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PSG / Baksasehir : l’antiracisme devenu fou

Affiche peu attendue, le dernier match au Parc des Princes de la première phase de la Ligue des champions devait opposer le grand PSG au modeste club stambouliote de Basaksehir, directement lié au pouvoir exécutif turc. En effet l’Istanbul Basaksehir est le club préféré du président Recep Tayyip Erdogan, proche de l’actuel président du club Goksel Gumusdag qui dirigeait auparavant la fédération turque de football. Un club bien en cour au cœur d’un pouvoir à la dérive autoritaire, ne manquant jamais une occasion d’attaquer la France et l’Occident par des déclarations tapageuses témoignant d’une fuite en avant censée masquer le déclin économique turc auprès d’une population probablement plus consciente de ces difficultés que la diaspora turque présente en Europe. Mais passons, ce qui nous intéresse aujourd’hui est tout autre. Mardi 8 décembre, quelques minutes après le début de cette rencontre footballistique, un incident majeur a éclaté conduisant à l’interruption du match et à son report mercredi 9 décembre.…

Libertés et soumissions

La première, tenue par la gauche républicaine et la « droite molle », place la liberté d’expression comme valeur indépassable dans la République avec son corollaire du droit au blasphème. S’arroger le droit presque divin de critiquer et ridiculiser les religions serait une preuve absolue de la grandeur d’une civilisation. Et puis après tout ce que les cathos ont supporté, les nouveaux arrivants, devant la grandeur de notre modèle social, devront bien s’y soumettre également. « D’un côté on te donne le RSA, de l’autre on moque ton prophète ». Et bien entendu, à l’instar de Le Drian, ministre des Affaires étrangères, il est interdit de faire un rapprochement quelconque entre terrorisme et immigration. Car c’est bien là le verrou à faire sauter.

La stratégie du pays inclusif

Finalement, le meurtre de Samuel Paty n’aura fait que renforcer cette vision du monde datée. Le corps enseignant, habitué au « pas de vague », ne verra pas le rapport entre immigration et terrorisme, mais entre religion et violence. Nous pourrions lui conseiller la lecture de René Girard. Ainsi comprendrait- il que le cultuel est toujours premier face au culturel, et que la violence religieuse est créatrice de civilisation. La clé de voûte de ce passage est la violence sacrificielle. La France se fondant sur le sacrifice du Christ rédempteur et la fin de la vision de l’ordo ab chaos archaïque, proposait alors une vision du monde linéaire vers le moins de violence possible. L’islam, quant à lui, effectue un retour au primitif et a besoin de voir le sang couler pour coaguler son clan et imposer sa loi. [...]

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Affaire PSG – Basaksehir : quand la gauche choisit ses victimes

D’abord une dépêche. « Un gilet jaune agresse des policiers sur un pont, il frappe l’un d’eux à plusieurs reprises au visage. » Puis, très vite, les images tournent en boucle sur toutes les chaînes d’info. On y voit un homme coiffé d’un bonnet noir, garde haute, distribuant des enchaînements droite gauche à un cordon de CRS qui recule. Les plateaux télés sont en éruption, politologues et criminologues se succèdent et hurlent à la mort, on annonce que toutes les polices parisiennes sont à la recherche de ce Lee Harvey Oswald, rapidement surnommé « le boxeur des gilets jaunes ».

Identifié dans la soirée, Christophe Dettinger a fait oublier Mohammed Merah et les frères Kouachi, il est devenu la personnalité détestée des Français, et même nous, les mauvais garçons de droite, réclamions sa pendaison sur la place de la Concorde pour avoir martyrisé l’uniforme dont le drapeau bleu blanc rouge est cousu sur la poitrine, juste au-dessus du cœur. Puis, au petit matin, un frémissement. Une vidéo Twitter montrant la scène dans son ensemble sema le doute. À midi, alors que d’autres vidéos étaient arrivées, la vérité était rétablie. Dettinger avait été gazé et matraqué, s’était défendu, et avait défendu les autres.

Lire aussi : Jérémy Bouhy : Monsieur l’agent

Je vois dans cette navrante histoire un parallèle frappant avec la polémique née du match PSG - Basaksehir mardi soir. D’abord les incantations et gémissements de tous les chroniqueurs RMC en direct ; puis les chaînes d’infos qui s’emparent de l’affaire, les réactions horrifiées des responsables politiques, le journal L’Équipe qui remplit 4 pages de titres dégoulinants d’indignation le lendemain matin. Puis, à peine 24 heures après... Twitter. On découvre qu’à la deuxième minute du match, l’entraîneur adjoint de Basaksehir insulte l’arbitre (roumain également), le traitant de « gitan ». Une fois, deux fois, trois fois. Au bout d’un quart d’heure, alors que l’arbitre demande à son assistant « qui m’insulte ? », celui-ci lui répond « le noir », dans leur langue. « Negru ».

