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Défense et illustration des langues régionales

Il est de bon ton dans les milieux de souverainistes de voir dans tout défenseur des langues régionales un sécessionniste qui s’ignore ou un fédéraliste européen en puissance. La matrice jacobine est passée par là. Telle n’est évidemment pas notre approche de la question. Pour nous, la France est riche de sa diversité réelle : ses paysages aux nuances infinies, ses traditions multiples et variées et ses parlers régionaux qui enrichissent la langue nationale. Ces idiomes indispensables pour comprendre la toponymie ou apprécier l’appellation locale d’une espèce d’oiseau ont été depuis le milieu du XXe siècle victimes d’un génocide culturel faisant partie du vaste mouvement de destruction des enracinements décrit par Patrick Buisson dans son nouveau livre La Fin d’un monde (Albin Michel).

À l’heure où le ministre libéral Jean-Michel Blanquer s’oppose à de nouvelles avancées nécessaires à la sauvegarde des langues régionales, nous nous devons de réagir et de protester pour sauver et promouvoir ce patrimoine vivant sans lequel des pans entiers de l’histoire quotidienne de la France deviendraient incompréhensibles.…

Péril vert sur la baie : entretien avec Fabien Bouglé

Des pêcheurs ont été arrêtés à Saint-Brieuc après des manifestations contre le projet éolien. Comment en est-on arrivé là ? 

Toutes les voies de recours contre le projet éolien de Saint-Brieuc ont été utilisées, et les pêcheurs, qui pensaient encore avoir une chance de gagner, se sont rendu compte que les travaux allaient donc commencer. Ils avaient demandé une étude d'impact sur les fonds marins et les espèces marines, qui leur avait été garantie par le promoteur éolien Iberdrola, devant le préfet. Mais lorsqu'ils ont réalisé qu'ils n'avaient jamais reçu cette étude d'impact, ils ont décidé de passer à l'action. Il y a eu une première manifestation début mai, à laquelle je me suis rendu, Saint-Brieuc étant ma ville natale.

Lire aussi : Charles Thimon : « Le vent est renouvelable, pas les éoliennes »

Quelques jours avant, Iberdrola avait réclamé que quelques navires de guerre patrouillent face aux marins pêcheurs. Une déclaration de guerre de Jean Castex et Barbara Pompili aux Français. Symboliquement, c'est extrêmement fort et cela a exaspéré les pécheurs. S'est ensuivie une manifestation le 29 mai qui s'est déroulée bruyamment mais sans arrestation. Plus tard, des pêcheurs ont été arrêtés, poursuivis pour outrage à agent, placés en garde à vue et pour certains condamnés à huit mois de prison avec sursis et deux ans de mise à l'épreuve.

C’était une tentative d’intimidation ? 

Ils ont pratiqué la même tactique que pour les Gilets jaunes et cru qu'ils allaient intimider des pêcheurs, qui sont des gens qui vivent à la dure ! Ce n'est pas une garde à vue qui va leur faire peur, alors qu'ils travaillent chaque jour dans des conditions très rudes. Un pêcheur m'a dit : « On va prendre cher, ce n'est pas grave, avant nous il y a eu des résistants au nazisme ; ces gens-là veulent détruire notre gagne-pain et nous allons également résister ». Finalement, des centaines de manifestants de toute la France se sont retrouvés à Noirmoutier, au Tréport, et ailleurs. [...]

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À propos d’une gifle : en avoir (de l’audace) ou pas

Bien, le président Macron s'est donc pris une claque in vivo. En attendant une autre annoncée aux régionales. J'imagine que L'Incorrect aura tout dit de ce qu'on peut dire de l'« événement » : problème de la sacralité de la personne du chef de l'État, lequel a par ailleurs tout fait pour désacraliser sa fonction ; grotesque du tocsin républicain sonné par Mélenchon et sa clique sur le péril extrême droitiste alors que des centaines de Français sont morts, victimes de terroristes dont le cri de ralliement n'était pas vraiment « Montjoie Saint-Denis ! », etc.

Occasions prestigieuses manquées

Tiens c'est peut-être ce qui me gêne le plus dans cet incident, ce cri venu du plus profond de notre histoire. Ça éloigne le geste de ce jeune Damien de la politique, pour le relier au dandysme. C'est bien d'ailleurs le dandysme, et du reste ça devient une denrée rare comme le courage au pays de Macron et d'Hanouna. Sans parler qu'incontestablement ce jeune homme s'est mis en danger pour cette beauté du geste, comme ses héros médiévaux chevaleresques de référence. Mais justement choisir un slogan du temps des bannières et oriflammes pour s'en prendre au fondé de pouvoir hexagonal de la mondialisation libérale, ce n'est pas tout-à-fait raccord, je trouve : les gens, les Français à qui son geste était malgré tout destiné vont penser que Damien est un marginal nostalgique, une sorte de « gothique », et non un représentant de la France qui n'en peut plus hic et nunc.

