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Lettre de Mgr Ginoux aux prêtres et aux paroissiens

A Messieurs les curés et aux Paroisses

                                            Chers frères prêtres, chers paroissiens,

Dans les toutes récentes décisions du gouvernement nous sommes obligés de prendre note des restrictions qui concernent les messes publiques. Je déplore profondément que le gouvernement refuse d’entendre l’Église Catholique et les autres cultes et ignore ouvertement  ce que signifie pour nous l’Eucharistie. Limiter, sans tenir compte du lieu, à 30 fidèles la participation à la messe est une atteinte à la liberté de chacun.

Le Concile Vatican II rappelle que « l’accès libre aux sacrements dérive directement du droit à la liberté religieuse » Déclaration sur la liberté religieuse n°13.Le texte ajoute « que l’Église jouisse de toute la liberté d’action dont elle a besoin pour veiller au salut des hommes ».

De la loi de Séparation de l’Église et de l’État (1905) résulte que le gouvernement n’a pas à intervenir dans le culte ni dans ses modalités, étant sauf l’ordre public.

L’IncoDico – le mot du mois : Attachiantes

« Catherine, 50 ans et divorcée deux fois de deux gros cons. Oui, je suis un peu fofolle, un peu fun, attachante… et un peu chiante. Attachiante ? Ça me correspond bien. Attention : qui s’y frotte s’y pique ! » peut-on lire sur des dizaines de milliers de profils de sites de rencontres. Des femmes se sont trouvé un trait de caractère fondamental qu’elles ont résumé en un néologisme qui les unit toutes : attachiantes. Dans ce mot, ce n’est pas la première partie qui est à retenir, c’est la seconde. Elles sont d’abord et avant tout chiantes, casse-bonbons, casse-noix, casse-couilles.

Lire aussi : L’IncoDico – le mot du mois : Sah[...]

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Mgr Marc Aillet : « C’est un affront public fait aux cultes »

Ce matin, le Premier ministre Jean Castex a annoncé les messes seront limitées à 30 fidèles jusque mi-décembre, et ce alors que la période de l’Avent commence. Quelle a été votre réaction ?

J’ai été sidéré, d’autant que ça remet en cause la parole présidentielle. Le président de la République a assuré à Monseigneur de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques, mardi soir après avoir été interpellé par ce dernier, qu’il allait donner des directives à son gouvernement pour réviser cette jauge et en établir une plus réaliste, même si elle demeurera stricte, en deux temps pour la reprise dès le 28 novembre et puis le 15 décembre. Mais finalement, je vois que rien n’a bougé. Cette annonce met donc en cause la fiabilité de la parole présidentielle d’une part, et montre le mépris – je ne vois pas d’autre mot à employer – pour des millions de croyants qui sont privés de cette liberté essentielle qui est la liberté de pratiquer le culte, comme si les cultes n’avaient aucun intérêt dans la société. On savait déjà que ça n’était pas considéré comme étant une chose essentielle pour le gouvernement technocratique, mais c’est un affront public fait aux cultes que de leur imposer une jauge qui est absolument irréaliste et inapplicable comme l’a déclaré la Conférence des évêques de France à l’issue de ce discours.

La Conférence des évêques a-t-elle été consultée par le gouvernement avant cette annonce ?

Mardi soir, Emmanuel Macron a appelé à 23h44 le président de la Conférence des évêques de France en lui disant qu’il croyait que c’était la Conférence qui avait convenu de cette jauge de 30 personnes avec ses services. Et qu’il allait donner des directives à son gouvernement pour qu’une jauge plus réaliste soit établie. Mgr de Moulins-Beaufort a publié tout ça de manière officielle hier matin. Donc là, on est vraiment dans un flou artistique qui est quand même étonnant. Je pense qu’il y a du mépris. En plus, Jean Castex ose dire pour justifier cette mesure qu’il est bien connu que les lieux de culte sont des lieux de grande contamination. D’où est-ce qu’il sort ça ? Aucune étude ne l’a précisé, et il parait évident qu’aucun cluster n’a été identifié dans nos assemblées, ce qui serait pourtant facile puisque ce sont des fidèles habitués qui fréquentent nos églises et qui se connaissent tous. Il n’y a jamais eu de cluster identifié, donc je voudrais bien qu’il apporte la preuve précise, statistique et scientifique pour pouvoir avancer une telle contre-vérité. [...]

