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Âge du consentement à 15 ans, une impossibilité légale ?

Jeudi dernier, le Sénat a voté à la quasi-unanimité la proposition de loi portée par la sénatrice Annick Billon (UDI) visant à protéger les jeunes mineurs des crimes sexuels. Ce texte propose de créer une nouvelle infraction criminalisant tout rapport sexuel entre un majeur et un mineur de moins de 13 ans en le punissant de 20 ans de réclusion criminelle. En clair, par ce texte, les sénateurs considèrent qu’il est impossible qu’un pré-adolescent ait un consentement éclairé et dénué d’emprise. Il s’agit d’une incontestable avancée : actuellement, la loi qualifie d’atteinte sexuelle sur mineur toute relation sexuelle consentie entre un majeur et un mineur sexuel. Ce délit est passible de sept ans d’emprisonnement et de 100 000 euros d’amende. Lorsqu’il n’y a pas consentement, il s’agit alors d’agression sexuelle ou de viol, s’il y a pénétration.

La proposition de loi n’a pas moins suscité de violentes réactions sur les réseaux sociaux, et pour cause : en adoptant le seuil de 13 ans, les sénateurs ont laissé entendre en creux qu’à partir de cet âge, le consentement d’un jeune adolescent est jugé recevable. Or, Alain Finkielkraut a été écarté de LCI pour avoir sous-entendu que cette question du consentement était effectivement envisageable dès 13 ans. Associé à la région Île-de-France, le Centre régional d’information et de prévention du sida (CRIPS) fait lui-même la promotion sur son site internet du consentement dès cet âge, via des jeux pédagogiques. L’affaire Duhamel ne s’inscrirait pas même dans le cadre du texte voté, la victime ayant plus de 13 ans à l’époque des faits. [...]

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Raisins solaires

Le vin est présent dans le Languedoc depuis vingt-huit siècles. Avec 320 jours d’ensoleillement par an, ce terroir est idéal pour la culture de la vigne. Chaque année, 15 millions d’hectolitres sont produits par 227 coopératives et 1 350 caves particulières. À l’échelle mondiale, le Languedoc est le plus grand vignoble d’un seul tenant. Gage de qualité, l’appellation d’origine contrôlée (AOC) se développe en Languedoc. L’AOC est un label permettant de certifier qu’un vin a été réalisé dans une même zone géographique et selon un savoir-faire reconnu. Présente depuis les années 30 dans le Bordelais et en Bourgogne, l’AOC est récente dans le Languedoc, mais prend de l’ampleur. Il existe aujourd’hui 23 AOC en Occitanie.

Plus de qualité, c’est aussi davantage d’éco­logie. En France, le Languedoc est la première région viticole en agriculture biologique. Un exemple parlant : les vignerons regroupés autour de l’appellation « Terrasses du Larzac » (Nord-Ouest de Montpellier), sont à 85 % des producteurs bio. La mondialisa­tion du marché du vin constitue à la fois une menace et une opportunité pour les vigne­rons. Se battre contre des vins chiliens, austra­liens ou californiens n’est pas chose facile pour une exploitation familiale. Toutefois des trésors sont cachés dans les vignes du Languedoc : un terroir, une histoire, des hommes. [...]

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Baudelaire, Haussmann et Hidalgo : l’urbanisme parisien sous Covid

L’urbanisme parisien a toujours obéi à deux impératifs : l’hygiène et le logement. Dans les années 60, le fer remplace la pierre, la tour, le toit. Un mouvement de grande ampleur naît de l’urbanisme sur dalle, freiné, dans les années 70 et 80, par un retour à l’urbanisme haussmannien. A partir de 1974, les tours sont abandonnées. On réhabilite l’îlot ouvert. Notre-Dame du Travail et sa charpente originale de fer (datant de 1902 !) fait bon voisinage avec la rue des Thermopyles fleurant la glycine. L’élan vert se poursuit. Paris respire, s’aère de squares, on plante des arbres. En 2000, Bertrand Delanoë veut relancer les tours : sans succès. La Petite Ceinture devient une promenade champêtre avec coquelicots et boutons d’or.

