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Globe, canard « câblé » de la génération Mitterrand

Déclinaison tricolore de Vanity Fair, Globe mérite sans conteste l’étiquette de magazine le plus mitterrandien de son temps. Fondé en novembre 1985 par Georges-Marc Benamou avec l’aide de Pierre Bergé, il incarne à merveille – par sa superficialité mêlée de profondeur et son goût du glamour chic – la quintessence de ce que l’on a appelé la gauche caviar. Dans le sillage de l’antiracisme qui émerge à cette époque, Globe identifie assez vite un totem à abattre : la droite. En effet, alors que la cohabitation rebat les cartes de la politique française dès 1986, le titre se lance dans une bataille féroce contre « l’ordre moral ».

Dans le sillage de l’antiracisme qui émerge à cette époque, Globe identifie assez vite un totem à abattre : la droite

À grand renfort de tribunes au ton volontiers inquisiteur et signées – entre autres – par l’inénarrable Bernard-Henri Levy, le mensuel préféré des « chébrans » des années 80 profite de son statut de journal d’opposition pour défendre bec et ongles la figure du chef d’État socialiste. En témoignent leurs unes mémorables, comme autant de déclarations d’amour à Tonton (« Ne nous quitte pas », en décembre 1987)[...]

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L’islam existe bel et bien, et l’islamisme fait partie de lui

Une brillante réflexion : sans flagornerie, Marc Obregon propose un beau travail de fond sur l’adaptation de l’islam à la modernité, et sur certaines des raisons pour lesquelles des individus prennent fait et cause pour l’islamisme. En effet, une société qui a perdu le sens du sacré ne peut que précipiter ses enfants dans les bras des premières idolâtries venues, de l’obsession woke pour la pureté originelle fantasmée des « bons sauvages » à la vénération du fric et de la rolex à 50 ans, en passant par le culte du dieu-tyran des islamistes. Et comme le dit également Marc Obregon, rien de tout cela ne saurait proposer quoi que ce soit de valable à l’Occident, fut-il décadent, et surtout pas un islam aussi vide de spiritualité qu’il est plein d’arrogance.

Lire aussi : L’islam n’existe pas

Mais une erreur de fond : l’analyse du contexte ponctuel qui favorise les adhésions massives à une idéologie ne saurait se confondre avec l’analyse de cette idéologie elle-même, en particulier lorsqu’elle s’inscrit dans une histoire longue de quatorze siècles.

Ainsi, lorsque Marc Obregon écrit que « l’islam tel qu’il se pratique en Europe relève plutôt d’un syncrétisme civilisationnel bien loin de l'islam véritable », il faudrait préciser ce que pourrait bien être « l’islam véritable », tant « l’islam » est en réalité un phénomène pluriel. Est-ce donc celui d’Ibn Rushd / Averroës, ou celui au nom duquel les œuvres d’Ibn Rushd furent jetées au feu dès le lendemain de son décès ? Est-ce celui d’Al Kindi, pétri de philosophie gréco-latine, ou celui d’Al Ghazâlî, pour qui la démarche philosophique et l’islam sont radicalement incompatibles ? Où est-ce celui du Prophète, tel qu’on peut le reconstituer à partir du texte coranique et de ce que la tradition musulmane dit que fut sa vie ? Et dans ce dernier cas, force est de reconnaître qu’il s’agit de ce qu’on appelle l’islamisme, dans tout ce qu’il a de pire.

Marc Obregon qualifie Rumi et Ibn Arabi de « pères fondateurs ». Si seulement ils l’avaient été ! Mais dans le temps long, ils apparaissent plutôt comme de trop brefs éclats de lumière, au mieux des parenthèses enchantées, des exemples d’un islam authentiquement spirituel qui certes a toujours existé, mais toujours minoritaire et étouffé. Bien plus fondateurs hélas ont été le choix imposé par le Prophète lui-même aux Banu Thaqif à Taëf, « la conversion ou la mort », et le message de Khalid Ibn al Walid à ses ennemis avant la bataille des chaînes : « Vous avez le choix entre la conversion, la soumission et la mort, car j’arrive avec des hommes qui aiment la mort comme vous, vous aimez la vie ». Phrase que l’on retrouvera presque à l’identique dans la bouche de Mohammed Merah face au GIGN.

