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Thomas Belleil : « L’évangélisation de rue porte des fruits » (2/2)

Y a-t-il un coté trop « installé » et trop institutionnel dans l’Église catholique qui présente beaucoup d’avantages en évitant les phénomènes sectaires mais permet aussi moins d’expression spontanée de la foi ? Y a-t-il aussi un côté trop « bourgeois » sur le plan sociologique que ne partagent pas les évangéliques, plus proches des milieux populaires ?

En France, ce qui est sûr, c’est que nous avons perdu toute forme de catholicisme populaire, depuis déjà un bon moment. Il y a donc un risque très important que le catholicisme se limite à une classe sociale. Bien sûr, nous ne devons pas mépriser toute la générosité qui existe chez les catholiques restants mais ce serait terrible qu’on en vienne à réduire le catholicisme à la manière dont il est vécu dans certains milieux.

Avec le renouveau charismatique ou au contact des évangéliques, l’Église catholique redécouvre quelque chose qu’elle a toujours su - même si elle a eu besoin que d’autres lui en fassent prendre conscience - à savoir que la foi est aussi et d’abord une expérience personnelle. Il y a sans doute eu des périodes de l’histoire où l’Église a davantage mis en valeur l’idée que le catholicisme pouvait assurer un lien social, construire une culture, une civilisation, ce qui n’était pas faux. Le christianisme a innervé la culture, l’histoire et les valeurs occidentales ; ce sont des choses très belles mais qui ont peut-être relégué au second plan l’expérience personnelle de Dieu. Aujourd’hui, le fait d’être en minorité nous questionne sur la signification de notre identité de chrétien. [...]

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La Grande bouffe : Le poulet du dimanche

Plat merveilleux que celui-ci qui peut tout à la fois être le centre d’un repas simple comme d’un repas de fête lorsqu’il est chaponisé. Le poulet ne se restreint pas aux ailes, aux cuisses et aux escalopes : tout se mange dans un vrai poulet. Jeune, il se consomme rôti, à la peau caramel orangé croustillante et à la chair délicatement grasse. Quand il atteint le stade de la vieille poule un peu dure, il s’accomplit admirablement dans la poule au pot, celle qui mijote longtemps à feu doux dans son bouillon et dont la chair est plus rouge que blanche. Il est préparé avec toutes sortes de sauces : tajine, basquaise, à l’indienne, sucré, avec des raisins et des ananas. Tous les peuples et tous les pays mangent leur poulet qui est probablement le plat dont la diversité de préparation est la plus grande.

Les producteurs français de volailles n’ont cessé d’améliorer la qualité de leurs élevages et d’affiner les races de poule existantes. Poulet cou nu, idéal pour le four, poule de la Flèche, dont la chair est d’une grande finesse et le célèbre poulet de Bresse, aux couleurs bleu, blanc, rouge ne sont que quelques-unes des nombreuses races existantes qui n’ont cessé d’être créées et améliorées depuis le XIXe siècle. Le poulet rôti du dimanche a pour lui la simplicité d’exécution, le plaisir, et la finesse du plat. Près de deux heures au four si c’est un poulet de race à la chair ferme, un peu d’huile pour faciliter le bronzage de la peau, quelques pommes de terre autour de lui qui s’imbiberont de son jus. [...]

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Thomas Belleil : « Nous sommes tous appelés à avoir une relation personnelle avec le Christ » (1/2)

Pourquoi est-ce si dur d’évangéliser aujourd’hui pour les catholiques ? Est-ce parce qu’ils ont intégré le paradigme moderne selon lequel la religion relèverait du domaine de la sphère privée ?

Il y a sans doute de cela. Le premier point est qu’au plan juridique, on a tout à fait le droit d’évangéliser, et d’évangéliser dans la rue. La plupart des gens ne la savent pas : on a l’impression que le droit, la laïcité, la déclaration des droits de l’homme et du citoyen nous empêchent de le faire. Or dire que la religion relève de la sphère privée est quelque chose de très présent culturellement mais que le droit ne formule pas du tout dans ces termes-là. Nous avons le droit de proclamer publiquement notre foi dans le cadre de l’ordre public prévu par la loi.

Pour différentes raisons - puisque nous sommes sortis d’un régime de chrétienté, sommes passés par la loi de 1905, par mai 68 et sommes devenus minoritaires -, nous avons intériorisé le fait que la foi relevait de l’intime, ce que la société nous renvoie mais que malheureusement beaucoup de chrétiens pensent aussi. À cela, il faut ajouter le fait qu’avant, la foi était liée de manière plus prégnante à la culture, et se transmettait, d’une certaine manière, de générations en générations, avec les valeurs françaises dominantes, par la société elle-même, l’école, etc… [...]

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Les zéros sociaux : Beurs sur le web

Les réseaux sociaux nous font souvent rire. Il y a tant d’idiots qui y sévissent : doux-dingues, complotistes comiques, pornographes à la petite semaine, cuisiniers amateurs ou idéologues du dimanche. Il arrive aussi malheureusement que les réseaux sociaux nous fassent peur. Samuel Paty en a perdu la vie, décapité en pleine rue par un réfugié tchétchène excité par ses coreligionnaires qui ont lancé une cabale sur YouTube, Twitter et Facebook.

