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Un journaliste entre la vie et la mort : la presse se tait

« Ensemble, défendons la liberté » : ainsi titrait une tribune parue en septembre dernier et signée par une centaine de médias français, qui s’inquiétaient de la recrudescence de l’hostilité envers la presse. Ironie de l’histoire, les médias classés trop à droite de l’échiquier politique, comme L’Incorrect, n’étaient pas conviés à la table des signatures. Au même moment, Le Monde réclamait d’ailleurs la tête des journalistes présents sur les plateaux TV jugés trop à droite. C’est que, comprenez, la liberté d’informer – comme tout ce qui relatif à la liberté chez eux – est à géométrie variable. La dissolution de Génération identitaire, sous couvert de forme paramilitaire et de discours haineux – quand bien même le mouvement n’a jamais eu recours à la violence, en est la dernière illustration. La presse, majoritairement celle de gauche il faut bien l’avouer, a bien vite oublié ses saintes maximes d’absolues libertés, préférant unanimement se féliciter du triomphe de l’ouverture sur la haine.

L’affaire du journaliste tabassé fin février à Reims répond à un schéma identique sur le fond quoique différent sur la forme. Cette fois, au nom toujours de la lutte contre la haine, la gauche médiatique a honteusement couvert l’affaire, quand encore elle a accepté de la couvrir. [...]

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Langue inclusive, islamo-gauchisme et néo-féminisme : jusqu’au bout de la déconstruction

Des étudiants de SciencesPo Paris seraient incités à rédiger une copie de sociologie en langue inclusive, selon Le Figaro : quoi qu’il en soit, une information tâchant de dénoncer la nouvelle hégémonie culturelle, celle qui s’impose progressivement dans les milieux intellectuels et académiques. En effet, tous les indicateurs ne sont-ils pas au vert ? Du côté, entre autres, des Inrockuptibles (article de Louise Vandeginste, le 16 septembre 2020), de France Culture (« L'alphabet épicène de Tristan Bartolini »), de Canal Plus avec l’émission « Magistral.e », d’Arte avec le documentaire « Désobéissant.e.s ! », et, surtout, de beaucoup de syndicats. Car, qui n’a pas reçu des courriels mentionnant « jeunes chercheur.e.s », « un.e enseignant.e », « autrice », etc. ? 

Syndicats, médias, partis politiques, inspection académique, fonction publique, autant d’acteurs qui ne cachent plus leur agenda métapolitique : une féminisation forcée, au nom de la lutte et pour la différence et pour l’indifférenciation. Comme si l’humanité avait toujours voulu conjurer la malédiction qu’elle aurait subie après avoir érigé la tour de Babel. Car, à travers la transformation de la langue, c’est une civilisation tout entière qui tend à se transformer : « Héritage de mots, héritage d’idées », disait Léon Brunschvicg. Peu ou prou, voilà une anglo-saxonisation des esprits, incarnée, en quelque sorte, par le canard-lapin de Ludwig Wittgenstein (selon la manière de le regarder, on voit soit un canard soit un lapin), puisque le langage ordinaire serait empli d’ambiguïtés, nonobstant les homonymies et les homophonies, le tout manifestant l’apriorité du signifiant sur le signifié, voire de la lecture sur l’écriture. Ou bien, la parole contre la langue. [...]

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Exclusif : Nous sommes entrés en France avec un test Covid bidon !

Gare de Perpignan 14h30, lundi 15 février : L’Incorrect ne reculant devant aucun sacrifice avait décidé de tenter d’entrer en France avec un certificat de test Covid bricolé sur Photoshop.

Le TGV s’arrête en provenance de Barcelone. Les quais sont remplis de policiers des airs et frontières qui vérifient les papiers de tous les voyageurs. Deux d’entre eux montent à bord de notre wagon. Nous sortons notre carte d’identité et notre test Covid trafiqué. La manoeuvre nous aura pris deux minutes : changer la date d’un vieux test qui se trouve ainsi vieilli de 24 heures. Le fonctionnaire de police regarde rapidement la date, le résultat négatif et rien d’autre. Nous venons d’entrer en France avec un faux test qui ne nous aura rien coûté. Chacun peut ainsi effectuer un test dans un labo et le réutiliser à l’envi. Une simple manoeuvre réalisable par un enfant de 8 ans peut ainsi en changer indéfiniment la date… et le résultat, si besoin était ! Certains labos apposent des codes-barres sur leurs certificats, mais les policiers ne paraissent pas équipés des lecteurs adéquats. [...]