« Vous avez le choix entre la conversion, la soumission et la mort, car j’arrive avec des hommes qui aiment la mort comme vous, vous aimez la vie »

L’islam politique est devenu quasiment le seul islam, c’est un fait. Mais il ne s’agit en rien d’une nouveauté : dès la fameuse « constitution de Médine » (en réalité le pacte de Yathrib), la « communauté musulmane » (on me pardonnera l’anachronisme) se dote d’une structure de type théocratique. Ce que l’on nomme aujourd’hui « islam politique », et qu’il vaudrait mieux appeler « islam théocratique », n’est pas une utilisation politique de l’islam : c’est une négation de la sphère politique, réduite à n’être qu’un instrument au service de la religion, et plus précisément d’un messianisme immanentisé et apocalyptique. Les actes d’un islamiste ne s’inscrivent pas dans un projet politique mais d’abord eschatologique : établir le royaume d’Allah sur Terre, et donc provoquer la fin des temps ou au moins la fin de l’Histoire.

N’oublions jamais qu’au XIVème siècle déjà Ibn Khaldoun affirmait que le jihad armé conquérant est consubstantiel à l’islam, ni qu’au IXème siècle Ash Shafi’î, dans un vaste travail de synthèse, observait que l’écrasante majorité des penseurs de l’islam considèrent que le vrai jihad, le « combat dans le sentier d’Allah », n’est pas avant tout spirituel et intérieur, mais guerrier et impérialiste.

Ce que Marc Obregon appelle « dégénérescence de l’islam » est en réalité une dégénérescence du bouclier qui protégeait les musulmans de leur religion, la tradition. Cette tradition qui s’est construite par-dessus la religion et à partir d’autres sources : influences perse, gréco-romaine, berbère, et j’en passe. Et cette dégénérescence de la tradition a été une opportunité pour tous ceux qui aspirent à l’islam à l’état pur, la religion sans la médiation de la culture. Coupés de la tradition, nombre de musulmans ont choisi un retour aux sources, c’est-à-dire aux textes sacrés (Coran, hadiths, sunna), à l’exemple de la vie du Prophète, et à celui des « pieux prédécesseurs », ces contemporains et quasi-contemporains du Prophète qu’on appelle les « salafs » - d’où le terme de « salafisme ». On en observe tous les jours le résultat, comme on observe celui de l’aspiration assez similaire d’Ibn Abdelwahhab : « Purifier la tradition par le retour à la religion ».

Bien sûr que l’islam s’est merveilleusement adapté aux codes du narcissisme, de la concurrence victimaire, à la superficialité de la société du spectacle. D’ailleurs, l’aisance même avec laquelle l’islam s’y est adapté nous dit quelque chose de très important à son sujet

« Porter le voile pour une adolescente des cités équivaut à porter un perfecto à clous pour une marginale des années 80 » écrit Marc Obregon. Et bien non : porter le symbole de l’adhésion militante à une idéologie totalitaire qui légitime l’esclavage, veut l’apartheid entre les sexes et criminalise la liberté de conscience, n’est pas seulement une version plus moderne du perfecto à clous. Mais oui, « les enfants d’immigrés pratiquent l’islam comme on surfe sur un site pornographique », et pas seulement les enfants d’immigrés puisqu’on observe la même chose dans le monde musulman. Ils pratiquent la religion comme une addiction, une pratique obsessionnelle vide évidemment de toute spiritualité, et surtout une inéluctable fuite en avant, une soif de toujours plus, pour tenter en vain de combler leur vide existentiel. Toujours plus intensément, jusqu’à ce shoot ultime qu’est la communion parfaite à la volonté d’Allah en tuant et en mourant pour lui[...]

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Pétition des militaires : le capitaine Jean-Pierre Fabre-Bernadac dévoile la suite de ses projets

L’Incorrect a pu rencontrer en banlieue toulousaine le principal organisateur du site « Place d’Armes » ainsi que de la pétition des militaires et anciens militaires de tous grades qui a recueilli plus de 27 000 signatures en ligne et déclenché un débat national sur le délitement du pays. Cet ancien capitaine de gendarmerie reconverti dans la sécurité privée n’a rien de l’ancien combattant râleur mais tout de l’officier politisé conscient des enjeux de l’heure. Proche des Gilets jaunes, il ne souhaite pas que sa démarche soit réduite à la protestation de généraux alors qu’elle se veut depuis le début le réceptacle d’un mouvement populaire. Elle vient par ailleurs de recevoir le soutien de l’ancien ministre UDF de la Défense, Charles Millon.