Madame Hidalgo, elle, voue Paris aux vélos, aux piétons et aux chantiers. La vague verte submerge tout. De là, des rues rétrécies et des places encombrées, comme celle du Panthéon, jonchée de lattes de bois, de pierres brutes en guise de bancs, d’arbres prisonniers. En été on s’y vautre, on y apporte son manger, les canettes vides jonchent le sol. Impossible de dormir pour les riverains. La maire, en revanche, ne soutient pas l’inscription des toits de Paris au patrimoine mondial de l’UNESCO, supprime les kiosques à journaux à l’ancienne ainsi que les colonnes Morris et privilégie, à la saison, les arcs-en-ciel sur les passages piétons. Paris est aux mains des bobos qui font pousser de la ciboulette sur leurs terrasses. [...]

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Thomas Baignères : « Avec OLVID, l’utilisateur est souverain sur ses propres données »

Votre communication présente Olvid comme « la messagerie la plus sûre du monde » ? Concrètement, qu’est-ce que ça signifie ?

Ce message peut en effet paraître outrancier, notamment auprès du monde de la recherche. Mais nous le défendons par un argumentaire technique. Tout comme sur WhatsApp, les messages échangés sur Olvid sont chiffrés de bout en bout : nous avons la capacité de chiffrer votre message avant qu’il ne quitte votre téléphone et de ne le déchiffrer que quand il arrive sur le téléphone de votre destinataire. Personne d’autre que lui ne doit pouvoir l’ouvrir, à l’inverse de ce qui se passe par exemple sur Telegram, où les messages sont déchiffrés et stockés en clair sur les serveurs par lesquels ils transitent. Mais là où Olvid se distingue, c’est en allant au-delà du simple chiffrement de bout en bout, en supprimant l’annuaire mondial sur lequel reposent toutes les messageries de ce type.

Celles-ci utilisent en effet l’identifiant numérique associé à votre numéro de téléphone ou à celui de vos interlocuteurs pour construire la clef de voûte de leur système. Cela pose deux problèmes : d’abord, un numéro de téléphone est un très mauvais identifiant car il dépend de votre opérateur ; ensuite, comment sécuriser les serveurs qui renferment les identifiants de milliards d’utilisateurs ? Si vous utilisez Olvid, vous verrez que, pour préserver la sécurité de vos identifiants, nous vous demandons un petit travail : vous mettre vous-même en relation avec votre interlocuteur par l’échange de codes. A aucun moment ne sont demandés ni votre numéro de téléphone, ni votre identité. Olvid ne conserve ainsi aucune donnée liée à un compte individuel. En ayant supprimé tout tiers, l’application vous offre de facto un canal à la fois authentique et confidentiel. L’utilisateur est donc souverain sur ses propres données, qui n’appartiennent à personne d’autre. Vous pouvez quitter Olvid quand vous voulez, il vous suffit de supprimer l’application, sans craindre de nous laisser des données ! [...]

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La France se défait sans roi

Des Capétiens aux Bourbons en passant par les Valois, la monarchie a construit et façonné la France. Ce magni­fique ouvrage illustré vous entraîne à la découverte des trésors de notre patrimoine national, dans les pas de nos rois et des grands personnages de l’état. Dimitri Casali, écrivain et essayiste, nous convie à un voyage dans le temps et nous fait pénétrer, pages après pages, dans l’intimité de cent monuments, cathédrales, châteaux-forts, donjons, villes fortifiées et autres palais qu’il a sélectionnés. [...]

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L’Inconomiste – Les monnaies locales complémentaires, vers l’économie de demain

Elles fleurissent un peu partout sur le globe depuis la crise des subprimes et la disgrâce du capitalisme financier qui en fut la conséquence. Né en France au milieu des années 2000 avec le projet SOL, le mouvement a pris une vigueur particulière depuis la création de l’abeille à Villeneuve-sur-Lot au tournant de la décennie. De l’héol brestois au stück strasbourgeois, de l’agnel rouennaise aux roues provençales, les monnaies locales complémentaires (MLC) se sont incontestablement fait une place dans les complexes structures économiques de notre époque, et le phénomène n’en est qu’à ses balbutiements. À l’heure actuelle, on dénombrerait 82 monnaies locales, couvrant 37 % des communes et faisant de la France le pays qui en compte le plus, alors qu’une cinquantaine d’autres seraient en projet. Le nombre d’adhérents, de l’ordre de 35 000, reste pourtant faible.

