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GameStop : les geeks étrillent Wall Street

Le costard et le clavier

On s'imagine souvent que les investissements en bourse sont réservés aux banques et aux traders. La bourse et ses arcanes ne se livreraient qu’aux avertis. Les traders représentaient la classe sacerdotale de la deuxième partie du XXe siècle : leurs codex complexes, à l’instar d’une pierre philosophale, font jaillir de l’or sur ces riches prêtres, qui prédisent le futur avec plus de précision qu’une Catherine Laborde. Un monde d’initiés où les gagnants marchent sur les perdants.

Le XXIe siècle voit monter en puissance des nouvelles technologies. Désormais, pour comprendre et contrôler le monde, il faut être bon en informatique, connaître le langage spécifique d’internet, coder un peu. Et en parallèle, être intransigeant sur les valeurs morales : transparence, justice, liberté. La culture web n’en est pas à son premier combat. Tout ce qui peut casser les pieds du système établi est bon à prendre. Avec une touche d’humour et d’autodérision en plus, s’il-vous-plaît. Deux mondes que tout oppose. Ce n’était qu’une question de temps. La puissance montante du geek et celle déclinante du trader ne pouvaient que s’affronter.

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Le coût des autres : Le progressisme subventionné

Nos gouvernants poursuivent leurs discours d’autosatisfaction concernant leur gestion de l’épidémie. Comparons quelques pays pour mesurer leur réussite. Au 13 janvier, la France pouvait s’enorgueillir de 68 060 décès. Cela revenait à 101 morts pour 100 000 habitants. Vu du gouvernement, ce succès a nécessité de mettre le pays à l’arrêt et de détruire l’économie. Bravo. À la même date, l’Allemagne avait déploré 41 799 décès, soit un taux de 50 morts pour 100 000 habitants. Moitié moins que la France. Bien fait. Ils n’avaient qu’à confiner plus tôt. Quid de la Suède qui ne confine pas ? Le 13 janvier toujours, avec ses 9 433 décès, elle affichait 94 morts pour 100 000 habitants, un taux inférieur de 8 % à celui des Français. Mais ça ne compte pas. Si, ça ne compte pas. Parce que. Et puis ils font beaucoup moins bien que leurs voisins Danois et Finlandais, alors qu’ils ne fassent pas les malins.

Un appauvrissement des Français

Au 1er janvier, le gouvernement a encore appauvri les ménages les plus modestes. Il a claironné une revalorisation du SMIC de 0,99 %. Grâce à dix centimes brut de plus par heure, il atteint désormais 1 554,58 euros par mois. C’est peu mais la Banque de France dit que l’inflation sera de 0,5 % en 2020 et de 0,6 % en 2021. La Banque de France, c’est celle qui disait à sa création en 2002 que l’euro allait améliorer et protéger l’économie française. On attend les calculs de l’INSEE. [...]

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Karl Zero : Pédophilie, l’enquête impossible

Vous avez enquêté sur la question de la pédocriminalité. Ce sujet, longtemps occulté, est aujourd’hui sous le feu des projecteurs à la faveur de l’affaire Duhamel ou du récent scandale du plasticien Claude Lévêque. L’an passé, Le Consentement de Vanessa Springora défrayait aussi la chronique. Êtes-vous surpris par ces révélations ?

Je ne peux pas vous dire que j’ai été surpris. Je me bats contre cette situation de non-dit depuis 20 ans. Enfin, la vérité « qui a pris l’escalier » arrive ! Il se trouve, le hasard faisant bien les choses, que j’ai publié avec Serge Garde et Homayra Sellier « 1 sur 5 », Manifeste contre la pédocriminalité en France (Télémaque) en décembre. Nous sommes à l’origine d’une pétition demandant aux politiques de reprendre dans une loi les 25 mesures de bon sens que nous proposons pour éradiquer ce véritable fléau. Le livre de Camille Kouchner tombe à pic parce qu’il permet de mesurer les ravages de ce « secret de Polichinelle ». Il agit comme un révélateur, du fait bien sûr de la notoriété des différents personnages cités. On a été surpris qu’un personnage comme Olivier Duhamel, aussi connu et puissant, soit mis en cause comme un citoyen lambda, mais la pédophilie et l’inceste touchent tous les milieux, sans exception. En l’espèce, il s’avère que le coupable appartient au haut du panier de la société, le top du top. Au-dessus de lui en France, il n’y avait que les nuages… et Dieu ! Et ça, c’est nouveau ! Jusqu’à aujourd’hui, on n’en parlait pas. Dès qu’un coupable était issu de la « bonne société », il passait au travers des mailles du filet, les médias étaient aux abonnés absents et les juges d’une clémence angélique ! Rétrospectivement, cela me fait froid dans le dos.

