour repoussée. Les Anglais ont été trompés comme les Français et les Néerlandais entre 2005 et 2008. On pensait avec Emmanuel Todd ou Jacques Sapir que la vieille démocratie britannique était immunisée contre ce type de coup d’État parlementaire. C’était encore pécher par optimisme. Albion n’a pas inventé la démocratie mais la souveraineté du parlement. On saisit mieux la nuance aujourd’hui. Il fallut d’abord un an pour lancer une procédure réduite à quelques mots dans ce trop célèbre article 50.

 

Lire aussi : L’éditorial de Jacques de Guillebon : Guerre civile mondiale

 

Deux ans après, l’accord qui prévoyait indirectement un maintien dans le marché commun était logiquement rejeté par le Parlement de Westminster.…

De Carlos à Naruhito
Carlos Ghosn, et les médias officiels français, semblent surpris du traitement subi par l’ancien patron de Renault suite à son arrestation par les autorités japonaises. La réflexion la plus à la mode chez nos éditorialistes et nos présentateurs est de cet acabit : « Mais enfin le Japon est une démocratie, la défense n’a aucun droit je ne comprends pas ! », et Gérard Leclerc de « L’Heure des Pros » de s’émouvoir tout en laissant parfois son sentiment profond s’exprimer : « enfin quand même il est accusé de choses très graves », et puis sous-entendu il est riche, et les riches sont forcément coupables. Au milieu de cette séquence médiatique, l’Empereur du pays Akihito décide de démissionner, chose que l’on n’avait pas vu depuis 202 ans. Ceci pourrait bien éclairer cela. Loin des raccourcis cathodiques, il faut articuler trois niveaux pour comprendre en quoi la violence du système judiciaire est tout sauf anormal, même si cela choque nos esprits fragiles.
Le Chant du Loup : une odyssée neocons
Le réalisateur du film développe une certaine conception des relations internationales. Haro sur l'axe du mal ! Le premier film d’Antonin Baudry, sorti en février dernier et toujours à l’affiche dans certaines salles, a reçu un concert unanime de louanges. L'’engagement de la France et sa confrontation sanglante avec le terrorisme islamiste depuis quelques années ont fini par avoir la peau des réquisitoires contre l’armée française. On redécouvre depuis peu que nos troupes sont composées d’hommes et de femmes de bonne volonté dont l’engagement jusqu’à la possibilité du sacrifice suprême est l’une des conditions du salut de la nation.
De l’utopie à la réalité : Bienvenue au Liberland, micronation libertarienne
« Vivre et laisser vivre. » Telle est la devise de ce pays en herbe. En Avril 2018, ce micro-Etat nonreconnu fêtait ses trois ans d'existence. Retour insolite sur la proclamation d'un territoire entre la Serbie et la Croatie, sur les rives du Danube. Né officiellement en 2015 grâce à l'entrepreneur Vit Jedlicka, cet Etat est situé sur une terra nullius (terre sans maître), un lopin de terre jamais revendiqué ni par la Croatie, ni par la Serbie, mais qui est pourtant bien le fruit de rivalités entre ces deux nations depuis la dislocation de l'exYougoslavie. Cette micro-nation se veut une utopie libertarienne, débarrassée du contrôle de l'État sur les armes à feu, l'impôt, et même des lois en général. Les réseaux sociaux relaient largement la nouvelle lors de sa création, 350 000 personnes ont à ce jour rempli le formulaire en ligne afin d'obtenir la citoyenneté à travers le monde.

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