Au moment où j’écris ces lignes, je précise qu’au lendemain des révélations par les réseaux sociaux de ces nouveaux éléments, aucun média mainstream n’y a pour l’instant fait allusion. Plusieurs remarques. Comme l’explique Gilles-William Goldnadel dans Névroses Médiatiques, le monde est devenu une foule déchaînée, qui juge dans l’instant, sans aucune connaissance des faits ni le moindre recul. Le procès Daval le mois dernier nous l’a confirmé, 65 millions de Français avaient leur avis quant au déroulé du drame et à son origine, bien avant que l’affaire ne soit jugée par les assises de Haute-Saône.

Il fallait donc la conjonction de ces deux facteurs – que « gitan » soit prononcé par un noir et « le noir » par un blanc – pour que la machine s’emballe et que les idiots utiles du système médiatique récitent par cœur la partition écrite par d’autres

Dans L’empire du politiquement correct, Mathieu Bock-Coté dresse le constat selon lequel c’est aujourd’hui la gauche qui tient les rênes du débat public, dont elle fixe le cadre, dicte les règles, et établit ce qui doit générer ou non l’indignation. Par « gauche », entendons le courant progressiste et décolonial (féminisme, antiracisme, etc) qui balaye le monde occidental et dont les groupes de presse sont les petits soldats zélés, non par conviction idéologique mais par peur des représailles, notamment la perte de partenaires commerciaux. Dès lors, chaque fait d’actualité générera ou non un torrent de réactions indignées, mais le déclencheur ne sera plus ce qui a été dit, mais « à qui » et « par qui ».

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La grande pitié des bourgs ruraux

« Sauver nos commerces » relève pour certains maires « de l’urgence ». Le second confinement va « les tuer ». On dit que le virus atteint les patients ayant des « facteurs à risque » ; autrement dit, les plus fragiles. Et le commerce de centre-ville présente de nombreux facteurs de comorbidité. Beaucoup de bourgs fantômes dans les villes moyennes font peine à voir : vacances prolongées, patrimoine à l’abandon, alors qu’ont poussé comme des champignons des zones commerciales et industrielles.

Le résultat de politiques aventureuses

Longtemps présenté comme « une évolution naturelle », le grand déménagement des centres-villes vers les périphéries procède en vérité d’une volonté politique. Amorcée par la technocratie gaulliste – et son étrange folie des grandeurs urbanistique – elle fut aggravée par la libéralisation des grandes surfaces sur lequel le législateur était pourtant resté longtemps vigilant. En 2007, une nouvelle loi visait à « moderniser l’économie » pour « le seul profit du consommateur. » « En intensifiant la concurrence entre les enseignes de la grande distribution, le gouvernement d’alors espérait créer une relance de l’économie. Ce fut un échec. La relance ne s’est jamais produite mais la libéralisation des implantations et la guerre des prix, elles, ont littéralement bouleversé le paysage », précise Franck Gintrand. [...]

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La liberté, pour quoi faire ?

« La liberté, pour quoi faire ? » C’est ce que répondait Lénine aux socio-démocrates qui lui reprochaient, lors de la révolution russe d’octobre 1917, d’avoir confisqué le pouvoir à son profit et de l’exercer en tyran au nom du parti bolchévique. « Le peuple n’a pas besoin de liberté, ajoutait Lénine dans L’État et la Révolution, car la liberté est une des formes de la dictature bourgeoise ».

« La liberté, pour quoi faire ? » C’est également le titre d’un ouvrage posthume de Georges Bernanos issu d’une conférence prononcée au sortir de la Deuxième Guerre mondiale où l’écrivain, reprenant la phrase terrible de Lénine, lui donne un sens tout particulier. Si la victoire du monde libre sur la servitude du nazisme ne sert qu’à devenir esclave d’une technique qui broie toujours plus la personne humaine, alors vaine est notre victoire : « La pire menace pour la liberté, explique Bernanos, n’est pas qu’on se la laisse prendre, – car qui se l’est laissé prendre peut toujours la reconquérir – c’est qu’on désapprenne de l’aimer, ou qu’on ne la comprenne plus ».