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Maradona, le gamin en or

De Naples à Buenos Aires en passant par Soweto, Alger, Mexico, Barcelone ou Téhéran, Maradona était aimé et admiré, pour ses prouesses sur les terrains comme ses frasques en dehors. Hormis en Angleterre - pays qu’il a privé d’une première demi-finale depuis la Coupe du Monde 1966 en 1986 avec sa « main de Dieu » avant d’inscrire un but individuel en forme d’exploit homérique, dans le contexte particulier qui faisait suite à l’humiliation de la Guerre des Malouines – et en Italie du Nord, le numéro 10 sud-américain suscitait un culte quasi religieux, irrationnel.

Tout lui était pardonné : la consommation de cocaïne et de prostituées, ses liens avec la camorra napolitaine, ses ménages chez les dictateurs luttant contre l’impérialisme américain dans le monde entier, ses crises de colère, ses prestations moyennes en tant qu’entraîneur de l’équipe d’Argentine qu’il a conduite à une défaite cruelle contre l’Allemagne en 2010 lors de la Coupe du Monde sud-africaine, ses élans mystiques et ses accès de violence. On lui pardonnait parce qu’il était humain, simple humain doté d’un don du bon Dieu. [...]

Éric Didio : « CredoLending, c’est un peu le banquier des projets chrétiens ! »

Il y a deux ans, vous présentiez à L’Incorrect CredoFunding, qui permettait de mettre en relation des porteurs de projet avec des donateurs. Aujourd’hui, vous lancez CredoLending : quoi de neuf ?

CredoLending, c’est un peu le banquier des projets chrétiens ! C’est une marque de CredoFunding qui offre, d’un côté une solution de financement aux porteurs de projets qui œuvrent dans la communauté chrétienne et plus largement au service du bien commun, et d’un autre côté la possibilité à chacun (personnes physiques ou personnes morales) d’apporter les ressources financières nécessaires à ces projets en investissant dans des projets sur la plateforme CredoLending.fr. Autrement dit, nous faisons l’intermédiaire entre le financé et le financeur. Nous sommes très attentifs à l’analyse des projets sélectionnés en amont afin de s’assurer d’un modèle d’affaires pérenne garantissant une bonne finalité de chaque opération.

Comment en êtes-vous venu à lancer le prêt ?

Jusqu’en 2015, les banques avaient encore le monopole. Devant les 5 000 milliards d’euros d’épargne des ménages en France, il paraissait intéressant de proposer une autre voie que celle classique des placements bancaires. Alimenter en ressources financières les initiatives fécondes de la communauté chrétienne autrement que par le don permettait d’augmenter significativement les leviers des collectes et ainsi accompagner dans leur développement encore plus de projets avec des moyens plus conséquents. [...]

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Sauvez la planète, gardez vos couilles au chaud !

Espace Diversités Laïcité de la ville rose s’est fait une spécialité de dépenser l’argent public de la manière la plus absurde. Lieu d’accueil et d’information assurant les permanences juridiques du CRAN, du défenseur des droits et des associations LGBT, ce site de 2 200 mètres carrés dans le quartier Saint-Aubin sert aussi de lieu de réunion à la Mission égalité diversités ou encore au Conseil toulousain des résidents étrangers.

Au rez-de-chaussée, se trouve un « bureau de permanences d’accès au droit ». Au deuxième étage, le centre LGBT. Les troisième et quatrième étages accueillent les bureaux de la Mission égalité diversités. Origine et immigration, droits humains, genre et orientation sexuelle constituent l’essentiel des activités de cet endroit richement doté.

Nouveaux venus sur le marché du féminisme intégral, les passionnés de contraception masculine se font connaître depuis quelques années. L’an passé, La République du Centre consacrait un article au « slip contraceptif promu par le Planning familial du Loiret » créé par le collectif Tomas Bouloù (remonte-couilles en breton), allant à la rencontre des hommes venus confectionner eux-mêmes leur petit string thermique au Centre régional d’information jeunesse de cette bonne ville d’Orléans, où les pucelles ne sont plus légion. [...]

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Mgr Ginoux : « Je demande aux fidèles d’envahir les églises ce dimanche ! »

Emmanuel Macron a annoncé hier soir la reprise des messes à partir du 28 novembre, mais avec une limite de 30 fidèles par office. Comment avez-vous réagi à cette annonce ?