Mais qu’est-ce qu’une monnaie locale ?

Une monnaie locale est une monnaie complémentaire à la monnaie institutionnelle, portée par des acteurs associatifs et restreinte à un territoire limité. Elle permet d’y payer des achats de biens et de services aux microentreprises et PME locales dans le cadre d’une économie de circuits-courts. Loin de se retrouver en un modèle unitaire, les monnaies locales diffèrent très largement par leur superficie de circulation, leurs rapports à la monnaie institutionnelle, leur volume d’utilisation et leurs caractéristiques monétaires.

Elles partagent un objectif commun : dynamiser l’économie locale et enrayer le processus de désertification des zones rurales et des villes moyennes, cette hémorragie française qui ne cesse de s’amplifier depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale

Mais elles partagent toutes un objectif commun : dynamiser l’économie locale et enrayer le processus de désertification des zones rurales et des villes moyennes, cette hémorragie française qui ne cesse de s’amplifier depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Leur émergence spontanée a été reconnue juridiquement par la loi du 31 juillet 2014 relative à l’économie sociale et solidaire. Toute monnaie locale doit s’échanger avec l’euro au taux d’un pour un, et doit respecter quelques règles édictées par la Banque de France, telles la constitution d’un compte de réserve, l’interdiction de rachat de MLC en euros (sauf pour les professionnels) et la tenue à jour de liste d’utilisateurs. [...]

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Le féminicide est-il de droite ?

Je me suis rappelé ces femmes abattues à Nice, le 29 octobre, toutes les deux frappées dans une église. J’ai tapé « Nice, féminicide ». Nice-Matin m’a révélé qu’il y avait bien eu un féminicide à Nice, en 2017. Les victimes du terrorisme ne sont pas des fémini­cides. Ou pas encore. Il va falloir encore un peu de temps aux féministes pour réclamer qu’on distingue, dans les victimes du terrorisme, les femmes des hommes. Ou peut-être ces deux femmes ne sont-elles pas assez femmes parce qu’elles ont été assassinées dans une église ?

On savait déjà qu’elles valaient politiquement peu de choses, comparées à Samuel Paty, à en juger par la seule mesure de l’intensité des réactions politiques, parce qu’elles étaient catholiques, ou supposées telles, et que s’émouvoir du sort d’un catholique, en France, même assassiné par un terroriste, même s’il s’agit d’une femme, est quand même très périlleux. C’est attenter à la laïcité que de prétendre mettre sur un pied d’égalité le catholique et le citoyen lambda. [...]

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Affaire Yuriy, cachez cet ensauvagement que nous ne saurions voir

Alors que la question que tout le monde se pose est de savoir quel est le meilleur choix entre masques en tissus et masques FFP2, alors que Cyril Hanouna demandait vendredi soir à la jeune Thaïs d'Escufon, venue mettre en garde contre le risque terroriste et migratoire dans les Pyrénées : « Vous voyez ce qu'il se passe dans le monde ou vous êtes dans votre truc ? » ; l'affaire Yuriy a frappé avec fracas à la porte du tribunal médiatique, l'affaire Yuriy est venue rappeler à certains la réalité de ce qu'il se passe effectivement dans notre pays.

Vendredi 15 janvier, Yuriy et l’un de ses amis se font accoster, sur la dalle Beaugrenelle dans le XVe arrondissement de Paris, par une dizaine de racailles, vraisemblablement à la recherche d'une bande rivale. Rapidement, le jeune homme de 15 ans se retrouve à terre, lynché par la meute, chacun y allant de son coup de pied, de son coup de poing, s'acharnant sur le corps déjà inanimé. Laissé pour mort, il est resté une semaine dans le coma et est encore, à l'heure où ces lignes sont écrites, entre la vie et la mort. [...]

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