Lire aussi : Le blasphème, nouveau droit de l’Homme ?[...]

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La tragédie Daval

Le samedi 28 octobre 2017 disparaissait Alexia Daval, partie faire son jogging matinal. Son corps est retrouvé deux jours plus tard, calciné et caché dans un bois près de Gray, en Haute-Saône. L’examen post-mortem montre que le décès de la victime est dû à des coups et à un étranglement. La nouvelle suscite rapidement l’indignation, et pose la question des risques encourus par les femmes pratiquant la course à pied, interrogation légitime qui avait déjà été soulevée par les cas de Milly la Forêt en 2009 et plus récemment du viol de Marcq-en-Barœul.

Très médiatisée, l’affaire Daval donne lieu à de nombreux rebondissements, notamment de la part de Jonathann Daval, le conjoint d’Alexia, qui devient rapidement le principal suspect du meurtre. Suite à la disparition, il s’est montré proche de la famille d’Alexia, et était présent aux marches blanches. Mais tout change lorsque les gendarmes l'arrêtent le 29 janvier 2018 et lui font avouer un « étranglement accidentel », qui avait pour but originel de contenir sa femme en proie à une « crise extrêmement violente ». Mais, cinq mois plus tard, il revient sur ses premiers aveux et affirme subir un « complot familial ». Il accuse le mari de la sœur d’Alexia Daval, Gregory Gay, d’être l’auteur du crime. Cinq longs mois encore sont nécessaires avant que Jonathann, le 7 décembre 2018, n'avoue à nouveau son crime.

Lire aussi : Victimisme, justice et tribunaux [...]

Cherbourg : Ville moyenne pour classes supérieures

Le 1er janvier 2016, Cherbourg-Octeville fusionnait avec quatre de ses communes limitrophes pour devenir Cherbourg-en-Cotentin. Administrativement, la ville montait en gamme, passant de 38 000 à 79 000 administrés. Le nouveau nom insistait sur l’enracinement normand. Dans ses pratiques, la ville s’urbanise pourtant davantage. Sur les étals : des bières artisanales, des concepts bio pour le déjeuner, la boutique City Bike et ses vélos à 3 500 euros… Les produits répondent à une demande nouvelle des consommateurs locaux alors que les escales de paquebots aux dimensions remarquables remplissent les commerces et troquets de touristes, lesquels font entendre aux passants les langues du vaste monde.

Cherbourg by night

« Les Cherbourgeois – notamment les jeunes – se prennent pour ce qu’ils ne sont pas », grogne un des derniers rentiers du centre-ville. Ces « jeunes » apparaissent nombreux sur Instagram ou Tiktok en y faisant des grimaces et génuflexions ; la mine réjouie et des hashtags qui accrocheront – pensent-ils – leur ville à l’archipel festif numérique et métropolitain : fitnessCherbourg, Cherbourg Story, Cherbourgbynight

Comme beaucoup de préfectures et sous-préfectures, la ville monte en gamme et devient attractive. Elle attire un public venu de la grande ville que l’on voit désormais en pantalon rouge ou en Ralph Lauren

Si ses habitants semblent désormais convaincus de vivre dans une métropole branchée, Cherbourgbynight revient de loin. « Dans le vent », la ville l’est depuis toujours et littéralement : elle a longtemps souffert d’être associée à la pluie, à l’ennui et aux rigueurs climatiques des ports de pêche. Les badauds se souviennent d’une époque vieille de cinq ou dix ans seulement où « la ville s’éteignait à 19 heures », et où les frais bacheliers ne « rêvaient que de partir pour faire leur vie ailleurs ». Les captifs de Cochons-sur-Manche auraient-ils attrapé le syndrome de Stockholm ? Certains qui rêvaient de fuir, aujourd’hui reviennent : « Je pensais installer mon cabinet dans la ville où j’ai fait mes études mais maintenant qu’on a des bars sympas et une bonne ambiance, pourquoi subir les inconvénients d’une très grande ville quand on n’en a que les avantages ici ? » commente Léa, jeune kiné de 25 ans. [...]

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Le blasphème, nouveau droit de l’Homme ?