Lire aussi : Tribunes de militaires : l’ancien ministre de la Défense Charles Millon approuve

Fort de près de 115 000 contacts engendrés par l’opération, il a décidé de les structurer en un mouvement doté de correspondants régionaux et départementaux. Dans un second temps, il compte « se rendre à l’Élysée à la tête d’une délégation représentative de la diversité des armées pour déposer au Président de la République un manifeste de dix mesures fortes indispensables au redressement national ». Il espère que cette démarche « déclenchera enfin l’intérêt des grandes chaînes de télévisions nationales qui ignorent pour l’instant scandaleusement notre initiative ». S’il a pu s’exprimer à l’antenne de radios périphériques ou de chaînes de télévisions continues, s’il a été contacté par de nombreux médias étrangers, le capitaine Fabre-Bernadac estime que l’opération de salut public dont il est l’un des visages doit avoir la possibilité de s’adresser à l’ensemble des Français.

L’ancien officier affirme enfin être en contact les policiers signataires d’un appel qui leur est propre mais aussi de réseaux de Gilets jaunes patriotes prêts à redescendre sur les ronds-points si nécessaire. « Exprimer nos revendications dans la rue n’est évidemment pas à exclure, à condition que cela donne plus d’ampleur au mouvement et ne soit pas une occasion pour le gouvernement de nous caricaturer », confie le capitaine Fabre-Bernadac qui anticipe de possibles manipulations du pouvoir. Avant de nous quitter, notre interlocuteur nous tient à nous rappeler que la Ve République s’est fondée sur une protestation de l’armée face à l’incurie du régime précédent, preuve qu’un mouvement des militaires demeure tout à fait susceptible de conforter la démocratie. [...]

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Les zéros sociaux : dépression féministe

Les réseaux sociaux ont ceci de magique qu’ils vous plongent dans des réalités parallèles insoupçonnées au hasard d’un clic. Un petit groupe privé intéressant d’à peine 677 membres – pas virils – a ainsi attiré notre attention : « Féministe déprimé.e en relation hétéronormative : entraide et soutien ». Il faut nécessairement se munir d’un dictionnaire Français / Conneries postmodernes pour comprendre l’intitulé, plus encore ce qui s’y dit. Cette page, donc, reçoit les plaintes et les doléances de féministes se trouvant malgré elles dans des relations de couples avec des pauvres mecs, des « beaufs hétéros cisgenres ». Brrrr, quelle horreur !

Bienvenue dans la quatrième dimension, sur la planète Vénus où vivent des Amazones beaucoup moins attirantes que Jane Fonda dans Barbarella

Les règles sont les suivantes : « Ce groupe est profondément misandre, et a été créé dans le but de se soutenir (de manière cocasse ou tout à fait sérieuse) entre personnes qui se retrouvent à relationner avec des cismecs het et dya. (les famoso tmtc) (Et non, c’est pas dans un but autre que de se plaindre des privilèges des cismecs. Pas que des HSBC, mais bien les cismecs en général) ». Bienvenue dans la quatrième dimension, sur la planète Vénus où vivent des Amazones beaucoup moins attirantes que Jane Fonda dans Barbarella[...]

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Le tonton Germain

À l’aube de sa vie publique, François Mitterrand s’engage en tant que fonctionnaire du gouvernement de Vichy. Il s’investit notamment au sein de la Légion française des combattants – pour un organe de propagande né d’un armistice, un tel intitulé frise l’ironie. Jusqu’en 1943, Tonton tète le téton teuton ; puis il tourne casaque quand le vent de la guerre change définitivement de cap. Déjà alors, le natif de Jarnac brille par son opportunisme teinté de cynisme.

À l’époque où le jeune Mitterrand collabore, la presse parle déjà d’une « Grande Europe » dont le destin serait de vivre et de prospérer sous la tutelle du Reich. Celui-ci prétend alors sacrifier ses meilleurs fils à seule fin de préserver le Vieux Continent de l’ogre bolchevique et de l’impérium américain. Européiste et antinational, Mitterrand le demeurera obstinément tout au long de sa carrière politique. En 1964, dans Le Coup d’État permanent, il déclare : « Une France nationaliste oblige ses partenaires ou bien à l’imiter et donc à s’isoler, ou bien à s’abolir dans un atlantisme qui, sous couvert du “plus grand occident”, étouffera ce que la civilisation européenne contient d’irremplaçable ». À l’heure où le démantèlement de nos nations atteint son parachèvement, l’on aimerait connaître l’avis d’outre-tombe du grand homme à propos de la politique d’indépendance européenne vis-à-vis des États-Unis.

