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États généraux de l’information : un rédac’ chef nommé Macron

Lancés le 3 octobre 2023, les États généraux de l’information faisaient partie des promesses de campagne d’Emmanuel Macron, et doivent se tenir jusqu’au mois de juin 2024, au terme duquel plusieurs mesures seront annoncées par le comité indépendant chargé de le piloter. Sur le papier, une évidence : face à la « singularité » technologique qui s’annonce, à des intelligences artificielles toujours plus invasives, le robinet d’informations truquées risque bien d’être impossible à couper. Dans les faits, le projet semble beaucoup moins vertueux : les États généraux de l’information seraient surtout le faux nez d’une tentative éhontée de garder le contrôle des médias, ou en tout cas de sensibiliser les masses à quelques encablures des prochaines élections européennes, qui risquent bien de trahir les tendances « populistes » d’une grande partie des vieilles nations qui subsistent sous la férule maastrichtienne.

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Dans le sillage européen

On le sait, Emmanuel Macron a surtout beaucoup de mal avec le contre-pouvoir médiatique.…

Jean-Marie Le Méné : « L’avortement c’est le tabernacle de la République »

Quelle est votre analyse à chaud de cette entrée de l’IVG dans la Constitution ?

Je crois qu’il faut être lucide, c’est une belle victoire d’étape pour nos adversaires. Ils ont été beaucoup plus forts, plus organisés. Ils avaient des moyens, des médias, des groupes politiques et des impulsions présidentielles que nous n’avions pas. En réalité, c’est un texte mauvais et dangereux et qui va bien au-delà du symbole. Finalement c’est une sinistre synthèse de la devise républicaine : liberté, égalité, fraternité : la liberté ou pas de donner la vie à un enfant et si je ne veux pas, j’avorte. Égalité, on ne paye pas, c’est gratuit. « Donnons au pauvres les vices des riches », comme disait l’ancien ministre Jean Foyer. Quant à la fraternité, elle est devenue purement incantatoire. On s’achemine vers une remise en question de la liberté d’expression, de pensée et de conscience. Il n’y a qu’à voir ce qui s’est passé sur CNews cette semaine… les médias risquent de ne plus du tout pouvoir donner la parole à ceux qui refusent la génuflexion devant ce nouveau dogme.…

Inscription de l’IVG dans la Constitution : vers une religion de la Mort

Comme souvent en Macronie, le tempo est presque parfait. D’abord, on rend un hommage vibrant à Robert Badinter, l’architecte de la fin de la peine de mort. Ne ratant pas une occasion de se taire, Macron annonce que son corps encore chaud ira bel et bien rejoindre le pourrissement des illustres dans les sarcophages du Panthéon. Voilà toute une élite politique qui se félicite finalement de la victoire de la vie, chose rare puisque la République, depuis sa fondation, a plutôt une appétence certaine pour la mort. La guillotine – qu’on appelait aussi rasoir républicain – en était d’ailleurs le symbole.

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Pas de République sans ce couperet mythologique, sans ce cimeterre mécanique sourcilleux pour sabrer, échantillonner, raboter les contrevenants au nouveau dogme rutilant du jacobinisme. La République a été fondée sur un océan de cadavres, et la terreur jacobine a été l’avant-garde de la mise à mort industrialisée.…

Une magistrature sous influence ?

Le 2 mai 2023, Éric Dupont-Moretti, garde des Sceaux, saisissait le Conseil supérieur de la magistrature d’une demande d’avis portant sur les éventuels conflits entre la liberté d’expression des magistrats et leur obligation déontologique de réserve, et le 13 décembre le CSM livrait « les éléments qui lui paraissent essentiels ».

Après avoir rappelé, sans vraiment surprendre, que le principe de la liberté d’expression (art. 11 de la Constitution) doit se concilier avec une obligation de réserve qui s’impose dans les institutions publiques, et ne saurait donc constituer un droit absolu, le CSM évoque les jurisprudences du Conseil constitutionnel, du Conseil d’État et de la Cour européenne des droits de l’homme qui protègent la liberté d’expression des magistrats avant de développer son argumentation.