Peut-être aussi qu'on n'a pas toujours envie d'ajouter de la marginalité à la marginalité, et qu'on pense qu'on s'est déjà pas mal compromis par rapport à la moyenne de ses compatriotes

Bon enfin, il a osé, et c'est déjà quelque chose en ces temps où l'audace et l'agressivité semblent réservées à des catégories bien ciblées de jeunes hexagonaux. Et moi, et moi, et moi qu'aurais-je fait au fait ? Moi, le hasard m'a fait voir de près, dans les rues de la grande ville, des personnalités aussi attachantes que Georges Marchais (dans le cadre d'un procès, il est vrai), BHL, Harlem Désir, Jean-Louis Debré, Olivier Besancenot, Jean-Louis Cambadélis, Marek Halter, Michel Denisot… Et je n'ai rien dit ou fait. Une sorte de timidité à froid, de lassitude après tant d'années à baigner dans la tension politique ou para-politique. Peut-être aussi la crainte de ne pas contrôler la suite – d'une injure ou d'un doigt d'honneur, ou même d'une bonne vanne – et de me retrouver très emmerdé pour une simple bravade. [...]

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Jeu vidéo : l’annuaire interdit aux blancs

Début juin, Tavrox Games, petit studio français de jeu-vidéo – connu pour le médiocre « Neurodeck » subventionné par le CNC – lançait « couleursdujv.fr », un annuaire professionnel en ligne dédié aux « profils BIPOC » pour « enrichir [sic] » le secteur. BIPOC est l’acronyme anglais de « Noirs, Indigènes et Personnes de Couleur ». Dit autrement : « Tout le monde sauf les Blancs ». L’on notera la bêtise du terme en dehors des États-Unis : les indigènes, chez nous, renvoient aux Gaulois et aux Francs. Signalons qu’il implique aussi que les Européens de souche sont incolores, une manière pour la tyrannie woke de les opposer par essence au reste de l’espèce, voire de les déshumaniser. 

L’annuaire, publiquement consultable, compte au jour de la rédaction de cet article 21 membres accompagnés de leur pronom (« il », « elle » et bien sûr « iel »), dont le fondateur de Tavrox Games. Ses employés, presque tous blancs d’après le site du studio, ne pourront donc rejoindre le réseau de leur patron. Dommage. 

Lire aussi : Twitch : ceci n’est pas du sexe

[...]
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Transports publics des ploucs

Dans l'Hexagone, 20 % des habitants vivent en secteur rural. Ces derniers payent des impôts comme les autres, mais ont un retour en matière de services publics largement inférieur à d'autres populations. Notamment en ce qui concerne les transports. Pourtant, la lutte contre le réchauffement climatique a été la grande affaire du quinquennat avant que Macron ne se fasse rattraper par la fin du mois (Gilets jaunes) et la fin des illusions (islam et immigration). 

Or en campagne, le plouc est obligé de prendre sa bagnole diesel bien dégueulante de pollution pour tout : emmener ses enfants à l'école, faire ses courses et même pour poster sa facture EDF. Et la trottinette ? Eh bien, ça ne monte pas encore les cols et ça ne roule toujours pas sur les chemins à vaches ! En plus, nous, à la campagne, avons encore une certaine dignité. 

La France TGV

Le secteur rural manque donc cruellement de transports publics. Pourtant, il y en a eu ! Tout le monde a en tête la fameuse carte du réseau ferré français de 1910 comparée à celle de 2014. En 1910, une carte ultra-dense ; en 2014, une carte où Paris est obèse et où les grandes lignes TGV traversent des déserts ruraux. Car pour beaucoup de « décideurs », la France est une « France TGV » qu'on regarde d'un air distrait à travers les vitres du train à chaque fois qu'on va de Paris à Milan. 

Comme les fantômes d'un temps ancien où la métropolisation n'avait pas été l'erreur du siècle. Aujourd'hui, de plus en plus d'associations militent pour leur réouverture

Et dans cette France du vide, il n'y a plus de voies ferroviaires. En fait, la création de la SNCF en 1937 a tué les anciennes compagnies indépendantes (dont les gares de Paris rappellent le souvenir : Gare de l'Est, Gare du Nord, etc.) qui irriguaient le territoire tandis que le développement de l'automobile rendait obsolètes les réseaux ruraux. [...]

