Skip to content
Le complotisme : menace, maladie et garde-fou de la démocratie

Intuitivement, le complotisme est considéré comme une menace pour la démocratie, et ce postulat n’est pas dénué de sens : le paradigme démocratique repose sur la nécessité d’un fond commun de vérités partagées, sur lesquelles le libre débat et la confrontation des arguments pourront ériger des vérités supérieures et consenties. Intrinsèquement frondeur, le complotisme nie principiellement toute vérité partagée ; plutôt, il est un amour de la contestation et annihile la possibilité du débat par l’élaboration d’un discours autoréférentiel.

En réalité, ce que les complotistes contestent, ce n’est pas tant la vérité que les élites : ils s’en méfient, bientôt les haïssent, et élaborent une vérité parallèle pour être systématiquement et légitimement autorisés à les fronder. Maladie démocratique, il révèle une cassure inquiétante entre dirigeants et dirigés, s’appuyant sur la pensée de Nicolas Machiavel – premier penseur républicain moderne – et son double postulat : les élites complotent pour elles-mêmes sans souci du bien commun alors que le peuple est foncièrement vertueux. [...]

La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Christophe Guilluy, trop populaire

Dans Le Temps des gens ordinaires, écrit lors de la crise sanitaire du printemps, Christophe Guilluy se met au service d’une thèse simple : la France périphérique – les « gens ordinaires » – refuse désormais les valeurs de la bourgeoisie des métropoles et ne désire plus la rejoindre par le biais de l’ascenseur social. Si cette idée est probablement juste et si ses conséquences sont de première importance, le géographe peine à la démontrer.

Lire aussi : Laurent Obertone, hypnotiseur obsidional [...]

La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile
L’Incomiste débat : la décroissance, une fausse bonne idée ? 1/2

Le confinement a rendu la question de la décroissance encore plus actuelle. Peut-on bâtir toutes nos hypothèses économiques en postulant une croissance à l’infini du PIB ou faut-il envisager un monde sans croissance ? Lequel serait meilleur ? Si le diagnostic des décroissants est intéressant, leur solution reste aujourd’hui totalement utopique. 

A-t-on besoin d’une économie en perpétuelle croissance et peut-on bâtir notre modèle économique sur une croissance qui n’existe pas encore mais que l’on espère toujours plus forte demain ? Cette promesse ne risque-t-elle pas de s’effondrer un jour ? La croissance peut-elle d’ailleurs augmenter perpétuellement ? À quel prix humain, social et économique ? Ne faudrait-il pas plutôt faire une pause, voire décroître ? C’est sur ces interrogations légitimes que prospèrent depuis les années soixante-dix les partisans de la décroissance.

Ils soulignent qu’« on ne peut plus croître dans un monde fini », selon la formule de Vincent Liégey, les ressources de la planète étant limitées, notamment sur le plan énergétique. De plus, au plan social, la recherche infinie de croissance aliénerait l’homme au travail, générant stress, suractivité et burn-out. Enfin, sur le plan éthique, l’objectif de décroissance volontaire obligerait l’homme à une sobriété heureuse qui se traduirait par une baisse drastique de la consommation et un mode de vie plus simple. Bref, les Français cesseraient de vivre au-dessus de leurs moyens et se rendraient compte que l’on peut être heureux sans effectuer de grandes dépenses, comme beaucoup l’ont expérimenté durant le confinement. [...]

La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Du bon usage du complotisme

Les médias de grand chemin utilisent (parfois sans vergogne) la rhétorique complotiste pour conforter l’idéologie dominante. Ils jouent d’ailleurs un jeu dangereux, vouant aux gémonies ceux qu’ils ont catalogués comme des dangereux « complotistes » d’un côté et usant des mêmes techniques de désinformation de l’autre. Le complotisme n’apparaît alors plus comme le symptôme d’un confusionnisme ambiant mais, bien au contraire, comme un outil d’ingénierie sociale utilisé sciemment pour formater les esprits.

Diantre ! Il y aurait donc un complotisme plébéien, réservé aux hordes de Gilets jaunes et donc méprisable, et un autre plus élitiste (et par conséquent louable) ? De toute évidence, les exemples de théories complotistes relayées par les médias ne manquent pas. Pour autant, on aurait tort de croire que tout cela cache inévitablement un machiavélisme de mauvais aloi. Après tout, les journalistes ne sont-ils pas des individus comme les autres avec leurs lubies, leurs tendances paranoïaques mais aussi (et surtout) leur mauvaise foi ? [...]

La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Les catholiques se mobilisent contre l’interdiction des messes

La pression mise sur le gouvernement par les catholiques monte. Après les premiers rassemblements de la semaine dernière, ce week-end devrait être le théâtre d’un redoublement des initiatives pour réclamer le retour des messes en France. Et les catholiques parisiens ont décidé de prendre les devants. Dès hier sur le parvis de l’Église Saint-Sulpice, plusieurs centaines d’entre eux ont participé à un rassemblement autorisé par la préfecture et organisé par le collectif Objectif Messe.

