Skip to content
Vers un post-monétarisme : le tournant keynésien de 2007

Pour faire face à la crise sanitaire, les États occidentaux ont unanimement choisi de recourir à des politiques budgétaires expansives via l'endettement, rendues possibles par le rachat partiel de dettes opéré par les banques centrales. De fait, par la création ex nihilo, ces dernières ont drastiquement augmenté la masse monétaire en circulation de près de 70 % pour les pays de l’OCDE en 2020. Il n’est pourtant que peu de critiques à cette méthode, et pour cause : ses plus grands pourfendeurs, les monétaristes, ont opéré un virage keynésien depuis la crise de 2007.

Lire aussi : L’économie après le Covid

Caractérisée par son refus de l’intervention étatique et son épistémologie mathématique, l’école monétariste américaine postulait traditionnellement, par la théorie quantitative de la monnaie, que la création monétaire était inefficace pour contrôler les crises économiques, car elle n’engendrait à terme que de l’inflation. Pourtant, les disciples de Milton Friedman ont depuis 2007 révisé leur théorie après qu’elle a été démentie par les faits : ils n’ont pas anticipé la crise économique et n’ont pas pu critiquer le système qui l’a fait advenir puisqu’il était leur. Lors d’une audition, le directeur de la FED Alan Greenspan a confessé avoir été « plongé dans un grand désarroi » après avoir « trouvé une faille dans l’idéologie capitaliste (...) ».

Lyon : le théâtre pour réconcilier policiers et habitants

Dans un contexte de danger permanent, entre rodéos sauvages sur la place Bellecour et altercations régulières entre chances pour la France dans les banlieues lyonnaises, des mesures visant à lutter contre l’insécurité ont été proposées par Gregory Doucet, le maire écologiste de Lyon.

Jeudi 27 mai, les syndicats policiers de tous bords (CGT, l'UNSA, la CFDT et FO) ont réagi dans une lettre ouverte aux dispositions annoncées pour aider le métier en perte d’attractivité. Parmi les initiatives, 9 000 € devraient être donnés à l'association du Lien Théâtre dans le but de pacifier les relations policiers-habitants. De même, 200 000 € devraient être attribués aux associations de lutte contre l’insécurité.

Alors même que suicides, blessures et dépressions troublent le quotidien de ces fonctionnaires, Grégory Doucet leur demande de jouer les Clint Eastwood

Comment croire que c’est suffisant ? Alors même que suicides, blessures et dépressions troublent le quotidien de ces fonctionnaires, Grégory Doucet leur demande de jouer les Clint Eastwood pour attirer la sympathie et le respect de ceux qui les méprisent. Cette décision ne saurait être acceptable : quelle hypocrisie que cette pièce de théâtre ! Qu’importe le scénario. La seule manière d’obtenir le respect serait de montrer la vérité : des policiers qui risquent leur vie en tentant de réduire la violence dans les quartiers dits populaires. S’il existe des violences, il est incontestable qu’elles proviennent en grande majorité du camp adversaire, quand bien même certains médias préfèrent rester silencieux. [...]   

Homosexualité et transsexualité : pourtour et entre-soi

La question de l’homosexualité – et plus encore celle de la trans-sexualité – pose en réalité celle de l’altérité. Dans un monde qui a été remplacé peu à peu par son auto-contemplation factieuse (le nombril du monde remplaçant le monde, Muray), la réalité de l’Autre est constamment remise en question, soumise à l’opprobre d’un « je » qui se veut désormais univers, une grande soupe tautologique dans laquelle les autres ne seraient que des ombres portées du « moi » tout puissant, d’une volonté de vivre désormais restreinte à la seule instance du jouir et du désirer, c’est-à-dire à la transmutation infecte du « je » en « ego ». Dans cette impossibilité à distinguer les deux – qui sont pourtant radicalement opposés – se tiennent précisément l’homosexualité et la transsexualité, entendus non pas comme des inclinaisons de l’âme ou de la chair mais bien comme des réactions à cette dissolution du je dans l’ego, réactions en chaîne qui traduisent nolens volens la nécessité d’euthanasier dans sa propre chair l’idée de l’autre, de figer l’altérité, de la faire culminer en soi, donc à la fétichiser une bonne fois pour toutes afin de l’anéantir, de la rendre caduque et inopérante.

Je éteint l’Autre

Cette anesthésie de l’autre en soi, cette ventriloquie du désir par l’ego, c’est la raison majeure de ce qu’il faut bien appeler désormais une « inversion de confort », et qu’on observe par ailleurs de tout temps chez certaines jeunes filles, qui par peur de l’autre – mais aussi par la grâce d’une très adolescente défiance envers tout ce qui est étranger – entretiennent avec leurs meilleurs amies des rapports à peine saphiques, une complicité tout juste sexualisée qu’on voudrait nous faire passer aujourd’hui pour du lesbianisme. Ce qui n’était autrefois qu’un prodrome à la « vraie relation », c’est-à-dire à la relation avec l’Autre, avec l’autre sexe, avec autrui, est devenu aujourd’hui la norme, et c’est précisément cette « homosexualité de confort » qu’il nous faut combattre sans vergogne. [...]

Mathieu Bock-Côté : « Fanatique et résolue, cette minorité idéologique est prête à aller jusqu’au bout » 1/2

Quels sont les traits principaux de la révolution racialiste que vous décrivez dans votre livre ?