En sacrifiant sa souveraineté monétaire sur l’autel de la concorde continentale, elle a tourné le dos à une tradition qui fit pourtant son succès : celle de la dévaluation stratégique

 Au crépuscule de son existence, Tonton revient à ses premières amours d’outre-Rhin en ratifiant son testament politique : Maastricht. Traître de vocation, il livre à l’ancien occupant les clefs de la souveraineté française. Calqué sur le mark, l’euro doit selon lui limiter la puissance de l’Allemagne réunifiée par son ami Helmuth Kohl. Y croit-il un seul instant ? À la lumière de vingt années de monnaie commune, il est permis d’en douter : en adoptant l’euro, la France a accéléré son déclin. En sacrifiant sa souveraineté monétaire sur l’autel de la concorde continentale, elle a tourné le dos à une tradition qui fit pourtant son succès : celle de la dévaluation stratégique. En choisissant une monnaie inadaptée à sa structure économique et commerciale, elle a payé chèrement les traumas d’une Allemagne hantée par le souvenir de Weimar et de ses brouettes de deutschemarks, une Allemagne désormais convertie à l’École de Chicago et au dogme sacré de la stabilité des prix [...]

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Tribunes de militaires : l’ancien ministre de la Défense Charles Millon approuve

En tant qu’ancien ministre de la Défense, que pensez-vous de ces tribunes publiées par des militaires ? Cela vous choque-t-il ?

Je pense que les officiers, et les militaires en général, sont des citoyens comme les autres et que dans la période que nous vivons, ce sont même des citoyens plus avertis que les autres, parce qu’ils sont confrontés à des menaces, à des situations difficiles, et qu’ils peuvent donc porter un jugement beaucoup plus pointu que n’importe qui. Un militaire qui a participé à des combats en Afrique contre des islamistes radicaux, ou qui a patronné des opérations Sentinelle dans des quartiers très difficiles, a évidemment un point de vue éclairé. Il est bon qu’ils s’expriment parce qu’ils peuvent à leur tour éclairer les citoyens. La France est dans une période très difficile : ceux qui sont en charge de sa protection ont presque un devoir de parler – sauf à remettre en cause les institutions et le pouvoir politique. C’est ce qu’ont fait les signataires de la première pétition, et c’est pourquoi je ne comprends pas l’hystérie de la classe politique.

Nos responsables feraient mieux – au lieu de faire de l’ironie grinçante, comme le ministre de l’Intérieur, de proférer des menaces comme le ministre de la Défense, ou de lancer des invectives comme nombre d’autres – d’analyser la situation et d’y remédier

Pour ce qui est de la deuxième pétition, elle est la suite logique de la première, même si elle n’est hélas pas signée. Elle reflète en tout cas tout à fait la réalité, et je constate que les sondages révèlent que les trois-quarts des Français en approuvent l’analyse. Nos responsables feraient mieux – au lieu de faire de l’ironie grinçante, comme le ministre de l’Intérieur, de proférer des menaces comme le ministre de la Défense, ou de lancer des invectives comme nombre d’autres – d’analyser la situation et d’y remédier. Le constat que font les militaires sur le délitement est un constat partagé, et plutôt que de qualifier ces actes de rébellion, il faut une prise de conscience qui amènera peut-être à de bonnes décisions.

À votre avis, pourquoi ces militaires ont jugé utile de se dévoiler ainsi ?

D’abord peut-être parce que l’armée n’est pas assez considérée en France, alors que des milliers d’hommes luttent contre le radicalisme islamique en Afrique, que des milliers d’autres parcourent nos villes, nos banlieues, nos quartiers difficiles pour éviter que les tensions y augmentent. Mais une partie de l’opinion considère aujourd’hui que l’armée peut être une menace : je comprends donc que les militaires se soient émus de ce manque de considération. D’autant que concomitamment, le chef de l’État reçoit aujourd’hui le président du Rwanda, alors que deux rapports signés par des Français et un cabinet d’avocats américains essaient de faire porter la responsabilité des événements de 1994 sur l’armée française. Le grand scandale est là : que le Président et d’autres autorités françaises essaient de faire porter cette responsabilité aux troupes françaises, alors que c’est à des hommes politiques français qu’il faudrait éventuellement faire des reproches. [...]