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Éolien agricole, le vent dans les sols

L'énergie éolienne nécessite de grands espaces facilement accessibles en plaine venteuse – et si possible loin des habitations – pour être le plus productive possible, de sorte que les terres agricoles se sont vite imposées comme les espaces les plus appropriés pour accueillir de pareilles installations. En tout et pour tout, 83 % de la production éolienne française est d'origine agricole, répartie sur près de 5 000 exploitations pour un revenu annuel estimé à 34 millions d'euros. 

Elles sont très largement concentrées sur les cultures céréalières du Nord et du grand bassin parisien, les terres d'élevage de Bretagne et de l'est, et les exploitations de polyculture occitanes. Indéniablement, leur implantation grandit : si l'éolien agricole a produit 1 341 Ktep (kilotonnes d'équivalent pétrole) en 2015, ce nombre devrait doubler d'ici 2023, et plus que quadrupler d'ici 2050 pour atteindre l'objectif de 6 439 Ktep.

L'éolien vient détruire cette très spirituelle communion : sous l'empire de la nécessité, les agriculteurs dégradent la beauté de nos horizons terrestres, desquels ils tiraient leur antique sentiment de fierté

Les agriculteurs y ont vite trouvé leur intérêt sur le plan économique, alors que leur revenu moyen s'établit à 1 390 euros mensuels, soit à peine plus qu'un SMIC pour des semaines de plus de 60 heures Dans ces conditions honteuses, l'éolien présente un intérêt évident : une éolienne rapporte en moyenne 6 000 € bruts par an pour le propriétaire exploitant (ou moitié bailleur, moitié fermier), duquel il faut déduire la CSG et les impôts, et ce que rapporteraient les terres cultivées et déclarées à la PAC. Tablons sur un 3 500 €/an : pour un agriculteur moyen, concéder 3 000 m2 de terre pour installer une éolienne peut rapporter plus de deux mois de salaire, soit une hausse de 20 % des revenus, sans investissements à effectuer. [...]

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Twitch : ceci n’est pas du sexe

Avant d'étudier cette affaire, rappelons d'abord en quoi consiste Twitch. Lancé en 2011, le site permet à des « streameurs » de diffuser et commenter leur partie de jeu-vidéo en direct, leurs spectateurs pouvant interagir via tchat. Très vite, s'y sont greffés des compétitions de « sport électronique » et des marathons vidéoludiques caritatifs. La plateforme connut un succès fulgurant, au point d'être rachetée en 2014 par Amazon pour un peu moins d'un milliard de dollars.

Certains streameurs devinrent professionnels, tirant leurs revenus d'abonnements ou dons de spectateurs, de publicités diffusées sur leur chaîne et de la promotion de jeux-vidéo à leur communauté, Twitch récupérant une partie des gains. Le site, bien aidé par le confinement, constitua alors pour les plus jeunes une nouvelle télévision, à l'instar de YouTube et de Netflix.

Des personnalités politiques investirent même la plateforme, trop heureuses de renouer avec une cible électorale ayant déserté meetings et médias traditionnels. On pourra par exemple citer, en France, le « débathlon » de 2019, qui vit dix ministres, dont E. Philippe,  discuter avec de jeunes électeurs ou encore les récents entretiens de F. Hollande et J. Castex. Des célébrités mondialement connues, comme Neymar, possèdent également leur chaîne sur le site.

Ce nouveau type de programme consiste donc à voir de jeunes femmes en bikini trois fois trop petit se dandiner ou prendre des airs lascifs dans leur piscine ou baignoire

Mais qui dit GAFA, légitimation, publicités et personnalités publiques dit également changement de ton. Exit les « dérapages » de nerds adulescents et place, évidement, au triste politiquement correct. La modération de la filiale d'Amazon procéda ainsi au bannissement de diverses chaînes, dont celle de D. Trump, tandis que les streameurs tiennent dorénavant leur tchat à carreau.

Fut également supprimé de Twitch, dans un sommet d'absurdité post-moderne, l'un de ses plus iconiques smileys, incarné par Ryan Gutierrez, personnalité de la scène des jeux de combat. L'homme eu en effet le malheur de tweeter un hommage à la manifestante tuée lors de la prise du Capitole de janvier, la comparant implicitement à G. Floyd, commettant ainsi un blasphème certain aux yeux de l'inquisition woke : « Y aura-t-il des troubles à l'ordre public pour la femme exécutée à l'intérieur du Capitole aujourd’hui ou la martyre MAGA mourut-t-elle en vain ? ».