Il est mort parce que des dégénérés sortis des âges les plus barbares ont confondu la France avec un de leurs shithole countries. Lesquels dégénérés ont, comme la poule avec son couteau, accès aux nouveaux moyens de communication qu’ils utilisent abondamment pour nuire à leur prochain, se plaindre, geindre et se placer en victimes. [...]

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Comment j’ai fini par manifester, par Patrick Eudeline
Le septième arrondissement. Des rues quasi-noires, malgré Noël, comme il est de coutume depuis les écologistes. Noires et désertes. Quelques rares silhouettes tristes qui se pressent, dos baissé, muselées, le long de boutiques fermées. Ne manque que le déchirant hululement des sirènes d’alarme pour que le tableau soit complet. Enfin, ils sont là. Une manif […]
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Lettre de Mgr Ginoux aux prêtres et aux paroissiens

A Messieurs les curés et aux Paroisses

                                            Chers frères prêtres, chers paroissiens,

Dans les toutes récentes décisions du gouvernement nous sommes obligés de prendre note des restrictions qui concernent les messes publiques. Je déplore profondément que le gouvernement refuse d’entendre l’Église Catholique et les autres cultes et ignore ouvertement  ce que signifie pour nous l’Eucharistie. Limiter, sans tenir compte du lieu, à 30 fidèles la participation à la messe est une atteinte à la liberté de chacun.

Le Concile Vatican II rappelle que « l’accès libre aux sacrements dérive directement du droit à la liberté religieuse » Déclaration sur la liberté religieuse n°13.Le texte ajoute « que l’Église jouisse de toute la liberté d’action dont elle a besoin pour veiller au salut des hommes ».

De la loi de Séparation de l’Église et de l’État (1905) résulte que le gouvernement n’a pas à intervenir dans le culte ni dans ses modalités, étant sauf l’ordre public.

L’IncoDico – le mot du mois : Attachiantes

« Catherine, 50 ans et divorcée deux fois de deux gros cons. Oui, je suis un peu fofolle, un peu fun, attachante… et un peu chiante. Attachiante ? Ça me correspond bien. Attention : qui s’y frotte s’y pique ! » peut-on lire sur des dizaines de milliers de profils de sites de rencontres. Des femmes se sont trouvé un trait de caractère fondamental qu’elles ont résumé en un néologisme qui les unit toutes : attachiantes. Dans ce mot, ce n’est pas la première partie qui est à retenir, c’est la seconde. Elles sont d’abord et avant tout chiantes, casse-bonbons, casse-noix, casse-couilles.

Lire aussi : L’IncoDico – le mot du mois : Sah[...]

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Mgr Marc Aillet : « C’est un affront public fait aux cultes »

Ce matin, le Premier ministre Jean Castex a annoncé les messes seront limitées à 30 fidèles jusque mi-décembre, et ce alors que la période de l’Avent commence. Quelle a été votre réaction ?

J’ai été sidéré, d’autant que ça remet en cause la parole présidentielle. Le président de la République a assuré à Monseigneur de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques, mardi soir après avoir été interpellé par ce dernier, qu’il allait donner des directives à son gouvernement pour réviser cette jauge et en établir une plus réaliste, même si elle demeurera stricte, en deux temps pour la reprise dès le 28 novembre et puis le 15 décembre. Mais finalement, je vois que rien n’a bougé. Cette annonce met donc en cause la fiabilité de la parole présidentielle d’une part, et montre le mépris – je ne vois pas d’autre mot à employer – pour des millions de croyants qui sont privés de cette liberté essentielle qui est la liberté de pratiquer le culte, comme si les cultes n’avaient aucun intérêt dans la société. On savait déjà que ça n’était pas considéré comme étant une chose essentielle pour le gouvernement technocratique, mais c’est un affront public fait aux cultes que de leur imposer une jauge qui est absolument irréaliste et inapplicable comme l’a déclaré la Conférence des évêques de France à l’issue de ce discours.

La Conférence des évêques a-t-elle été consultée par le gouvernement avant cette annonce ?

Mardi soir, Emmanuel Macron a appelé à 23h44 le président de la Conférence des évêques de France en lui disant qu’il croyait que c’était la Conférence qui avait convenu de cette jauge de 30 personnes avec ses services. Et qu’il allait donner des directives à son gouvernement pour qu’une jauge plus réaliste soit établie. Mgr de Moulins-Beaufort a publié tout ça de manière officielle hier matin. Donc là, on est vraiment dans un flou artistique qui est quand même étonnant. Je pense qu’il y a du mépris. En plus, Jean Castex ose dire pour justifier cette mesure qu’il est bien connu que les lieux de culte sont des lieux de grande contamination. D’où est-ce qu’il sort ça ? Aucune étude ne l’a précisé, et il parait évident qu’aucun cluster n’a été identifié dans nos assemblées, ce qui serait pourtant facile puisque ce sont des fidèles habitués qui fréquentent nos églises et qui se connaissent tous. Il n’y a jamais eu de cluster identifié, donc je voudrais bien qu’il apporte la preuve précise, statistique et scientifique pour pouvoir avancer une telle contre-vérité. [...]

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