Formé spontanément par un groupe de jeunes étudiants qui souhaitaient répliquer dans la capitale les initiatives provinciales du week-end dernier, le collectif n’a, comme son nom l’indique, qu’un objectif clair et unique : la levée d’interdiction des messes en France. Le rassemblement se veut aussi une réponse à Gerald Darmanin, qui a passablement irrité les fidèles le matin même en déclarant au micro de Franceinfo : « Je ne souhaite pas envoyer les policiers et gendarmes verbaliser des croyants devant une église, évidemment, mais s'il s'agit d'un acte répété et manifestement contraire aux lois de la République, je le ferai dès ce week-end », ajoutant qu'il n'y aurait plus de « week-end de mansuétude ».

Lire aussi : Marc Billig : « Si l’on ampute l’homme de sa dimension verticale, on en tue une partie » [...]

Big Pharma : mythe ou réalité ?

« En matière de grandes catastrophes publiques, toujours privilégier la connerie au complot : la connerie est à la portée de tous, c’est donc assez largement répandu : le complot nécessite beaucoup d’intelligence et d’organisation, c’est très rare », disait Michel Rocard. L’ampleur des évènements récents a pu laisser croire aux plus sceptiques que des puissances financières, politiques et scientifiques étaient suffisamment organisées pour planifier un grand « complot » visant à vacciner l’ensemble de la population mondiale pour la suivre à la trace avec des puces – sachant qu’un simple smartphone suffit pour ça – s’approprier ses données génétiques ou générer un maximum de profits pour des grands groupes pharmaceutiques.

Le propre du complotisme est bien d’amalgamer des éléments réels à des fantasmes. Ainsi, la fondation Gates est régulièrement dénoncée comme partie prenante, ou principale ramification d’un complot mondial. « L’Event 201 » est régulièrement rapporté comme constituant une preuve de ce complot unissant « Big Pharma » à Bill Gates. En octobre 2019, l’Event 201 unissait des épidémiologistes, des virologues, des chercheurs internationaux publics et privés, ou bien encore des responsables politiques autour d’une expérience visant à simuler l’impact que pourrait avoir une pandémie… causée par un nouveau coronavirus associé à un SRAS. Il n’en fallait pas plus pour alimenter les spéculations les plus folles.

Lire aussi : Ontologie du complotisme [...]

La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile
L’islam est une nausée

Ah, et puis il y a le mantra à bisous : « L’immense majorité des musulmans de France pratique sa religion paisiblement ». Effectivement ! Mais parce que l’immense majorité ne pratique pas sa religion du tout en fait. Ou très peu. Car on ne peut pas faire et la queue aux allocs et aller à la mosquée. Mais la culture musulmane reste. Et puis il y a les piétistes parmi les « paisibles ». Les piétistes, c’est une branche cool du salafisme. Des gens tout à fait pacifiques. Qui ont choisi de vivre dans l’Arabie chamelière du VIIe siècle mais en la reconstituant partout. Demain ils feront passer des troupeaux à Montluçon parce que le prophète a fait La Mecque-Médine à dos de bourricot un jour. Un « piétiste », ça vient chez toi pour t’acheter la gazinière que tu as mise sur le Bon Coin, si c’est l’heure de la prière, il te déroule le tapis dans ta cuisine et devant ta gueule. « Li prophite, il a dit c’i l’heure, c’i l’heure ». Pacifique, mais envahissant. Est-ce mieux que les djihadistes ?

Le débat sur l’islam en Occident, c’est donc bien la foire des mecs qui n’y connaissent que dalle. Pourtant chacun y met ses propres fantasmes et ses propres envies ou peurs. De la maison des bisous à Belzébuth en djellabah. Pourtant, il n’y a qu’à oser « voir ce qu’on voit » dans la rue tous les jours pour se faire une idée claire de la chose. Même sans avoir un CAP Coran. Et puis pesons honnêtement les comptes et les décomptes, camarades. Qu’est-ce que nous a amené l’islam ces cinquante dernières années ? Quelques milliers d’OS à Renault qui nous donnèrent un coup de main à une époque. Mais qui, avec la petite note, nous ont laissé leurs millions de gosses à gérer. [...]

La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Les collabos – épisode 7 : les humoristes
© Romée de Saint-Céran pour L’Incorrect

HUMORISTES

La star : Guillaume Meurice, humoriste et chroniqueur sur France Inter. Quand l’islamo-gauchisme est financé par les deniers publics. Maître de la crétinerie insolente, l’humoriste moque à longueur de chroniques et depuis de trop nombreuses années toutes les personnes dénonçant l’islamisation grandissante de la société française. Signataire d’une tribune pour dénoncer la haine envers les musulmans à la suite de l’affaire Odoul, il n’hésitait pas à parler d’une « récupération et d’une xénophobie d’État » dans une chronique du 15 octobre 2019 sur le voile. [...]

La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile

L’Incorrect

Retrouvez le magazine de ce mois ci en format

numérique ou papier selon votre préférence.

Retrouvez les numéros précédents

Pin It on Pinterest