
Société


À cause d’une campagne menée par SOS Racisme et SOS Homophobie, mêlant plaintes, pressions, intimidations et diffamation. Ils ont d’abord ciblé nos vendeurs, puis le ministère de la Culture, et la commission qui délivre les agréments presse (la CPPAP). Chose rare sinon unique, cette dernière a aussitôt décidé – sans le moindre avertissement ou débat contradictoire – de nous retirer notre agrément, ce qui se traduit par la perte de nombreux points de vente, puisque cet agrément nous garantissait notre distribution. Sans parler des frais judiciaires, on peut l'assimiler à un verdict d’élimination économique. Sans un grand nombre de nouveaux abonnés pour y faire face, nous sommes condamnés à court terme. Alors que nous étions jusqu’ici à l’équilibre, sans financiers ni subventions. [...]

Adrian Pabst : C’est tout d’abord une crise économique. Le modèle économique est en morceaux, le problème est structurel car l’État providence n’est plus du tout en mesure de continuer tel qu'il est. C’est aussi une crise politique puisqu’il n’y a plus de majorité, et c’est une crise institutionnelle puisque le fonctionnement du Parlement comme de la présidence est remis en cause. Enfin, c’est une crise de la démocratie en raison de la déconnexion des élites vis-à-vis du peuple, notamment sur l’Europe, l’immigration de masse et la mondialisation. Les institutions ne représentent plus le peuple. La crise du gouvernement représentatif est une crise de légitimité.
Mathieu Bock-Côté : C’est avant tout une crise de régime mais qui s’ancre dans le temps long et qui repose sur les conséquences du cordon sanitaire. Un « front républicain » qui ne date pas de 2024. À quoi insistons-nous depuis la fin des années 80 ? Une part de plus en plus grande du peuple français est renvoyée dans le camp des factieux et accusée du délit d’antirépublicanisme. Je me permets de rappeler qu’à la présidentielle de 2022, Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen et Éric Zemmour étaient peut-être dans l’impossibilité de se présenter pour manque de signatures alors qu’ils représentaient près de 50% de l’électorat. Et certains s’en félicitaient ! Aujourd’hui, le décor démocratique des temps ordinaires s’effondre et laisse apparaître une élite qui veut conserver le pouvoir à tout prix. On limite l’accès des insurgés à l’Assemblée nationale, et quand ils y arrivent, on les délégitimise et s’ils gagnent les élections, le régime se verrouillera. [...]

Les rapports d’associations et d’ONG se succèdent, les indignations fleurissent, les réseaux sociaux s’enflamment : depuis plusieurs mois, Shein est devenu le symbole de tous les excès de la fast fashion. Exploitation, pollution, opacité des circuits : les griefs sont connus. Mais en concentrant toute la lumière sur cette enseigne chinoise, on en oublie peut-être l’essentiel : pourquoi tant de Français s’y tournent-ils ? La réponse tient en un mot, d’une simplicité désarmante : le prix.
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Une marque devenue empire et des ONG vent debout
Fondée en 2008 à Nankin, Shein pèse aujourd’hui plus lourd que Zara ou H&M sur le marché mondial. Selon le cabinet Business of Apps, la plateforme a généré 32,5 milliards de dollars de chiffre d’affaires en 2023, soit une croissance de 43 % en un an. Elle compte 238 millions de téléchargements d’application et emploie près de 13 000 personnes à travers le monde.…

Dimanche : Place de la République : une centaine de péquenots agite le drapeau français en dégobillant le catéchisme gauchiste plus vite qu’un incontinent. « Patriotes de la diversité », qu’ils s’appellent. C’est beau comme la France « black-blanc-beur » et ringard aussi. La diversité se révèle bien vaste : binationaux, descendants d’immigrés, LGBT et… handicapés, expliquent les patriotes en carton tout heureux de trouver une caméra qui s’intéresse à eux.
Lundi : Le matin, Laurent Nunez, nouveau ministre de l’Intérieur, a triplé le nombre officiel de clandestins sur le sol français en même pas 48h. Ils étaient 200 000 sur BFM, les voici 700 000 sur CNews. Nunez bégaye, s’embourbe, expliquant d’abord qu’on ne peut avoir un chiffre précis avant d’affirmer qu’il connait le nombre, au chiffre près. Bref on ne comprend rien sinon qu’il prend les Français pour des buses. Le soir, Juppé sort de sa réserve de retraités pour se faire lustrer le crâne par le service public.…

Il y a des maladies dont on ne guérit jamais. En France, c’est celle de la taxe-miracle. À chaque fièvre budgétaire, le même réflexe : un impôt, et ça repart. Sauf que cette fois, le remède rend le malade plus faible. En taxant toujours davantage le tabac, l’État s’est privé de ce qu’il croyait être une manne : la Commission des comptes de la Sécurité sociale (CCSS) l’a confirmé dans son rapport d’octobre 2025, les recettes issues des droits sur les tabacs chutent de 5,1 %.
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« Par rapport aux prévisions d’évolution retenues par la loi de financement de la Sécurité sociale, 1,7 milliard d’euros de moins-values seraient enregistrées au titre de la TVA et 0,7 milliard au titre des droits sur les tabacs », note la Commission (p. 18 du rapport officiel). Une manière polie de dire : Bercy s’est encore trompé de calculatrice.…


L’Anglais est le malheureux héritier d’une longue tradition de trahisons sordides et d’intérêts mesquins. Le peuple réussit à se comporter à peu près décemment, grâce à une vision enchantée de l’Angleterre et de l’Empire, mais les élites sont corrompues au dernier degré et ont toujours témoigné d’une étonnante férocité à l’égard des peuples qu’elles soumettent. C’est ce qu’ils appellent la gentlemanlikeness. Cette fine fleur de l’Angleterre en est en fait la moisissure souillée. [...]
L’Incorrect
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