Skip to content
Gabriel Attal : un baby Macron à Matignon

À l’inverse d’un héros balzacien, Gabriel Attal n’a pas eu besoin d’aller à l’assaut de la capitale. Il y est né. Ses parents – Yvan Attal, producteur de cinéma juif tunisien et Marie de Couriss, salariée de production issue d’une famille d’orthodoxe – élèvent leur enfant dans les quartiers huppés de Paris. Il étudie dans les meilleures écoles : École alsacienne, Sciences Po ou encore Assas.

C’est à l’École alsacienne qu’il développe son aisance orale en se passionnant pour le théâtre. Il y côtoie le futur et tonitruant avocat Juan Branco ainsi que la chanteuse Joyce Jonathan – ce qui lui a valu des querelles médiatiques de bas étage. Socialiste convaincu, il s’engage à 17 ans au Parti socialiste pour soutenir la candidature malheureuse de Ségolène Royal à la présidentielle de 2007.

Lire aussi : Gabriel Attal à Matignon : le triomphe du vide

Réseau à gogo

Une fois son baccalauréat en poche, il intègre Sciences Po Paris et son réseau.…

Gabriel Attal à Matignon : le triomphe du vide

Et voilà que le destin de la France est dénoué : Gabriel Attal vient d’être nommé Premier ministre par Emmanuel Macron, le quatrième depuis sa prise de pouvoir en 2017. À bon droit, la presse titrera sur l’exceptionnelle ascension politique du tout jeune homme qui, en trois années seulement, sera passé de la tête du Service national universel à la codirection du pays. C’est cela, la société liquide à son paroxysme : les carrières publiques de ceux qui se félicitent d’être des amateurs se font et se défont en trois jours, d’où l’armée d’anonymes qui nous gouverne. On n’ose imaginer ce qu’en penserait Alexis de Tocqueville, lui qui en son temps déjà s’inquiétait du tourbillon des individus provoqué par la société démocratique, tourbillon qui petit à petit à gagner jusqu’au plus haut niveau de l’État. Les hommes en charge de notre destin sont des météores qui surgissent du néant, font trois petits tours puis s’en vont, comme les marionnettes de la comptine.…

Patrick Buisson : la fidélité aux hommes et aux idées

Nous avons appris, ce 26 décembre, la mort de Patrick Buisson, retrouvé à son domicile des Sables d’Olonne où il vivait seul. La date exacte de son décès est encore inconnue.

Ceux qui ne le connaissaient pas garderont l’image simpliste du conseiller « occulte » de Nicolas Sarkozy, vulgarisée par Le Monde et Libération. On pourra lui préférer celle, plus exacte, d’un homme indéfectiblement fidèle à ses idées. Il a toujours expliqué que l’épisode présidentiel avait été, pour lui, l’occasion de porter ses convictions au sommet du pouvoir en caressant le rêve – et même l’ambition – de les voir appliquées.

L’accès à ces hautes sphères républicaines, la création spontanée d’une cour de dévots autour de lui, ne l’avaient jamais coupé de ses racines : celles d’un Français attaché à sa foi, sa terre et ses morts. Le fameux « ancien patron de Minute » ne s’est jamais renié.

Politiquement, loin des vélléitaires, des incapables, des grandes âmes pures, il avait des mains.…

« Certificat de parentalité européen » : en route vers la légalisation de la GPA

Le 14 décembre 2023, le Parlement européen a adopté sa position sur la proposition de la Commission d’établir une reconnaissance automatique de la filiation entre les États membres et de créer un « certificat européen de parentalité ». La Commission cherche ainsi à étendre sa mainmise sur le droit de la famille, avec l’aval de la quasi-totalité des partis politiques, y compris d’une partie des Républicains (LR).

L’objectif est simple, assujettir par une mise au ban systématique les États membres comme la Pologne et la Hongrie qui ne reconnaissent pas l’adoption par des couples de même sexe, ou la PMA sans père. La Commission le justifie par le fait que l’existence de différentes législations en la matière introduirait des difficultés pour les couples transfrontaliers et que cela contreviendrait donc à leur liberté de circulation. Cet argument n’est en réalité qu’un prétexte et la Commission a été contrainte d’inventer de toutes pièces des exemples pour légitimer sa proposition, les parents n’étant en réalité pas privés de leurs droits parentaux en déménageant dans un autre État membre.…

L’Incorrect

Retrouvez le magazine de ce mois ci en format

numérique ou papier selon votre préférence.

Retrouvez les numéros précédents

Pin It on Pinterest