La Déclaration des droits de l’homme, en 1789,avait libéré la société de la religion. A partir de 1948, lors des grandes déclarations des droits d’après-guerre, une jurisprudence modérée avait prévalu, donnant des limites à la liberté d’expression, avec l’article 19 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques ( 1966 ) auquel s’ajoutait, dans un article 20, une restriction additionnelle interdisant « toute propagande en faveur de la guerre, tout appel à la haine nationale, raciale ou religieuse qui inciterait à la discrimination, l’hostilité ou la violence. » Recommandation était faite, également, aux Etats, de faire preuve de retenue dans l’usage de la voie pénale, et de tenir compte du contexte social, ethnique ou religieux. Cette jurisprudence, respectueuse des « droits d’autrui », ne posa pas de problème majeur jusqu’au moment où des pays musulmans relancèrent le débat sur le blasphème. En même temps, on assistait, dans nos civilisations occidentales à ce que Grégor Puppinck appelle « la migration du sacré. »

Cette jurisprudence, respectueuse des « droits d’autrui », ne posa pas de problème majeur jusqu’au moment où des pays musulmans relancèrent le débat sur le blasphème. En même temps, on assistait, dans nos civilisations occidentales à ce que Grégor Puppinck appelle « la migration du sacré. »

A la fin des années 1990, l’Organisation de la Coopération islamique ( OCI ) tente d’introduire, dans le droit international, les notions nouvelles « d’islamophobie » puis de « diffamation de l’islam » et de « diffamation des religions». Le but est, conformément à la Déclaration des Droits de l’homme en islam,adoptée au Caire en 1990, de ne pas contrevenir à la loi islamique dont l’article 22 interdit de s’attaquer au sacré et à la dignité des prophètes. L’importance numérique des états membres de l’OCI permet l’adoption, par les Nations Unies et le Conseil des droits de l’homme, de résolutions condamnant la diffusion de « stéréotypes négatifs » afin de lutter contre le rejet de l’islam, après les attentats de New York, Madrid, et Londres. Deux mois après l’affaire des caricatures de Mahomet, en 2005, l’OCI insiste sur la responsabilité, dans cette lutte contre la diffamation des religions, sur la responsabilité des Etats.

Elle voudrait que les résolutions prises par la communauté internationale deviennent contraignantes : l’OCI se heurte alors aux gouvernements occidentaux. Après des débats, l’ONU rejette, finalement, en 2011, la notion de « diffamation des religions », avec l’adoption de la Résolution 16/18 du Conseil des Droits de l’homme, renvoyant à l’article 20 du Pacte de 1966. En janvier 2013, Le Haut Conseil des Nations Unies aux droits de l’Homme ( HCDH) adopte le Plan d’action de Rabat recommandant l’abolition des lois sur le blasphème. Le droit protège les personnes non les religions ou les croyances. La critique religieuse n’est pas assimilable à une critique raciale. Le droit à la liberté de religion et de conviction et le droit à la liberté d’opinion et d’expression sont intimement liés. La liberté d’expression ne peut être restreinte qu’en cas d’incitation à « la violence imminente. »

Lire aussi : Le Crucifié au delà du blasphème

Comment, dès lors, concilier la liberté d’expression avec d’autres droits de l’homme, dans des sociétés culturellement diverses ? La CEDH fait le choix, en 2017, de privilégier les « choix anticonformistes des personnes » dissociés du fait religieux, lequel cesse d'être une donnée sociologique. Dans le même temps, au sein même des sociétés occidentales, on assiste au retour d'une nouvelle forme de blasphème, avec l’interdit pesant sur tout ce qui porte atteinte aux « valeurs » libérales du vivre ensemble. Pour Grégor Puppinck, c’est le retour à ce que Mona Ozouf appelle, dans La Fête révolutionnaire, un « transfert de sacralité » : celui d’une sacralité, centrée sur la religion catholique, à une sacralité centrée sur une nouvelle religion, celle de la patrie. » On dirait maintenant : la République. De nouvelles valeurs apparaissent, à protéger absolument : celles d’égalité, de non discrimination et de diversité. Et cela, au prix de contradictions juridiques. Grégor Puppinck résume parfaitement les choses. « La Cour sanctionne les discours racistes, négationnistes, antisémites, homophobes, en raison de leur teneur (…) en l’absence même de victime directe. Plus encore, elle frappe ces discours, déclarés contraires aux « valeurs » de la Convention, d’une sorte d’excommunication, les privant ainsi de toute protection de la Cour européenne… Ces discours, jugés illégitimes, sont donc indéfendables, à l’inverse des discours antireligieux qui ont acquis une légitimité de principe (…) Or, il devrait être possible de pouvoir critiquer tout ce qui fait l’objet de choix humains. »

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