
Monde



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Personne n’osait l’imaginer. Et pourtant l’impensable a fini par arriver, ou plutôt ne pas arriver. Plus de trois ans après le référendum des citoyens britanniques en faveur de la sortie de l’Union européenne, le Royaume-Uni n’a toujours pas réussi à s’exfiltrer du carcan bruxellois.
À vrai dire, on ne sait pas s’il sortira un jour, l’échéance étant chaque jour repoussée. Les Anglais ont été trompés comme les Français et les Néerlandais entre 2005 et 2008. On pensait avec Emmanuel Todd ou Jacques Sapir que la vieille démocratie britannique était immunisée contre ce type de coup d’État parlementaire. C’était encore pécher par optimisme. Albion n’a pas inventé la démocratie mais la souveraineté du parlement. On saisit mieux la nuance aujourd’hui. Il fallut d’abord un an pour lancer une procédure réduite à quelques mots dans ce trop célèbre article 50.
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Deux ans après, l’accord qui prévoyait indirectement un maintien dans le marché commun était logiquement rejeté par le Parlement de Westminster.…





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