Les églises étaient ouvertes, des messes y étaient célébrées à condition qu’il n’y ait pas de public, ce qui est un peu difficile puisque nous ne pouvons pas chasser des gens. Ce que le président de la République a annoncé, c’est qu’à partir du 28 novembre, mais peu en peu et en s’élargissant, les messes pouvaient redevenir publiques à condition qu’elles ne rassemblent pas plus de 30 personnes. Cette injonction ne peut être admise parce qu’elle est insupportable. Comment voulez-vous que l’on compare un petit oratoire et une cathédrale de 1000 places ? Cette déclaration est absurde parce qu’elle ne tient pas compte de la réalité. Ma réaction a donc été l’étonnement et l’incompréhension. 30 personnes dans la cathédrale de Montauban où il y a 800 places, ce n’est rien. On ne peut pas croire qu’il est impossible d’accueillir plus de monde. La demande gouvernementale ne peut pas être réalisée par l’évêque que je suis, car elle est irréalisable et insensée.

Il y a d’autre part une loi de séparation de l’Église et de l’Etat qui nous rappelle que le gouvernement n’a pas à nous dire ce que nous devons faire dans nos églises. Nous n’avons pas à faire la police, à dire comment ces 30 personnes seront choisies. Nous savons que ça se fait dans certains pays mais nous n’avons pas les mêmes réalités ici en France en matière de pandémie, d’églises et de public. C’est soit on interdit toute messe publique, soit on ouvre largement en prenant soin d’écouter ce que les cultes rassemblés avaient défini, à savoir 30 % d’occupation de l’édifice. À Montauban, je pourrais alors envisager d’avoir environ 250 personnes dans l’église, ce qui est correct. À la campagne, on pourrait accueillir 30 personnes pour 100 places assises.

Hier soir à 23h44, le président de la République a téléphoné au président de la Conférence épiscopale pour dire qu’il s’était trompé et qu’il avait été mal renseigné sur le nombre 30. Là où nous parlions de 30 %, lui parlait de 30 personnes

[...]
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C’est difficile d’être « entendu » quand on étouffe la colère de ses ouailles

C’est ce qu’a dit le président Macron hier soir à la télé. A peine avait-t-il coupé son micro que c’était le branle-bas de combat chez les évêques. Ça dégainait du tweet et du communiqué, ça râlait sur BFM et CNews en mode pas content, y en a même certains qui se risquaient à menacer de…bah justement on ne sait pas trop quoi, mais ça pointait de l’index avec conviction. Et les autres cultes ? Silence radio. Remarque c’est mieux. La dernière fois qu’ils l’ont ouverte, c’était pour regretter « que l’Église catholique ne se considère pas, dans la crise sanitaire actuelle, comme un culte parmi d’autres?». Le genre de fulgurance qui donne envie à un lecteur de La Croix de faire le pélé de Chartres sur les genoux et de communier sur la langue.

« Stricte limite de 30 personnes pour les messes » a généreusement expliqué le président. Ça laisse de la place pour convier un car de migrants à la messe de Vernoux en Vivarais. Par contre à Saint-Sulpice, je ne vous raconte pas le merdier. Quelques curés réfléchissaient déjà à un tri par quête, d’autres par ordre alphabétique et certains rêvaient d’un effet « black Friday » (oubliant qu’il n’y en a qu’un et que c’est trois jours avant Pâques) en n’ouvrant les portes qu’à la dernière minute. On ne va pas tortiller du clavier, cette mesure est complètement conne. Mais nous sommes en France, on ne sait pas faire de la mesure personnalisée, sauf pour la TVA. Tout le monde le sait, sauf nos évêques. Ces grands négociateurs. Ils nous avaient promis pourtant. Y a même Monseigneur Aupetit qui, fidèle à sa promesse d’avril dernier, a aboyé dans le micro de Radio Notre Dame. Bon, on ne pensait pas que ça allait être contre son troupeau, mais il a aboyé, fustigeant ceux qui font leur « petit business » alors qu’une négociation était en cours. Tout comme Monseigneur Michel, évêque de Valence » qui expliquait qu’« il est préférable que nous prenions le chemin du service, du dialogue et de la fraternité, plutôt que le chemin de la confrontation ». Les cathos ont vu le résultat.

Lire aussi : Retour de la messe : les jeunes catholiques ne désarment pas [...]

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