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Mitterrand, le roi fantoche

Dépossédé de son aura de gauche après le virage libéral de 1983, François Mitterrand s’est réfugié dans la seule voie possible pour sauver l’honneur : la posture. La cohabitation, qui vient rapidement après son retournement, ne pouvait pas mieux tomber. Selon la formule consacrée, le président de la Ve République devrait être une sorte de « monarque républicain », allié à un chef de gouvernement. Le général de Gaulle, conscient de la nature catholique et par conséquent profondément royaliste de la France, avait tenté, pour le pire et le meilleur, la synthèse « républicano-monarchique », lors de son retour aux affaires en 1958. Le peuple français exigeait (et aujourd’hui encore) un père de la nation, il fallait lui en donner un.

. De responsable de la grande déception dans les milieux ouvriers de l’époque, il devient le nouveau roi fainéant, et laisse à son Premier ministre Jacques Chirac la responsabilité de tous les maux du pays

C’est ainsi qu’une trentaine d’années plus tard, en mars 86, le destin donna à Mitterrand l’occasion de ne plus rien décider, de se placer au-dessus des problématiques de partis, de ne parler que pour les occasions symboliques et régaliennes, et de rester au-dessus des basses contingences. De responsable de la grande déception dans les milieux ouvriers de l’époque, il devient le nouveau roi fainéant, et laisse à son Premier ministre Jacques Chirac la responsabilité de tous les maux du pays. Sans lui, qui sait s’il aurait pu se faire réélire deux ans plus tard ? Car c’est la droite qui a dû assumer la politique pourtant impulsée par le « dieu caché » Mitterrand[...]

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HEC à l’heure de la diversité

Eloïc Peyrache, le directeur général d'HEC, a donné aux Echos une interview publiée le 11 mai dernier à propos de nouvelles mesures qui devront permettre une plus grande accessibilité pour les boursiers de l’école des Hautes Etudes Commerciales de Paris. Un discours qui par sa volonté de réforme tournée vers l’accélération des « enjeux de diversité et d’ouverture sociale » avait un petit air de déjà-vu, alors qu’Emmanuel Macron déclarait début avril qu’il fallait appliquer à l’ENA – ou devrait-on désormais dire l’ISP – une sélection de « profils moins déterminés socialement ».

Faites entrer la diversité

Première volonté mise en avant, permettre aux « étudiants boursiers sur critères sociaux » de constituer 20 % des élèves « d’ici deux à trois ans », puis de passer à un quart de la totalité des étudiants. Comment cela sera-t-il possible ? En passant bien évidemment par les concours de sélection : les candidats auront droit à des « points de bonification », avantage non négligeable qui pourra se réitérer si ces derniers sont amenés à passer les examens une seconde fois. Attention à la nuance, seuls les boursiers sur critères sociaux en bénéficieront. Ce privilège a quelque peu fait polémique parmi les étudiants puisqu’il pose inévitablement des problèmes de légitimité, d’injustice et de mérite.

« Il y a toujours le sujet de la stigmatisation… Mais il n’y a aucune raison d’avoir peur de cette mesure. Nous assumons pleinement ce maintien des bonifications »

Mais celui qui avait été nommé à l’unanimité par le comité d’HEC n’en démord pas : « Il y a toujours le sujet de la stigmatisation… Mais il n’y a aucune raison d’avoir peur de cette mesure. Nous assumons pleinement ce maintien des bonifications ». Dans cette même optique, l’épreuve de culture générale connaîtra quelques modifications : pas d’allègement – entendons-nous – mais des sujets « plus abordables ». Ainsi sera favorisée « l’analyse » plutôt que la « culture générale », car jugée hautement plus accessible. Il ne faudrait pas risquer « qu’ils soient secs sur un sujet qu’ils [les étudiants boursiers] ne comprennent pas ». Autrement dit, qui n’a pas la connaissance suffisante pour intégrer HEC aura la possibilité de passer tout de même entre les mailles du filet.

Insatiable ritournelle progressiste

Il ne fallait pas non plus déroger aux inévitables lubies du moment, pour lesquelles le fraîchement nommé DG – depuis cinq mois à peine – a ajouté vouloir « aller plus loin ». C’est là que va débouler la militante acharnée Caroline de Haas, et avec elle l’objet de sa fierté de féministe : le groupe Egaé. Agissant « en prévention des violences sexistes et sexuelles », il interviendra auprès des victimes de harcèlement pour qu’elles puissent « s’exprimer en toute confidentialité » et « libérer la parole »[...]

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