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Reportage : Avortement, voyage au bout de l’enfer

2013. Najat Vallaud-Belkacem, alors ministre du Droit des femmes, lance ivg.gouv.fr dans les locaux du Planning familial, un site « sûr et officiel » sur l’avortement, tamponné par le ministère des Solidarités et de la santé et créé en réponse à la « croissance du nombre de sites internet diffusant des informations mensongères ou orientées, susceptibles de compromettre l’exercice du droit à l’IVG ». Il est ajouté que « la prolifération d’informations souvent trompeuses et culpabilisantes pour les femmes, […] sur la question de l’IVG, est de nature à porter atteinte à la liberté de choix des femmes ». Il s’agit de proposer un site d’information « neutre », qui permette « à chaque femme de disposer de tous les renseignements utiles pour éclairer son choix ». Sur le site, il n’est pourtant question que d’IVG : « IVG je suis mineure » ; « IVG qui peut m’aider » ; « Décryptage des idées reçues sur l’IVG » ; ou encore « Désinformation IVG » qui alerte sur les fausses informations « en réalité éditées par des militants contre l’avortement », met en garde contre les forums de soutien où « certains témoignages sont montés de toutes pièces » et contre les numéros verts qui consacrent « une grande part de leur contenu à la maternité » et « aux soi-disant complications et traumatismes liés à une IVG. » On a connu site d’information plus neutre…

Des numéros verts, justement, le site en propose un en gros caractères. Au bout du fil, des « professionnels » vous répondent du lundi au samedi de 9 heures à 20 heures pour vous orienter systématiquement vers deux types de structures : les CPEF (Centres de Planification et d’Éducation familiale) ; et les « établissements d’information et de consultation » regroupant des associations telles que le Planning familial. Les CPEF sont des établissements publics, financés par les conseils départementaux, qui dispensent des informations relatives à la contraception, la sexualité, l’IVG, les relations affectives et familiales. Le Planning familial est une association se définissant comme un « mouvement féministe et d’éducation populaire ».

IVG ou précarité

« J’ai été directement orientée vers l’antenne du Planning familial du Val-de-Marne », nous raconte Aurélie, trente ans. En couple depuis un an, elle était sous le choc de se découvrir enceinte d’environ six semaines à cause d’un échec de contraception orale. « Au téléphone, la conseillère du planning n’ayant plus de rendez-vous disponible dans la journée, me propose d’aller directement à l’hôpital, en m’expliquant que puisque ma demande est assez urgente, elle ne voudrait pas me faire attendre deux jours de plus ». Demande urgente ? Le délai pour recourir à l’avortement est à ce jour de douze semaines de grossesse et quatorze semaines d’aménorrhée (absence de règles). La loi prévoit deux consultations médicales obligatoires préalablement à une IVG. De plus, un entretien psychosocial est obligatoire pour les mineures, et doit être obligatoirement proposé aux majeures. Enfin, un délai de 48 heures est requis avant que la femme donne son consentement, après un entretien psycho-social. Il s’agit d’un document signé attestant de la volonté de la mère d’interrompre la grossesse. [...]

Sondage sur les lycéens et le religieux : acte de fin pour la laïcité à la française ?

« Il faut toujours dire ce que l'on voit : surtout il faut toujours, ce qui est plus difficile, voir ce que l'on voit », disait Charles Péguy. Voilà une enquête qui devrait permettre d’élargir la vue de quelques-uns sur la déperdition du modèle à la française dans la jeunesse. Commandée par la Licra pour son magazine Droit de vivre, une enquête publiée le 3 mars fait état d’un rejet de plus en plus grand de la laïcité à la française par les lycéens.

De cette étude, l’institut Ifop tire un double enseignement. Tout d’abord, les lycéens témoignent d’une « vision très ‘inclusive’ de la laïcité dans laquelle celle-ci est réduite au principe de neutralité de l’État tout en étant associée à une grande tolérance à l’égard des manifestations de religiosité dans l’espace scolaire ». Ensuite, « ces jeunes, et tout particulièrement les lycéens musulmans et/ou scolarisés dans les zones d’éducation prioritaire (REP), se distinguent aussi par leur hostilité à toute critique susceptible de heurter la susceptibilité des minorités ». Intitulé « ‘Droit au blasphème’, laïcité, liberté d’enseignement… Les lycéens d’aujourd’hui sont-ils ‘Paty’ ? », le sondage a été mené auprès de 1 006 élèves âgés de 15 à 17 ans et choisis pour former un échantillon représentatif.

Lire aussi : Université : Les écuries d’Augias

Premier enseignement dudit sondage sur l’état du fait religieux stricto sensu : en proportion, les catholiques ne sont plus que deux fois supérieurs aux musulmans parmi les lycéens français, alors qu’ils sont cinq fois supérieurs dans la population globale. Ainsi, si 46% des lycéens se disent sans religion, seuls 32% se déclarent catholiques et 14% musulmans (contre respectivement 38%, 50% et 9% dans la population française globale d’après une étude de l’Institut Randstad de 2018). En clair – et ça n’est une surprise pour personne – les dynamiques sont à l’athéisation, à l’islamisation et à la décatholicisation. [...]

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Faut-il commémorer ou non le bicentenaire de la mort de Napoléon 1er ?

Quel est le regard de l’historien, du spécialiste de Napoléon sur cette polémique naissante au sujet des commémorations du bicentenaire ?

