Début juin, Tavrox Games, petit studio français de jeu-vidéo – connu pour le médiocre « Neurodeck » subventionné par le CNC – lançait « couleursdujv.fr », un annuaire professionnel en ligne dédié aux « profils BIPOC » pour « enrichir [sic] » le secteur. BIPOC est l’acronyme anglais de « Noirs, Indigènes et Personnes de Couleur ». Dit autrement : « Tout le monde sauf les Blancs ». L’on notera la bêtise du terme en dehors des États-Unis : les indigènes, chez nous, renvoient aux Gaulois et aux Francs. Signalons qu’il implique aussi que les Européens de souche sont incolores, une manière pour la tyrannie woke de les opposer par essence au reste de l’espèce, voire de les déshumaniser.
L’annuaire, publiquement consultable, compte au jour de la rédaction de cet article 21 membres accompagnés de leur pronom (« il », « elle » et bien sûr « iel »), dont le fondateur de Tavrox Games. Ses employés, presque tous blancs d’après le site du studio, ne pourront donc rejoindre le réseau de leur patron. Dommage.
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La nature raciste de l’annuaire établie, tentons d’en divulguer les raisons. Pour faire taire les critiques à son sujet, la bourgeoisie inventa le progressisme avec pour dessein secret de remplacer la vieille lutte des classes, verticale, par celle des sexes et des races, horizontale. Le jeu-vidéo, secteur rude s’il en est par ses nombreuses heures supplémentaires impayées, ses salaires misérables, ses postes bouchés et ses syndicats invisibles, le tout au nom de la passion, était donc pleinement désigné pour tomber dans le piège de cette rhétorique.
Les recrues « diversitaires » ayant obtenu leur emploi grâce à un passe-droit se montreront alors loyales au système qui les a promues en échange de leur silence sur les questions sociales, remplacées par le « sociétal ». Le capitalisme woke est ainsi un jeu dont les Blancs d’en bas, et demain d’en haut, servent de dupes. Un jeu qui n’a rien de virtuel, lui.





