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La seconde mort de Bonaparte

Pour explorer l'histoire, il faut se fonder sur deux éléments solides : la patience et la modestie. Quand on prétend explorer l'ensemble napoléonien, par exemple, son espace, sa géographie complète, son étendue morale, militaire ou diplomatique, ses zones intimes, ses multiples dimensions, enfin l'homme, ses actions et son entourage, toute vanité doit choir. L’homme Napoléon a été diversement jugé, diversement approché, mais a-t-il été entièrement sondé, rigoureusement compris ? Dans les passions qu'il déclenche, dans les anachronismes qu'il peut encore provoquer, on doit se rendre à l’évidence : Napoléon reste grand parce qu'à l'inverse de la Révolution vue par Clemenceau, il n'est pas un « bloc ». Et surtout parce qu'il n'est pas un bloc inerte. Ne voir en lui que le despote, sans voir la puissance corrosive sur lui-même (comme le sentirent Balzac et Delacroix) de son propre pouvoir et de sa force virile, presque romaine, de haute volonté, c'est ne rien comprendre à l'homme et à son parcours d'astre pressé.

Ne juger son héritage et ses propres hésitations qu'au gré de nos fixations morbides contemporaines, au rythme masochiste de l’autoflagellation, c'est refuser par principe, par une conception qui n'est pas historique mais hystérique, de considérer qu'il incarne un monde, mais surtout qu'il y a toujours eu chez ce législateur le souci de ce qu’il faut appeler une civilisation. Napoléon, grâce à la Corse et au-delà d'elle, a réussi à fixer dans un temps bref mais dans un sillon profond, la réalité d'une virtù, mélange de courage, d'énergie et source d'enthousiasmes.

L’Occident ou la beauté des femmes nues

Pourquoi belles ? Pourquoi nues ? 8 mars 2021 : une journée des femmes dont il est désormais interdit d’apprécier publiquement la beauté, car les féministes new age s’y opposent, réduisant le jugement esthétique du corps à une symbolique de la femme-objet soumise aux pulsions sexuelles de la part masculine, c’est-à-dire meurtrière, de la société, biffant par ailleurs vingt-cinq siècles d’histoire de l’art. Quant à la nudité… Le mythe de l’intersectionnalité a offert à ces amazones postmodernes l’appui des islamistes, dont l’éthique justifie de voiler entièrement les femmes, au bord des piscines et sur les plages, occultant par cet objet insolite, « le burkini », jusqu’à la plus infime parcelle de corps féminin afin de préserver la « pureté d’âme » de l’homme islamique et lui garantir le Ciel.

Lire aussi : Chronique civilisationnelle : le piège du progressisme

L’abbé Mugnier écrivait dans son Journal, le 2 mai 1922, cette phrase admirable qui pourrait constituer, dans un avenir proche, l’épitaphe de l’Occident :« On nous disait d’admirer les fleurs. On ne nous disait pas d’admirer la femme. Et qui sait si le culte de la beauté féminine n’eût pas spiritualisé nos sens ! » Cette pensée résume admirablement le rapport que l’Occident, et notamment l’Occident chrétien, entretient avec la beauté féminine. Une beauté qui, nous suggère le confesseur des plus belles silhouettes de l’aristocratie parisienne du début du XXe siècle, constituerait le véritable viatique à destination du Ciel. La femme incarnant ainsi, par sa beauté, le mouvement dialectique, entre esthétique et morale, que la civilisation occidentale a entretenu tout au long de son histoire, une quête de grâce en somme, qui a ciselé plus largement l’ensemble de son patrimoine jusqu’à en faire le joyau de l’humanité. [...]

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Délit d’entrave

Même si on est contre, cette disposition législative a au moins le mérite de la clarté. Mais le délit a été étendu à internet après une violente polémique, via une loi du 1er décembre 2016. Ce texte, qui prévoit un maximum de 30 000 euros d’amendes et deux ans d’emprisonnement pour les contrevenants, a été largement décrié, aussi bien par la droite parlementaire que par Mgr Pontier, alors président de la Conférence des évêques de France. [...]

Lire aussi : Avortement, le grand tabou

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Rillieux-la-Pape : le maire demande que la justice « frappe dur, vite et fort »
Un petit groupe s’est réuni à 19h15 de façon très préparée et, dans un parcours bien précis, a décidé de tout casser : voitures, abris-bus, mobilier urbain. Mes premières pensées vont à ces habitants qui n’ont rien demandé à personne et qui ont vu hier leurs biens détruits et à ces familles dont les enfants ont été terrorisés. C’était quelque chose d’extrêmement organisé, avec des individus habillés de noir et masqués. Fort heureusement, il y a eu des arrestations et des défèrements sont prévus : je demande que la justice frappe dur, vite et fort. Il faut des sanctions exemplaires. Il va falloir se poser des questions au niveau national et au niveau législatif, car ce phénomène de bandes prend (...)
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Quotidien toujours en première ligne de l’indécence

Hier, Quotidien ouvrait la deuxième partie de son émission avec un reportage sur l’étude de l'Institut français d'opinion publique (IFOP) concernant la perception de la laïcité chez les lycéens français. Déjà le résumé du « replay » laisse pantois : « D’après une enquête Ifop, la jeunesse française a une vision de la laïcité bien différente de ses aînés, plus inclusive, plus tolérante. Un changement de cap qui inquiète parfois ». « Plus inclusive et tolérante », l’ancienne compagne et le fils de Samuel Paty apprécieront certainement. Tout comme Didier Lemaire, le professeur de philosophie de Trappes obligé de démissionner de l’Éducation nationale, car menacé de mort pour avoir dénoncé la montée de l’islamisme dans sa ville.

Le journaliste de Quotidien Paul Gasnier, rappelle pour commencer les principaux chiffres de l’étude, à savoir que plus d’un élève sur deux se déclare favorable à l’autorisation du port de signes religieux à l’école (contre 42% il y a une décennie), et que 78% des lycéens musulmans refusent le droit au blasphème contre 45% des catholiques et 47% des « sans-religions ». Il s’agissait visiblement d’une surprise pour le journaliste. S’en suit une séquence absolument hallucinante où celui-ci se rend à l’IFOP afin d’y interroger François Kraus, directeur des études de l’institut. « Vous avez mis un sacré bazar avec ce rapport », ce à quoi le directeur répond qu’il n’était pas étonné des résultats. [...]

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Andréa Kotarac : « Certains quartiers sont aujourd’hui à feu et à sang »

Qu’est-ce qui a déclenché les émeutes de La Duchère hier en fin d'après-midi ?

Les émeutes ont éclaté suite à un accident provoqué par un individu en scooter sans son casque. Il a 13 ans, ce qui est quand même extrêmement jeune pour conduire un deux-roues. Et si l’on en croit les versions officielles, la police n’a absolument aucune responsabilité dans l’accident. D'après la préfecture, le jeune homme est toujours, et fort malheureusement, dans un état critique. Il roulait sur un scooter possiblement volé si on en croit les policiers, car les bandes de jeunes auraient refusé de leur céder le deux-roues.

Certains disent que le séparatisme, les voyous, l’insécurité ne sont que des questions d’urbanisme : voilà la preuve concrète qu’il n’y pas que cette question qui est en jeu

Certains quartiers sont aujourd’hui à feu et à sang. Il ne se passe pas une semaine sans que l’on ait des émeutes ici et là, à Amiens, Beauvais, Lyon ou Marseille, avec ses check-points. Il y a certains quartiers où on entend retentir des kalachnikovs. Il ne se passe pas une semaine sans qu’une grande partie de la classe politique française cherche des excuses aux attaques contre des agents des services publics ou contre le mobilier urbain. On cherche des excuses à tout. On peut être favorable à la justice sociale mais on n’excuse pas le désordre, le chaos, le non-respect de la loi sur le territoire. Je me suis rendu cette nuit sur le quartier de la Duchère. Tout le mobilier urbain est cassé. Hier, dans le lycée du quartier, les élèves ont été confinés puis escortés par la police parce que l’environnement était trop dangereux. [...]

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Un journaliste entre la vie et la mort : la presse se tait

« Ensemble, défendons la liberté » : ainsi titrait une tribune parue en septembre dernier et signée par une centaine de médias français, qui s’inquiétaient de la recrudescence de l’hostilité envers la presse. Ironie de l’histoire, les médias classés trop à droite de l’échiquier politique, comme L’Incorrect, n’étaient pas conviés à la table des signatures. Au même moment, Le Monde réclamait d’ailleurs la tête des journalistes présents sur les plateaux TV jugés trop à droite. C’est que, comprenez, la liberté d’informer – comme tout ce qui relatif à la liberté chez eux – est à géométrie variable. La dissolution de Génération identitaire, sous couvert de forme paramilitaire et de discours haineux – quand bien même le mouvement n’a jamais eu recours à la violence, en est la dernière illustration. La presse, majoritairement celle de gauche il faut bien l’avouer, a bien vite oublié ses saintes maximes d’absolues libertés, préférant unanimement se féliciter du triomphe de l’ouverture sur la haine.

L’affaire du journaliste tabassé fin février à Reims répond à un schéma identique sur le fond quoique différent sur la forme. Cette fois, au nom toujours de la lutte contre la haine, la gauche médiatique a honteusement couvert l’affaire, quand encore elle a accepté de la couvrir. [...]

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Langue inclusive, islamo-gauchisme et néo-féminisme : jusqu’au bout de la déconstruction

Des étudiants de SciencesPo Paris seraient incités à rédiger une copie de sociologie en langue inclusive, selon Le Figaro : quoi qu’il en soit, une information tâchant de dénoncer la nouvelle hégémonie culturelle, celle qui s’impose progressivement dans les milieux intellectuels et académiques. En effet, tous les indicateurs ne sont-ils pas au vert ? Du côté, entre autres, des Inrockuptibles (article de Louise Vandeginste, le 16 septembre 2020), de France Culture (« L'alphabet épicène de Tristan Bartolini »), de Canal Plus avec l’émission « Magistral.e », d’Arte avec le documentaire « Désobéissant.e.s ! », et, surtout, de beaucoup de syndicats. Car, qui n’a pas reçu des courriels mentionnant « jeunes chercheur.e.s », « un.e enseignant.e », « autrice », etc. ? 

Syndicats, médias, partis politiques, inspection académique, fonction publique, autant d’acteurs qui ne cachent plus leur agenda métapolitique : une féminisation forcée, au nom de la lutte et pour la différence et pour l’indifférenciation. Comme si l’humanité avait toujours voulu conjurer la malédiction qu’elle aurait subie après avoir érigé la tour de Babel. Car, à travers la transformation de la langue, c’est une civilisation tout entière qui tend à se transformer : « Héritage de mots, héritage d’idées », disait Léon Brunschvicg. Peu ou prou, voilà une anglo-saxonisation des esprits, incarnée, en quelque sorte, par le canard-lapin de Ludwig Wittgenstein (selon la manière de le regarder, on voit soit un canard soit un lapin), puisque le langage ordinaire serait empli d’ambiguïtés, nonobstant les homonymies et les homophonies, le tout manifestant l’apriorité du signifiant sur le signifié, voire de la lecture sur l’écriture. Ou bien, la parole contre la langue. [...]

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