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Les terfs sont-elles plus transphobes que les cis-normés ?

Dans un tweet, elle expliquait que les personnes qui ont leurs règles seraient forcément des femmes. On comprend la violence ressentie par les non cisgenres. Ces féministes extrémistes considèrent que se déclarer comme femme ne suffit pas à l’être. Elles pensent encore, en 2020, que posséder des organes génitaux masculins, une barbe, une voix masculine, suffit à catégoriser une personne en tant qu’homme, et refusent même aux femmes transsexuelles le droit de concourir dans les compétitions sportives pour femmes. Selon ces personnes, il s’agirait d’une nouvelle ruse masculine pour prendre possession des espaces dédiés aux femmes. Les personnes victimes de dysphorie de genre ont de quoi se faire du souci. [...]

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Pierre Robin : Giscarderies

Giscard est mort. Alors je revois brièvement le prin­temps précédant mon bac. L’ancien grand argentier de de Gaulle incarnait la jeunesse et la modernité, on voyait des jeunes bourgeoises et bourgeois avec le t-shirt pas encore collector « Giscard à la barre », on savait que des étoiles contem­poraines incontestables comme Bardot et Gainsbourg (le Gainsbourg de Melody Nelson !) suivaient son panache blanc. Ma petite sœur s’était rendue à son meeting parisien de 100 000 personnes. Moi déjà contre-cool j’avais préféré me retrouver avec 500 marginaux à celui d’un politicien à bandeau et tempérament de corsaire. Pas grave, ni ma sœur ni moi n’avions l’âge de voter.

Giscard élu, tout s’est lentement dégradé, surtout « à droite », entre Chirac enta­mant sa guerre de sécession populiste, et tous les sourires que VGE lançait à la gauche, histoire de rassembler deux Fran­çais sur trois. Et puis cette démagogie sur le dos d’éboueurs africains, cet accordéon de frime… Je crois qu’on n’a pas trop fait attention à son pire coup, le regroupe­ment familial, l’immigration étant encore, plus pour très longtemps, assez loin de nos portes. [...]

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Le secret néolibéral

Jean-Luc Gréau n’est pas un malappris, encore moins un fantaisiste. Il appartient au club, de plus en plus ouvert, de ceux qui, à une époque moins folle, eussent pu prétendre à une trajectoire intellectuelle parfaitement conformiste : économiste libéral de centre-droit, ancien conseiller au MEDEF, il présente toutes les garanties de la respectabilité la plus austère. Pourtant, cet ouvrage est celui d’un esprit hardi, une incitation au déniaisement économique et politique.

Le néo-libéralisme, né sur les décombres du socialisme, n’est pas, selon Gréau, le contraire du socialisme mais son envers. Il en épouse les traits, dont le principal : l’hégémonie d’une bureaucratie, en l’occurrence financière, que l’on pourrait qualifier de nomenklatura bancaire. Extérieure au monde de la production, celle-ci a créé une idéologie par laquelle elle maximise son pouvoir et partant, sa richesse. À leur insu, les traders s’apparentent donc aux techniciens du Gosplan. [...]

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Fratelli Tutti : De l’humain en temps de guerre 3/3

Dans son septième chapitre “Des parcours pour se retrouver”, le Pape aborde les liens entre la justice et la guerre. Tout en reconnaissant le principe de légitime défense inscrit dans le Catéchisme de l’Eglise Catholique, il déclare que « nous ne pouvons donc plus penser à la guerre comme une solution, du fait que les risques seront probablement toujours plus grands que l’utilité hypothétique qu’on lui attribue. Face à cette réalité, il est très difficile aujourd’hui de défendre les critères rationnels, mûris en d’autres temps, pour parler d’une possible “guerre juste”. Jamais plus la guerre ! » (242). 

Ces paroles peuvent surprendre et sembler manquer de lucidité si on les considère seulement comme un antimilitarisme naïf. Ne serait-ce pas de l'angélisme que de supprimer tout monopole de la violence légitime à l’Etat alors qu’existent tant de violences ? La nature humaine blessée par le péché originel et le mal que font librement certains hommes dans le monde n’obligent-t-ils pas les bons à prendre les armes pour défendre et protéger le bien qui leur est légué (terre, famille, peuple, paix sociale, etc.) ? Alors que le Pape lui-même affirme l'existence d'une « troisième guerre mondiale par morceaux », n'est-ce pas plutôt un acte de responsabilité que de partir en guerre pour y mettre fin ? Dès lors, comment comprendre ces paroles à l’ère des attentats-suicides, de la lutte contre le terrorisme et des opérations de maintien de la paix que la France poursuit en Afrique et dans le monde ? [...]