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Les organisations syndicales de magistrats d’abord, défendant « l’indépendance de la justice », peuvent intervenir dans les débats publics, même suscitant de « vives polémiques ».…

Macron en marche arrière

Une France plus forte et plus juste ! » Dans un pays marqué par des crises toujours plus fréquentes, c’est un Emmanuel Macron déterminé qui s’est présenté à l’Élysée pour sa grande conférence de presse. Il y aurait beaucoup à dire sur les nombreuses annonces
du président de la République concernant l’école, la sécurité ou la réforme du marché du travail. Mais un mot, plusieurs fois répété, a davantage retenu notre attention. Emmanuel Macron – oui vous ne rêvez pas – nous a promis une France « indépendante ». Indépendance énergétique, indépendance financière, indépendance productive : le chantre de la mondialisation et du fédéralisme européen a fait l’éloge de la souveraineté. Philippe Seguin doit se retourner dans sa tombe ! Sans vouloir troubler l’optimisme béat des habitants de la macronie, qu’il nous soit permis de rappeler aux lecteurs quelques faits en matière d’économie.

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Indépendance financière ?

Reconquête rallie ECR : un coup politique signé Nicolas Bay

Ce mercredi 7 février, Marion Maréchal annonçait au Point que Nicolas Bay avait d’ores et déjà rejoint le groupe des conservateurs et réformistes européens (ECR). Un groupe qui, selon la tête de liste du parti d’Éric Zemmour « a vocation à devenir le groupe pivot et central de la droite au Parlement ». Au fond, ce ralliement constitue une victoire politique de premier plan pour Marion Maréchal et confirme à Nicolas Bay, son statut de soutien chevronné. Un ralliement stratégique donc, qui intervient quatre mois avant les élections européennes qui, on le rappelle, auront lieu le 9 juin prochain.

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Reconquête avance ses pions

C’est une première : un élu français va enfin siéger dans ce groupe. Fort de ses 68 eurodéputés sur 705, le groupe des conservateurs représente la cinquième force politique du Parlement européen.…

Éditorial d’Arthur de Watrigant : C’est l’histoire de…

C’est l’histoire de Claire qui s’est trouvée au mauvais endroit au mauvais moment. Ou est-ce celle de Lola, ou bien encore celle d’Alexandra agricultrice en Ariège et de sa fille Camille ? Ce mauvais endroit, c’est la France. Le mauvais moment, c’est celui qu’indique ta montre. C’est l’histoire de celles qui auraient pu être ta femme, ton enfant ou ta petite sœur et qui ont croisé un jour la route d’un criminel sous OQTF. Mais c’est aussi l’histoire de ce petit garçon, ou de cette petite fille, je ne sais plus, niché près du cœur de sa mère soudainement réveillé par un aspirateur. Il n’attendait que de voir enfin le sourire de cette voix qui le berçait, il n’apercevra que la mort transpercer son berceau parce que l’échographie a détecté le gène de l’innocence.

Lire aussi : Éditorial d’Arthur de Watrigant : Nouvelle aurore

Enfin c’est aussi l’histoire de cet homme emmuré dans son propre corps et de cette femme devenue chauve sous les assauts des médicaments, qui ne font plus couler de larmes et à qui on chuchote qu’ils sont trop indignes pour vivre encore quelques instants.…

Jean-Louis Geiger (RN) : « La politique économique du gouvernement est marquée par l’incompétence et le mensonge »

Pourquoi êtes-vous entré dans l’arène politique alors que vous avez un profil plus « techno » ?

Je suis complètement un élu technicien et pas politique. Lors des élections régionales de 1986, Jean-Claude Gaudin s’était engagé à réserver deux places éligibles sur sa liste à deux représentants du monde économique – pour que l’un s’occupe des finances et l’autre de l’économie, mission qui m’a été dévolue. Je suis entré à la région comme représentant du monde économique, j’y suis resté douze ans en tant qu’élu délégué à l’économie, aux nouvelles technologies et à la recherche. Cela a été un grand plaisir.

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Quelle formation économique avez-vous ?

Je suis un élu de terrain, un peu comme Bernard Arnault, plutôt autodidacte. La ressemblance s’arrête là. J’exerçais un métier dans l’immobilier d’entreprise au sein d’un groupe qui se prénomme maintenant Atisreal et qui, à l’époque, s’appelait Auguste Thouard.…

L’Incorrect

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