Il y a deux choses concomitantes. La première est le prétexte des situations actuelles notamment vis-à-vis de la question de l’esclavage et l’autre qui est celle de l’éducation et de la place des femmes dans la société, cette double interrogation profite, à la fois, bien sûr du bicentenaire de Napoléon qui approche et aussi parce que ses institutions dont nous sommes aujourd’hui les dépositaires sont pour une très large part issues du Premier Empire. Donc soit directement ou soit indirectement, Napoléon est au cœur des questions de société. Elles peuvent être légitimes mais le fait de trouver le prétexte d’un anniversaire dénature la question elle-même. En clair, on juge le passé avec notre regard contemporain et c’est à mon avis, une profonde erreur.

Déjà en 2005, l’État avait refusé de commémorer le bicentenaire d’Austerlitz. Il y a une certaine continuité aujourd’hui mais pas pour les mêmes raisons. L’influence naissante de la « cancel culture » ?

En effet. Le côté pratique de l’opération est de tirer à boulets rouges sur un personnage historique qui a une stature internationale. Comme les feux sont braqués sur l’actualité de commémoration, on en profite pour attaquer aussi à la fois les tenants d’un certain légitimisme français et les personnes qui sont au pouvoir actuellement. En fait, on se sert de Napoléon comme une sorte de miroir des problèmes actuels. Il y a eu une excellente tribune dans le Journal du dimanche qui disait que l’on ne s’attaquait pas forcément à la nature du problème et que l’on trouvait au personnage de Napoléon les mêmes défauts que l’on peut trouver chez une personne dans une rencontre de copropriété. [...]

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Séparatisme et atomisation républicaine

« Un entrisme communautariste, insidieux mais puissant, gangrène lentement les fondements de notre société dans certains territoires. Cet entrisme est pour l’essentiel d’inspiration islamiste. Il est la manifestation d’un projet politique conscient, théorisé, politico-religieux, dont l’ambition est de faire prévaloir des normes religieuses sur la loi commune que nous nous sommes librement donnée. Il enclenche une dynamique séparatiste qui vise à la division ». Voilà ce qu’on lit dans l’exposé des motifs du projet de loi confortant le respect des principes républicains. Ne doit-on pas se féliciter que l’ennemi soit clairement identifié ? Las ! De la lecture de l’ensemble du texte, il ressort qu’une fois de plus, la République a choisi de se voiler la face et qu’au nom de la lutte contre le péril islamiste, elle s’engage dans une restriction inédite des libertés fondamentales. Comme si les outils de discernement et de diagnostic lui manquaient et qu’ainsi les solutions préconisées ne pouvaient être qu’inadéquates, voire accentuer le mal général de notre société, à savoir sa fragmentation (voir Jérôme Fourquet, L’Archipel français, Seuil, 2019).

En effet, que penser de cette opposition entre les « normes religieuses » et « la loi commune que nous nous sommes librement donnée » ?Si le fondement de cette loi commune n’est que la liberté souveraine des contractants, celui-ci n’est-il pas éminemment instable puisque fruit d’un consensus social et historique mouvant et fragile ? Si la vie commune n’est de part en part qu’une construction humaine, il ne faut pas s’étonner que ce positivisme juridique engendre un surcroît d’autoritarisme. S’il n’y a aucun donné antérieur à l’exercice des libertés individuelles, comment celles-ci pourraient- elles se limiter sauf à se figer dans l’arbitraire d’un rapport de force ? [...]

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Robert Ménard : « La dissolution de Génération identitaire est un abus de pouvoir »

En quoi la dissolution de Génération identitaire est-elle un « abus de pouvoir », comme vous l'avez dit sur Twitter ?

La dissolution de Génération identitaire est un abus de pouvoir parce qu’elle ne s’appuie sur rien ! Je vous rappelle que ce qui vaut aujourd’hui à Génération identitaire d’être dissous, ce sont des actes qui se sont déjà produits l’année dernière et qui n’ont valu aucune condamnation à aucun membre du mouvement. Ils ont fait une action dans les Alpes sans que la justice ne les condamne à quoi que ce soit. Ce qu’ils font est parfaitement légal. On peut ne pas partager ce que dit Génération identitaire ou ne pas apprécier leur style, on peut trouver qu’ils sont des provocateurs, mais ce qu’ils disent et ce qu’ils font ne posent aucun problème juridique.

S'il faut dissoudre GI parce qu’ils disent non à l’immigration, alors il faut dissoudre le peuple français qui dans son immense majorité dit exactement la même chose

En voulant leur dissolution, que veut faire le ministre de l’Intérieur ? Il veut renvoyer dos à dos les uns et les autres, en tapant tout à la fois sur les islamistes et de l’autre coté. Mais qui tuent les gens ? Qui menacent l’unité de notre pays ? Ce n’est pas GI, ce sont les islamistes. C’est invraisemblable. C’est une attitude insupportable. S'il faut dissoudre GI parce qu’ils disent non à l’immigration, alors il faut dissoudre le peuple français qui dans son immense majorité dit exactement la même chose ! [...]

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