Des pédocriminels ont su « sataniquement » profiter du climat libertaire des années 60 et 70 pour faire passer leurs comportements criminels en revendications révolutionnaires

Je vais citer un exemple très simple et actuel : Olivier Duhamel a longtemps entretenu une grande proximité avec le Conseil constitutionnel, dont il rêvait d’être membre, et qui lui demandait son avis à tout bout de champ. Or, le 21 janvier sera votée au Sénat une loi censée fixer à 13 ans l’âge du consentement de relations sexuelles avec un adulte. Nous, nous sommes pour que cet âge soit fixé à 15 ans. Notre slogan est d’ailleurs très clair : « Avant 15 ans : c’est non ! » Parce qu’il est plus logique de le faire correspondre à l’âge de la majorité sexuelle. Si vous prenez les dernières grandes affaires pédocriminelles médiatiques, vous vous apercevez que les victimes avaient toutes moins de 15 ans : Victor Kouchner, Sarah Abitbol, Vanessa Springora ou Isabelle Demongeot. Eh bien, savez-vous pourquoi les élus vont s’accorder sur l’âge de 13 ans et non de 15 ans ? Je le tiens de l’aveu même d’un parlementaire : parce qu’ils ont peur du Conseil constitutionnel ! Peur que leur loi soit retoquée ! Et c’est des types comme Duhamel qui jugent ? On marche sur la tête ! En fixant la barre à 13 ans, on prive de nombreuses victimes mineures de la protection qu’on leur doit. Je me dis qu’un Conseil constitutionnel aujourd’hui débarrassé de l’envahissante présence d’Olivier Duhamel et de ses « précieux conseils » sera peut-être plus courageux. C’est le moment de passer à l’action ! [...]

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France, le tiers-monde pour terminus ?

La vanité française est proverbiale. Même démentis par les plus affligeantes réalités, nous autres Français conserverions la faculté de nous rengorger devant nos beaux miroirs. Or, jamais en France le mensonge embellissant ne fut plus malaisé qu’aujourd’hui. En quelques années, le déclin français s’est imposé comme une évidence. L’année passée aura constitué un tournant, et ce qui restera dans l’histoire comme « l’affaire des masques » en fut le révélateur. Plus largement, tous les récents indicateurs nous accablent : nous serons la dixième puissance mondiale en 2024, notre niveau en mathématiques, jadis l’objet d’une fierté légitime, est l’avant-dernier des pays de l’OCDE.

Déclassement qui se traduit également par un délabrement général observable au quotidien : métropoles sales, services publics en berne, misère croissante ; au plan intellectuel et moral même constat : surconsommation endémique de « chichon », de porno, de rap, de jeux-vidéo, illettrisme, complotisme, chute du quotient intellectuel, ultra-violence, désaffiliation généralisée. Partout la déglingue ! Et le confinement n’a pas montré tous ses effets… Comme si nous étions engagés dans un processus de sous-développement. Nous l’avons tant aimé le tiers-monde ! À gauche, à droite, chez les communistes, les catholiques, il aura cristallisé tous les fantasmes de l’intelligentsia française. Désormais, nous le rejoignons, tous ensemble et à grands pas. La France, ce bidonville en devenir.

C’est par notre irréalisme, l’oubli militant de nos intérêts vitaux, l’ignorance coupable des invariants du politique, dont le principal : le souci de la frontière, que nous fûmes – ou plutôt nos gouvernants successifs – les artisans de notre malheur

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Xavier Raufer : « Demain ça pourra être mon fils. Ou pire : ma fille »

Les faits-divers relatifs à des bandes en zones périurbaines sont nombreux, réguliers et croissants depuis quarante ans. Pourquoi les gouvernements n’ont-ils pas réussi à endiguer ce phénomène ?

C’est simple. Parce qu’ils ne peuvent pas, pour une bonne et simple raison. Je vais vous donner une explication très concrète. Un jour, j’ai communiqué avec un préfet de police de Paris. Il m’a dit qu’effectivement il avait lu des textes de trente ans qui décrivaient déjà une situation alarmante, laquelle n’a fait que s’aggraver, dans des termes clairs et précis. « Pourquoi ne faites-vous rien alors ? » lui ai-je demandé. Alors il m’a montré le fichier qui recoupe toutes les informations sur la délinquance dans Paris et sa petite couronne. Il a ensuite cherché tous les individus qui avaient plus de vingt-cinq ou trente contacts avec la police et la Justice, pour des faits tenant à la criminalité et violence de voie publique, pas les escrocs ou délinquants financier, mais ceux qui agressent des petites vielles, ceux qui pourrissent la vie des gens. Nous avons trouvé aux environs de trois mil qui correspondaient à ces critères, des multi-réitérants.

La fausseté du lien entre criminalité et chômage est démontrée. Même le pauvre Jospin l’a reconnu : diminuer le chômage ne change en rien la délinquance

On ne peut pas dire récidivistes, parce que ce terme signifie qu’ils ont été condamnés. Sur ces trois-mil, il y avait cinquante-neuf »Francaouis », c’est-à-dire des gens qui s’appelaient Dupont. Naturellement, il n’y avait pas le faciès : mais lorsqu’on retire les noms issus de l’immigration, on passe de trois mil à cinquante-neuf. Comme ces gouvernements sont tétanisés à l’idée de faire une peine, fût-elle légère, au dernier stagiaire à Libération, ils n’agissent pas. C’est tout.