Le régime diversitaire se radicalise en se racialisant : tel est le fondement de la révolution racialiste. Aujourd’hui, la catégorisation raciale devient la catégorisation première de la société, et fonde deux camps : le blanc et le racisé. C’est à partir de ces catégories qu’il faudrait aborder les sociétés occidentales et entreprendre le démantèlement des rapports de domination qui les structureraient. Dès qu’il y a une disparité statistique repérée par la bureaucratie diversitaire entre les groupes qu’elle prétend identifier, elle est interprétée à la manière d’une inégalité raciale provoquée par le racisme systémique. Plus largement, il faudrait déblanchir les sociétés occidentales parce que l’universel, auquel nous avions tendance à croire, serait mensonger et masquerait les intérêts d’une majorité blanche.

Lire aussi : Coupable d’être blanc ?

Ce qui est frappant devant cette mouvance, c’est la paralysie mentale de nos élites politiques qui pensent que de petites concessions pourront l’amadouer. Mais ce n’est pas un mouvement réformiste, et les concepts du racialisme viennent en grappe. Quand on en achète un, on les achète tous ; qui commence à parler de privilège blanc parlera de racisme systématique, de fragilité blanche, et finira par adopter le logiciel général.

En quoi ce mouvement est-il révolutionnaire ?

Ce mouvement racialiste est la quatrième vague de la tentation totalitaire de la modernité, après 1793, 1917 et les années 1960 – je ne parle pas des totalitarismes nazi et fasciste, monstrueux, mais qui répondent à une autre logique. Nous sommes face à des mouvements qui sont dans une logique d’éradication, de condamnation ontologique, de remise en question de la légitimité même de l’existence de nos sociétés. Certes, le goulag n’existe pas, mais la rééducation généralisée est bien présente. Fanatique et résolue, cette mouvance idéologique est prête à aller jusqu’au bout.

Qui sont les figures principales de cette idéologie ?

Chez les intellectuels, deux grandes figures méritent d’être mentionnées. D’abord, Robin DiAngelo, auteure de Fragilité blanche, et figure centrale de l’industrie du diversity training, qui transforme les milieux de travail aux États-Unis en ateliers de rééducation idéologique. Pour elle, le racisme est nécessairement blanc et le blanc, nécessairement raciste. Son objectif : apprendre à ne plus être blanche, une tâche qu’elle assimile à une libération personnelle, mais qui demeurera inatteignable de son vivant, tellement elle est imprégnée par sa blanchité. Autrement dit, elle se condamne à une expiation sans rédemption. DiAngelo est l’une des intellectuelles les plus influentes de notre temps. J’ajouterais qu’elle incarne un fanatisme qui va jusqu’à la névrose. [...]

1983 : l’année où Mitterrand abandonna la classe ouvrière
« Celui qui n’accepte pas la rupture avec l’ordre établi, avec la société capitaliste, celui-là ne peut pas être adhérent du Parti socialiste» (François Mitterrand, 1971). Qu’il est délicieusement rétro de réécouter les discours du congrès d’Épinay ! Mauroy parlant de « révolution » à un auditoire d’adhérents de la CAMIF. On s’en laisserait pousser le collier de barbe de nostalgie ! Pourtant, le PS d’alors n’est guère révolutionnaire : le molletisme, discours couillu et baissage de froc, rassemble encore un tiers des socialistes ! C’est pourtant François Mitterrand qui gagnera le congrès. En jouant sur la « rupture » et l’acceptation du Programme commun avec le PCF [ ...]
Procession catholique attaquée à Paris

Une procession organisée par le Diocèse de Paris, déclarée et autorisée par la préfecture de police devait donc relier le square de la Roquette à l’église Notre-Dame-des-Otages rue Haxo dans le vingtième arrondissement. Cette procession se voulait un hommage à Monseigneur Darboy, archevêque de Paris, assassiné le 24 mai 1871 à la prison de la Roquette, ainsi qu’aux dix ecclésiastiques assassinés deux jours plus tard rue Haxo, à l’endroit même où a été bâtie l’église. 

Sauf qu’arrivés à Ménilmontant, les pèlerins – environ 300 personnes selon un participant – se sont fait attaquer très violemment par un groupe de « soutien à la Commune ». Les vidéos postées sur différents comptes Twitter sont édifiantes : d’un côté, vous entendez une jeune femme entonner des chants religieux en tête d’une procession absolument pacifique et en prière, et de l’autre des nervis de l’ultra gauche qui agressent physiquement les pèlerins – dont des personnes âgées et des familles – et leur lancent des projectiles en hurlant « À mort ! À mort les Versaillais ! ». La police a dû intervenir et la procession a été interrompue. [...]

Musée des Tissus : 86% des Lyonnais exigent une concertation avec Wauquiez !

Dans le IIe arrondissement de la capitale des Gaules, entre les places Bellecour et Carnot, touristes et riverains contemplent le Musée des Tissus hébergé dans deux majestueux hôtels particuliers. Mais Laurent Wauquiez veut imposer aux habitants un projet aussi pharaonique que bétonné et ce, sans aucune forme de négociation.

En janvier dernier, le président du Conseil régional d’Auvergne-Rhône-Alpes a annoncé un agrandissement du musée sous l’égide de l’architecte Rudy Ricciotti. La région, ne jugeant pas nécessaire de consulter les Lyonnais, fait la sourde oreille alors que le projet divise. Lasse de la situation et attristée à l’idée de voir surgir deux gros blocs de béton, l’Association des Riverains du Musée des Tissus a commandé un sondage à l’IFOP dans une perspective de concertation citoyenne [...]

Pin It on Pinterest