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Dominique Reynié : « Aucun pays membre de l’Union européenne ne peut éviter de répondre aux défis de la pression migratoire » 
Il sera bientôt un fidèle de nos colonnes. Europhile assumé, Dominique Reynié est aussi le directeur général de la Fondation pour l’innovation politique, dont les travaux sont toujours utiles pour les analystes de la vie politique française et continentale. Ce qu’il appelle le « populisme patrimonial » prenant une nouvelle dimension en Europe à la suite de l’entrée de la Ligue dans le nouveau gouvernement italien, nous avons tenu à recueillir ses impressions.
Un ballon pour les gouverner tous
À quelques jours de la cérémonie d’ouverture, l’ensemble de l’appareil d’État met tout en œuvre pour faire de la grand-messe du football un succès géopolitique. La Russie voudrait profiter du ballon rond pour revenir au centre du jeu mondial mais les écueils sont légion.  Devant la presse française réunie au Plazza Athénée, avenue Montaigne, Alexei Sorokine, le président du comité d’organisation de la Coupe du monde veut rassurer : « Nous sommes prêts à 99 % ». À Moscou, la situation contraste en effet avec le précédent mondial au Brésil, où certains stades n’étaient pas complètement terminés au coup d’envoi. La Fédération russe précise à cet égard que toutes les enceintes, aux allures plus ou moins futuristes, ont déjà été éprouvées lors de test-matchs. Les organisateurs peaufinent désormais la communication de ce qui doit constituer le plus grand événement sportif russe depuis les Jeux Olympiques de Moscou en 1980. En clair, Vladimir Poutine et son équipe diplomatique, dirigée par le fidèle Sergueï Lavrov, veulent un sans-faute. Contrairement aux Jeux d’hiver de Sotchi qui avaient été entachés par le déclenchement de la guerre civile en Ukraine début 2015, rien ne doit troubler ces festivités. Vitali Mutko, président de la fédération russe de football et ami pétersbourgeois du Président, dirigeait le comité d’organisation de la coupe du monde. Il a été suspendu pour son implication dans (…) A découvrir dans le nouveau numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés
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Salvini et l’Aquarius, ou l’Atlantide de la politique européenne

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« C’est le moment d’annuler vos vacances en Italie. Le touriste, après tout, n’est qu’un immigré de passage. Si les néo-fascistes italiens veulent rester entre eux, prenons-les au mot », a dit sur Twitter le journaliste de Mediapart Michel Deléan. L’Italie est un pays magnifique, mais imaginez qu’il soit en outre vidé des petits Français chiants, des « migrants » et de tout ce que la planète compte de donneurs de leçons. Un rêve !

 

Matteo Salvini est salutaire à double titre. Evidemment, il a décidé d’appliquer son programme en matière migratoire, en témoigne son geste rapide et efficace pour repousser l’Aquarius rempli de « migrants » loin des côtes italiennes. Mais, finalement, sa plus belle action ne serait-elle pas d’avoir fait sortir tous les éternels indignés du bois ? Et mieux, d’agir en révélateur des mous et des inconscients, qu’ils soient députés de la majorité en France, nationalistes corses, éditorialistes ringards ou curés.  

Giancarlo Giorgetti : « Il y a une volonté de changement en Europe »
Ancien président du groupe parlementaire de la Ligue du Nord, Giancarlo Giorgetti est devenu, à la faveur de l’accord de gouvernement conclu entre la Lega et le Mouvement Cinq Étoiles, secrétaire d’État à la présidence du Conseil des ministres, dans le gouvernement de Giuseppe Conte. Il revient sur ces élections qui ont surpris toute l’Europe, et les tractations qui ont permis de former ce gouvernement inédit.
Football et politique : les liaisons dangereuses

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Avec le temps, la FIFA avait presque réussi à se faire passer pour une organisation philanthropique, sorte de supplétif de l’ONU dont les seules ambitions seraient de renforcer la paix dans le monde à travers la pratique de la balle au pied. L’instance dirigeante du football mondial s’est en tout cas évertué à améliorer son image de marque en s’investissant contre le racisme à travers des spots publicitaires convoquant les meilleurs joueurs, ou en nouant des partenariats avec l’industrie du spectacle, à l’image de la trilogie de films de série z Goal ! qui auront contribué à diffuser l’évangile laïque d’une fédération sportive pourtant consubstantiellement liée au monde des affaires et de la politique internationale.