Est-ce que la nature des violences de rue a changé, ou simplement a-t-elle augmenté en nombre et en surface ?

Ce qui a véritablement changé, c’est que maintenant tout le monde a une caméra dans sa poche. Donc ce qui était invisible auparavant devient maintenant très visible. En plus de ça, les pompiers, policiers et gendarmes qui en ont marre de se faire agresser, ont maintenant un outil de chantage terrible : ils peuvent faire fuiter des images de faits extrêmement violents. Des images comme celles de l’agression du petit Yuriy, éclatent à la face des gens. On ne peut plus dire, comme le disaient les petits sociologues gauchistes « mais ce sont des petits anges victimes du racisme et de l’exclusion ». Ceux qui ont vu les images de ce lynchage ne sont des victimes de rien de tout. Et ce type de lynchage se produit au quotidien dans la périphérie des grandes villes chaque jour. Celui-là s’est produit sous les caméras, dans un quartier très bien éclairé au coeur de Paris, par une bande que je ne qualifierai pas plus avant, mais dans laquelle il se pourrait que statistiquement il y ait moins de Berrichons qu’autre chose, a massacré un gamin : la vérité est cette fois impossible à éluder. Quand bien même il ne serait pas un petit saint, personne n’a à subir ça.

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Le regroupement familial, histoire d’une erreur française 1/2

Le regroupement familial est un mécanisme réglementaire permettant à un étranger bénéficiant d’un titre de séjour de faire venir son conjoint, ses enfants et de leur octroyer un titre de séjour de durée similaire. Dans les faits, cette procédure débouche souvent sur l’octroi de la nationalité française. Pour beaucoup, cette nouvelle voie d’immigration a été l’une des principales raisons de la descente aux enfers française. Le phénomène est pourtant bien antérieur au décret du 29 avril 1976.

Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, l’immigration (somme des personnes nées à l’étranger et résidant en France) était chiffrée à 2,5 millions par l’Insee, soit moins qu’à son apogée en 1930, qui était plutôt de l’ordre des 3,2 millions. C’est à partir de 1945 que l’immigration n’a cessé d’exploser, et non pas à partir du décret sur le regroupement familial : le pourcentage d’augmentation de l’immigration a même eu tendance à s’atténuer légèrement de 1975 à 1999, une baisse due à l'arrêt de l’immigration pour motif économique en 1974.

Dans quel contexte ce décret a-t-il été voté par VGE ? Alors que l'arrêt de l’immigration pour motif économique avait été instauré deux ans plus tôt, le décret venait réglementer de façon libérale la possibilité pour un étranger de faire venir sa famille en France. Il se donnait pour objectif d'encadrer un phénomène existant depuis plusieurs dizaines d’années, avec la volonté d’éviter l’arbitraire administratif caractéristique du système précédent. [...]

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Introduction à un grand destin enfoui

La catastrophe du Covid ressemble au dernier verre de l’alcoolique qui est toujours l’avant-dernier. L’obsession de préserver la vie conduit à l’éternel renversement des valeurs : la mort. On maintient dans la crainte. L’imaginaire est absolument négatif. Le poids d’être soi toujours plus lourd. On regrettera le parasitage et l’ennui sublime de Noël. Déconstruire 2020. Sacraliser la liberté de désacraliser. Et pour dire quoi, à la fin ?

La faillite du grandiose, la perversion de la charité, la perte de l’instinct. On le sait depuis Montherlant, la vie de beaucoup d’hommes ne vaut pas plus que la vie d’un goujon.

La société est la subjectivité absolue. On manque de plus en plus de flair dans nos masques. Les fêtes de Nouvel an sont meublées par le bavardage et les arrogances paumées. Nos esprits vont rapidement vers le minimal. La vulgarité est partout, étalage de cécité à soi-même, les ambiances rabougries. Tout le monde avec son mot à dire pour ne pallier qu’à la dialectique du manque. Les dissonances nous font souffrir physiquement. Que pouvons-nous encore avoir à échanger ? [...]

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La jeunesse en première ligne contre le projet de loi bioéthique

Le crachin froid du dernier jour de janvier sur la place Pierre-Laroque, qui borde le ministère de la Santé. Une tribune au fronton de laquelle on peut lire « Démocratie confinée, projet de loi à retirer », et où deux jeunes animateurs, un homme et une femme, symbole évident, haranguent la foule. « Strasbourg, Rennes, Angers, Lyon, Versailles, Bondy… » : les noms des soixante villes qui ont vu des manifestations ce week-end sont scandés avec énergie, comme pour consoler les quelques milliers de personnes (8200 selon les organisateurs, 1000 selon la préfecture) présents dans ce morne après-midi parisien, comme pour réveiller leur fougue. Cela compte, car ce rassemblement est le point d’orgue des mobilisations des 30 et 31 janvier ayant eu lieu dans toute la France avant l’examen du projet de loi de bioéthique devant le Sénat en deuxième lecture à partir de mardi. En période de virus, cette délocalisation du mouvement permet d’éviter les regroupements trop importants.…

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