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Tribalisation de la France

Le retour des tribus est une vieille obsession française car elle constituerait un danger pour sa cohésion et son particularisme. Michel Maffesoli dans son célèbre Le temps des tribus : le déclin de l'individualisme dans les sociétés de masse pointait la nouvelle anthropologie post-industrielle dans une France vieillissante centrée sur les services, le tout encadré par « Big Mother ». L'individu n'aurait plus droit au chapitre dans la France de la fin du XXème siècle, et encore moins dans celle du XXIème. Tout serait désormais basé sur le groupe. Ce serait la fin de l'opinion personnelle, nous ne serions plus que des suiveurs, des « followers » comme on doit dire désormais. « Que penses-tu de ce sujet ? Attends, je regarde l'avis de mon clan et je te donnerai ensuite mon avis. » Hors du groupe, point de salut.

Dans notre résignation moderne nous pourrions nous dire : après tout, pourquoi pas ? N'en a-t-on pas soupé du monde individualiste à outrance ? Ne nous plaignions-nous pas de l'extrême solitude affective qui sévit dans les sociétés occidentales ? Les réseaux sociaux ne sont-ils pas la preuve que, tout de même, nous serions plus heureux dans notre tribu ? L'homme occidental est fatigué, qu'il se repose sur le clan. Que l'homme providentiel arrive pour nous guider ! Mais alors se pose la question de définir ce clan. Quelle est, en effet, cette tribu ? Sur quoi se fonde-t-elle ? La race ? Les idées ? La vision civilisatrice ? [...]

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Voltaire, Alain Soral des Lumières

Nos politiques et nos professeurs osent encore citer cet affabulateur antisémite et phallocrate, cet arriviste qui a toute sa vie méprisé les lumpenprolétaires et les racisé.e.s ! « Il n’est permis qu’à un aveugle de douter que les Blancs, les nègres, les albinos, les Hottentots, les Chinois, les Américains ne soient des races entièrement différentes. ». Voilà le vrai visage de la France qu’on célèbre encore aujourd’hui dans les salons de la République ! [...]

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Le Panthéon, fosse commune

Sur cet Olympe, Jean-Jacques Rousseau trône en Zeus, lui qui dans l’Émile se fit père de la misogynie – « les petites filles apprennent avec répugnance à lire et à écrire ; mais quant à tenir l’aiguille c’est ce qu’elles apprennent toujours volontiers » – et du patriarcat : « En devenant votre Époux, Émile est devenu votre chef ; c’est à vous de l’obéir, ainsi l’a voulu la nature ». En Poséidon, Jean Jaurès, jadis apôtre du colonialisme française d’autant que « la civilisation qu’elle représente en Afrique auprès des indigènes est certainement supérieure à l’état présent du régime ». [...]

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Guillaume Peguy, un royaliste légitimiste décomplexé

Fringant jeune homme en fin de vingtaine et le visage souriant, Guillaume a été désigné tête de liste de l’Union pour Vannes. Un mouvement hétéroclite issu de la droite conservatrice soutenu par le Parti Démocrate-chrétien de Jean-Frédéric Poisson, le Rassemblement national de Marine Le Pen et Rebâtir La France du général Didier Tauzin, qui s’est présenté aux dernières élections municipales mais dont les résultats ne lui ont pas permis de faire entendre un autre son de cloche au sein des institutions républicaines. En costume cravate, il ne cache rien de ses convictions royalistes « que chacun connaît pertinemment » précise-t-il. « Tout est né à partir d’un groupe d’amis provenant de la Faculté de droit de Vannes. Après quelques recherches, ils m’ont demandé si je voulais prendre le leadership de la campagne. J’y ai vu une opportunité d’ancrer le royalisme dans le présent et je me suis lancé » poursuit-il, ravi d’avoir rassemblé pas moins de 4% des voix sous son nom.

Depuis 1883, date à laquelle est mort sans enfant le comte de Chambord Henri de Bourbon, les monarchistes se sont principalement divisés en deux mouvances qui se disputent le trône de France vacant depuis presque deux siècles. D’un côté, les partisans de Jean d’Orléans, comte de Paris et de l’autre ceux de Louis-Alphonse de Bourbon, duc d’Anjou, deux branches concurrentes bien qu’issues du même rameau capétien. C’est ce dernier que soutient le futur gestionnaire de patrimoine, qui entend mettre un coup de pied dans la fourmilière de ses partisans, les Légitimistes (ou alphonsistes). Guillaume, qui a son point de vue sur cette querelle d’un autre âge, demeure pragmatique malgré ses propres affinités dynastiques. « Si les Français veulent un chef d’État fort, un leader reconnu sur un modèle constitutionnel, les sondages et les avis de l’opinion semblent aller dans le sens du comte de Paris » affirme-t-il, prenant le risque de froisser la Légitimité dont certains membres vouent une haine sans limite, parfois caricaturale, au descendant de Louis-Philippe Ier, dernier roi des Français. [...]

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