 

Des liens que les attributions des organisations des Coupes du monde de football 2018 et 2022 ont mis en lumière, de même que le pamphlet du journaliste écossais Andrew Jennings Le Scandale de la Fifa qui, dès sa quatrième de couverture, donnait le ton : « La FIFA, sous la direction de João Havelange et désormais celle de Sepp Blatter, correspond en tout point à la définition d’un syndicat du crime organisé ».

Brésil : Jair Bolsonaro, Trump de l’Amérique du sud
Extrait : Tandis que leur chouchou, l’ancien président Lula, est incarcéré pour corruption, les médias paniquent à l’idée de voir un nouveau candidat populiste arriver au pouvoir à Brasilia. Le 24 janvier 2018 est assurément une date historique pour le Brésil. Ce jour-là, les trois juges de la cour d’appel de Porto Alegre ont confirmé et alourdi la condamnation de l’ex-président Luiz Inacio da Silva, dit « Lula », pour corruption et blanchiment d’argent, portant de 9 à 12 ans sa peine de prison. Malgré tous les recours possibles déposés par ses avocats, Lula a finalement passé sa première nuit derrière les barreaux le 7 avril, au siège de la police fédérale à Curitiba. Donné archi-favori par les sondages, Lula, ex-star des sommets internationaux, se voyait déjà briguer un troisième mandat présidentiel à l’issue des élections générales d’octobre, mais en vertu de la loi « casier propre », aucun candidat condamné en deuxième instance ne peut se présenter à la fonction suprême. C’est ce que devra confirmer le tribunal supérieur électoral d’ici septembre, si toutefois Lula maintient sa candidature. La sortie de Lula de la course présidentielle place sur le devant de la scène un parfait inconnu hors du Brésil, Jair Messias Bolsonaro, député fédéral de l’État de Rio de Janeiro qui, avec ses 21 % d’intentions de vote, se retrouve en tête des sondages. Surnommé « le Trump brésilien » par la presse, Bolsonaro est également présenté comme homophobe, raciste, misogyne, nostalgique de la dictature militaire, anti-minorités, anti-avortement, etc. Moqué par les médias traditionnels, affilié à un parti politique insignifiant (le Parti Social Libéral n’a eu qu’un seul député dans son histoire), Jair Bolsonaro suscite pourtant (….) A découvrir dans le dernier numéro et en ligne pour les abonnés
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Randa Kassis : « Pour contrer les états-unis nous avons besoin d’une autre puissance »
Randa Kassis a coprésidé la Délégation de l’opposition laïque et démocratique syrienne aux pourparlers de Genève en 2016 sous l’égide de l’ONU. Elle a enfin initié la plateforme d’Astana, dont elle préside le comité de suivi, qui travaille depuis 2017 à l’élaboration d’un projet de constitution syrienne. La première question que l’on a envie de vous poser concerne évidemment l’état de la Syrie aujourd’hui, en février 2018. Après sept années de guerre, où en est-on ? La vie quotidienne est-elle devenue plus supportable ? Quel est l’état d’esprit de la population ? Les Syriens, qu’ils soient pour le gouvernement ou pour l’opposition, sont épuisés, notamment par la crise économique. La pauvreté atteint 70 % de la population. Peu de personnes ont les moyens de vivre correctement, à l’exception d’une petite partie qui a profité de ces sept ans de guerre. Ils veulent voir un début de changement. Même dans les zones contrôlées par le régime, les habitants ne sont pas si pro-gouvernement que ça. Ils ne souhaitent pas l’effondrement de l’État, ni voir arriver au pouvoir les islamistes, mais ils veulent un changement constitutionnel qui donnera la première place au citoyen syrien, quelle que soit sa conviction religieuse. Il faut d’abord créer une (…) A lire dans le dernier numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés
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LA REVOLUTION DE VELOURS EN ARMENIE : UN MAÏDAN BIS ?

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Le 8 mai dernier, Nikol PACHINIAN était élu Premier ministre de la République d’Arménie. Cette élection intervenait à la suite de la démission de Serge SARKISSIAN, lui-même élu Premier ministre le 17 avril, après avoir été Président de 2008 à 2018. Bien que ce dernier s’en soit défendu, beaucoup ont vu dans cette modification un tour de passe-passe de sa part, afin de se maintenir un pouvoir à l’issue de ces deux mandats de Président. 

Aussi, son élection au poste de Premier ministre le 17 avril, suscita une large vague de protestation dans tout le pays, emmenée par le député d’opposition Nikol PACHINIAN. Aujourd’hui, beaucoup en Occident voudraient voir dans ce mouvement un maïdan arménien, plus ou moins téléguidé par une puissance étrangère, en l’occurrence les États-Unis, à l’image des révolutions de couleur observées en Ukraine ou en Géorgie dans les années précédentes.

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