Or, tandis qu'il se lissait, le site vit l’émergence de streameuses qui préféraient mettre en avant leur décolleté plutôt que leurs talents vidéoludiques, sachant qu'elles trouveraient là un public majoritairement composé de jeunes hommes que l'on qualifiera poliment de réceptif. Selon la plateforme, d’habitude plus prompte dans sa folie épuratrice, ces femmes ne faisaient rien de contraire à son esprit, ne montrant rien d'explicite. Devant le succès rencontré, d'autres allèrent plus loin, exposant encore davantage leurs formes et abandonnant le jeu-vidéo au profit d'activités sans rapport, dorénavant autorisées par Twitch, telles que le « fitness », la « danse » ou le « yoga » (les guillemets ne sont pas là pour rien).

Lire aussi : Woke’s Creed : quand Ubisoft rééduque ses employés

Au printemps de cette année, un stade supplémentaire fut franchi avec l'apparition de ce qui a été désigné sous le nom de « hot tub » (« jacuzzi »). Ce nouveau type de programme consiste donc à voir de jeunes femmes en bikini trois fois trop petit se dandiner ou prendre des airs lascifs dans leur piscine ou baignoire. Les danses, poses et accessoires, de la banane gonflable à monter au masque de cheval (vous avez bien lu), sont choisis par les spectateurs en fonction de leurs dons. [...]

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Sartène défend l’héritage napoléonien

En dépit d’un temps caniculaire, il était question de rafraîchir les âmes en abordant l’héritage napoléonien par différents chemins : l’Antiquité grecque et romaine, la littérature, Chateaubriand, le Code civil, la Légion d’honneur, les commémorations depuis 1969, la poésie ou encore l’insularité. Les Rencontres Napoléoniennes sont cette entreprise un peu folle lancée il y a plus de six ans par Paul Quilichini, le maire de la commune, son premier adjoint, Bertrand d’Ortoli, avec l’aide précieuse d’Antoine-Baptiste Filippi et d’Olivier Battistini.

C'est d’ailleurs ce dernier qui a usé des trois coups du Brigadier pour lancer officiellement cette édition. Dans un texte puissant, le spécialiste de la Grèce antique, auteur d’un livre de collection (L’Artilleur/Bernard Giovanangeli), est revenu sur l’héritage et sur ce que Napoléon nous dit de nous-mêmes : « À tous les moments décisifs, Napoléon est le défenseur de l’égalité. Le Code civil la consacre. Au-delà de cela, le poète de l’action, le politique, la puissance, la grandeur. L’idée du politique, l’idée du beau et du tragique. L’héritage de Napoléon, c’est le rêve de la grandeur. En parler induit une approche métapolitique : l’idée d’un pouvoir partagé avec un peuple en armes, l’idée de l’affrontement Terre/Mer et de la dialectique qu’il suppose. L’idée que les civilisations s’affrontent nécessairement – être libre c’est commander aux autres – et qu’elles sont mortelles. Dans le tableau de Maurice Réalier-Dumas, « Bonaparte aux Tuileries – 10 août 1792 », Napoléon médite sur la nature éphémère des empires et leur chute nécessaire. Aujourd’hui, d’autres empires s’éteignent : « Les Barbares se sont infiltrés dans les défenses, ils sont installés dans nos murs. Ces signes sont ceux de la prochaine nécropole. Le Bourreau attend. Paraîtront bientôt les vautours. » Les grandes natures sont en proie à la mélancolie – la mélancolie ou la lucidité ? Ce qui revient au même comme le souligne Sylvain Tesson à propos de Jean Raspail ».

D’une île à l’autre, qui distinguera le politique du rêveur, le latin du breton, le nostalgique du pragmatique ? D’outre-mer et d’outre-tombe, Chateaubriand en héritier du corsaire Surcouf dépeint l’aboutissement de l’homo strategicus selon la formule de Guibert

Le thésaurus peut s’ouvrir et parcourir de A à Z tous les éléments de la pensée napoléonienne : Jérôme Besnard, journaliste à L’Incorrect et auteur de La Droite imaginaire : de Chateaubriand à Fillon (Éd. du Cerf), explore les liens entre Bretagne et Corse, entre Saint-Malo et Sartène, entre l’auteur des Mémoires et l’Empereur. D’une île à l’autre, qui distinguera le politique du rêveur, le latin du breton, le nostalgique du pragmatique ? D’outre-mer et d’outre-tombe, Chateaubriand en héritier du corsaire Surcouf dépeint l’aboutissement de l’homo strategicus selon la formule de Guibert.

C’est au tour du doctorant de l’Université de Corse, François Santoni, de revenir sur le Précis des Guerres de César commenté par Napoléon à Sainte-Hélène. Napoléon livre son analyse, compare la situation de Rome avec celle de son époque tout en se permettant de critiquer César sur certaines de ses erreurs. Cet héritier est dur avec son lointain prédécesseur comme nous pouvons l’être avec lui aujourd’hui ! Clap de fin pour cette première soirée sous les étoiles au sein du théâtre de verdure. [...]

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