Skip to content
Sylvain Durain : « Nous avons été attaqués trois semaines avant même l’ouverture ! »

Comment s’est passé le lancement de votre librairie, en pleine épidémie de Covid ?

Tout s’est très bien passé. Nous avons ouvert le 23 octobre et tout était plein de 10h à 20h. Il y avait énormément de monde et nous avons fait un très bon chiffre. Nous avons eu beaucoup de soutien et un excellent accueil. Au troisième jour d’ouverture, la librairie ne désemplit pas du matin au soir. Des chineurs, des gens qui viennent pour saluer, des gens qui viennent pour lire...

Il y a t-il eu des signes avant-coureurs qu’un incident allait se produire ?

Oui. Tout ceci ne m’a pas surpris, dans la mesure où j’avais déjà été attaqué pour mon livre Ce sang qui nous lie. Je ne suis pas excessivement surpris des faits, mais je suis surpris de la rapidité, dans la mesure où nous avons été attaqués trois semaines avant même l’ouverture. On s’attendait plutôt à ces incidents après quelques semaines. Chose surprenante par contre, le fait que les syndicats CGT, Sud et solidaires nous ont nommément attaqués. Selon nos renseignements, ils instrumentaliseraient des jeunes des mouvements Lgbt et autres antifas. C’est surprenant qu’un syndicat de travailleurs tente de faire fermer un commerce.

Que s’est-il passé exactement ?

Tout a démarré avec un tract qui a été distribué le 17 octobre à une manifestation de la CGT. Ce tract nous injuriait en nous traitant de nazis, de gens d’extrême droite, d’antisémites, bref tout ce que vous pouvez imaginer : un pot-pourri de toutes les pires insultes possibles. De là, une journaliste de l’Est républicain est venu faire son travail de service commandé et a fait un article diffamatoire. Ensuite tout s’est enchaîné. Le responsable de la culture de Nancy, monsieur Masson, lequel refuse de nous répondre depuis un mois, a déclaré dans l’Est républicain que « la mairie sera vigilante à les lignes rouges ne soient pas franchies en ce qui concerne les valeurs de la République », et « les valeurs portées par cette librairie sont visiblement aux antipodes de celles de la majorité municipale et de la plupart des Nancéiens, qui vivent dans une ville ouverte et humaniste. » