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Traité de la vie élégante : Gibier de pitance

« Je vous avais promis une surprise, eh bien la voici, vous m’en direz des nouvelles ! », déclara Chantal d’une voix de stentor femelle en déposant sur la nappe, entre deux bouteilles de bourgogne, un plat de faïence crème rempli à ras-bord d’une sauce épaisse et sombre où de généreux pavés de viande se prélassaient langoureusement.

Profitant de l’absence de la maîtresse de maison, qui avait filé à la cuisine rejoindre son mari Lucien pour les ultimes préparatifs, Mathilde, très en verve, lança les débats.

– Surprise ? Divine surprise, oui ! Et au pluriel, encore ! Non seulement notre chère Chantal nous fait l’honneur très inhabituel de nous inviter à dîner, mais elle nous sert ce qui de toute évidence est du gibier ! Du gibier, elle qui ne jurait naguère que par saint Végan, sainte Greta de Thunberg et Sainte Cécile des Flots ! Et qui plus est, du gibier servi dans ce qui a tout l’air d’être une sauce périgueux, le chef-d’œuvre des maîtres-queux du XIXe siècle, avec sa couleur marron foncé et ses parfums de truffe et du cacao ! [...]

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L’IncoDico – le mot du mois : Disruptif

Un mot déjà totalement ringard. Pourquoi en parler encore ? En parler alors qu’il est un sujet de moquerie récurrent – et légitime ? Tout simplement parce que les winners de la mondialisation, les gens inclus qui vivent dans des territoires inclusifs, continuent à utiliser cette horreur en s’imaginant intelligents. Les députés marcheurs, les jeunes entrepreneurs, les créateurs de start-up inutiles et interchangeables ne sont toujours pas lassés.

Du latin disrumpere signifiant « rompre », le terme « disruptif » est défini comme suit par le Larousse : « Se dit de la décharge électrique qui éclate avec étincelle ». Com-com-compliqué diraient les krautrockers de Faust – ou le rappeur Dadju, pour ceux d’entre nos lecteurs aux références plus urbaines et actuelles. Nos pros du numérique créent donc des champs disruptifs avec les étincelles d’intelligence que font leurs cerveaux connectés. Ils dérangent. Ils changent nos habitudes. Ils provoquent des évènements disruptifs. [...]

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#NoHijabDay : la présidente du collectif Némésis placée en garde à vue

Les filles arrivent par vagues, afin de ne pas être trop remarquées. Certaines viennent de province et se sont levées en pleine nuit. Elles attendent que le jour se lève et se préparent à enfiler leur voile intégral à usage unique, cousu spécialement pour l’occasion (hors de question d’acheter cinquante niqabs dans une boutique islamique). Alice, la présidente de Némésis, guette néanmoins l’arrivée de la police. Elles seront finalement une cinquantaine sur le Parvis des libertés du Trocadéro pour dénoncer le #WorldHijabDay, jour de solidarité internationale avec les femmes voilées supposément victimes d’oppression en occident, où des femmes se postent voilées sur les réseaux sociaux. L’événement qui a lieu chaque 1er février depuis 2013, est soutenu par Sciences Po.

Le but des Némésis est au contraire de dénoncer la dégradation flagrante des conditions de vie des femmes européennes, dégradation causée par l’immigration massive et souvent illégale d’hommes extra-européens majoritairement musulmans. Elles dénoncent le quotidien des femmes qui oscille entre « sale pute, je vais te violer » et les agressions sexuelles de plus en plus fréquentes. On se souvient de l’affaire du réfugié bangladais récidiviste acquitté en 2018 par la Cour d’assises de la Manche du viol d’une jeune fille de 15 ans, parce qu’il ne disposait pas des « codes culturels » et qu’il ne pouvait donc pas maîtriser la notion de consentement. Pas plus tard que l’été dernier à Angers, une étudiante de 20 ans a été séquestrée, battue et violée durant plusieurs heures par un migrant kosovar multirécidiviste déjà « interdit de territoire », mais non-expulsable. Selon le ministère de l’Intérieur, pour l’année 2018, 63 % des auteurs d’agressions sexuelles dans les transports en commun d’Île-de France, étaient des étrangers. [...]

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Ludovine de La Rochère : « Nous attendons des sénateurs la réécriture du texte, y compris la suppression de la PMA sans père »

Quels sont les différents éléments que contient le projet de loi bioéthique et auxquels vous vous opposez ?

Une bonne partie des articles de ce projet de loi sont proprement scandaleux. L’article 1 qui consacre la PMA sans père pour les couples de femmes et les femmes seules est celui dont on a le plus parlé. Il est aussi envisagé d’ouvrir la PMA sans motif médical aux couples homme-femme, ce qui est tout aussi grave. Le texte prévoit le remboursement des PMA sans motif médical et l’autoconservation des gamètes sans motif médical et remboursée par la Sécurité sociale : il s’agit d’inciter le plus largement possible à concevoir des enfants par PMA. Par ailleurs, il rend possible le don de gamètes sans l’accord du conjoint, ce qui est une attaque claire sur la vie conjugale et le fondement du mariage.

L’article 4 propose de créer une filiation nouvelle, à savoir que les femmes d’un couple pourraient être déclarées toutes les deux mères d’un même enfant sur la base d’une déclaration conjointe et anticipée devant notaire. Le législateur se prétend donc capable de créer une filiation à partir de la volonté des individus, or la filiation est avant tout une réalité anthropologique et humaine. Il y a un débat sur la reconnaissance des enfants nés d’actes de GPA à l’étranger : cet article 4 bis est à chaque fois réécrit en commission spéciale. [...]

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Marion Maréchal est-elle royaliste ?

Objet de toutes les interrogations et supputations, l’ancienne députée du Vaucluse est considérée par une partie des partisans du roi comme une alternative crédible à l’actuel occupant de l’Élysée. La petite-fille de Jean-Marie Le Pen est-elle pour autant monarchiste ? Elle cite volontiers Charles Maurras, Jacques Bainville, Jean Raspail, des références du royalisme français. Au sein de l’Institut des sciences sociales, économiques et politiques (ISSEP) qu’elle a fondé en 2018, elle est entourée de figures issues des deux tendances monarchistes qui s’affrontent pour le trône de France comme Yves-Marie Adeline, ancien président de l’Alliance royale, ou Sylvain Roussillon, un ancien cadre important de l’AF. Éduquée à l’école des dominicaines du Saint-Esprit, elle a même été citée en exemple par le prince Louis-Alphonse de Bourbon sur son compte twitter au plus fort de l’affaire Franco.

Pas loin d’elle aussi, le colonel Jacques Hogard, représentant du duc d’Anjou en France, venu jouer le conférencier l’année dernière. Et lorsqu’elle « redoute que la République efface la France », il n’en faut pas plus pour que les royalistes soient convaincus de son attachement à la monarchie « parce qu’elle leur ressemble ». Bon sang ne saurait mentir : son grand-père a toujours été entouré de royalistes, dont quelques-uns ont été élus députés sous les couleurs du Front dans les années 1980 et a consacré pas moins de 20 pages à Maurras dans le premier tome de ses mémoires. Pour l’historien Laurent Joly, Marion Maréchal « incarne l’héritage maurassien » et ses « propos ouvertement contre-révolutionnaires » la placent dans « cette génération saoulée par les valeurs de la république », ces royalistes qui rejettent les idées de 1789. [...]

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La Grande bouffe : vignobles, les petits s’envolent

Jusque dans les années 1980, en dehors du Bordelais, de l’Al­sace et de la Bourgogne et de quelques pépites ici et là, le choix était limité. Les petits vignobles, ceux qui avaient alimenté les gosiers des ouvriers et des hommes du peuple, dont le vin était vendu en pichet dans les bistrots, étaient condamnés à la dis­parition. Les habitudes alimentaires avaient changé, les goûts aussi. L’histoire semblait écrite : vins d’Auvergne, de Gaillac, du Languedoc et des Côtes-du-Rhône avaient en face d’eux le sort attendu des vignobles d’Argenteuil et de Suresnes, autre­fois abondants, désormais disparus. Il en fut tout autrement, preuve que l’innovation et l’attention portée aux besoins des clients permettent d’infirmer bien des destins fixés d’avance.

Le salut est passé par l’amélioration de la qualité : des cuves en inox, des jus mieux traités, des températures maî­trisées, un soin constant de la vigne, une attention portée lors des ven­danges, de meilleures extractions, une meilleure connaissance des produits phytosanitaires à uti­liser contre les maladies, etc. S’est ensuivie une adaptation de la communication. Le Beau­jolais avait ouvert la voie avec le beaujolais nouveau, aujourd’hui décrié, mais à l’époque véritable innovation culturelle qui permit à cette terre de se faire un nom et d’être apprécié par plusieurs générations. Le vin fut vendu en bouteille et non plus en vrac, les cuvées ont été rendues plus lisibles, le vin est monté en gamme et s’est diversifié autour des rouges, des rosés, des blancs et des crémants. [...]

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Les zéros sociaux : #100kgetsereine

« 50 kg et sereine », « 100 kg et sereine », « Plus de 70 kg et sereine », « Je suis fière de mes seins », « Aujourd’hui, je vous présente mon minou », etc. Oups, ce dernier hashtag n’existe pas. Du moins pas encore. On ne compte plus les opérations de photo-bombing, pas toujours avec des « bombes » au sens métaphorique du terme, sur Instagram ou Twitter. Les jeunes femmes sont en lutte contre le « bodyshaming », ou le fait de rendre honteux les gens parce que leurs corps ne correspondraient pas aux standards, qu’ils soient trop gros, trop maigres, couverts de pustules ou de poils roux.

La cause n’est pas indigne. Il est vrai que le harcèlement scolaire est un fléau, les jeunes différents ou présentant des difformités physiques évidentes étant souvent les cibles privilégiées des moqueurs. Mais pourquoi donc s’exhiber ainsi sur les réseaux sociaux ? Pourquoi faire d’une maladie – l’obésité morbide en est une – une fierté ? Une jeune femme souffrant d’anorexie mentale doit être soignée. Une jeune femme pesant 135 kg pour 1m60 doit aussi se guérir, ou tenter de le faire, quand bien même l’opération n’est pas toujours aisée. Est-il normal de peser plus lourd sur la balance qu’un talonneur fidjien ou le poids-lourd de MMA Francis N’Gannou en étant une gamine haute comme trois pommes ? [...]

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Tribune : Souveraineté nationale, la fuite en avant de l’Union européenne

« L’autonomie stratégique européenne » : en poursuivant cette chimère les instances européennes, à coups de rapports et de résolutions, sous couvert d’institutions européennes aux titres ronflants mais impuissantes, telles que la Politique de Sécurité et de Défense Commune ou le Service Européen d’Actions Extérieures, en usant de financements comme celui du Fond Européen de Défense, les parlementaires de la majorité, main dans la main avec la Commission européenne, s’attachent à dépecer méthodiquement les prérogatives régaliennes des nations pour les soumettre à la politique de l’Union européenne, qui n’est autre qu’une aventure fédéraliste n’osant pas dire son nom.

La doxa bruxelloise ne s’embarrasse pas de cohérence. Les solutions nationales s’imposent, aussi bien dans le monde que sur notre vieux continent. Les montées en puissance diplomatiques et militaires des nations ottomanes, russes, égyptiennes, chinoises ou iraniennes, héritières des grandes civilisations, en sont des illustrations difficilement discutables. Plus proche de nous, la récente vente des avions de combat Rafale à la Grèce, contrat conclu entre deux Nations souveraines, ne s’est pas embarrassée de considérations communautaires. [...]

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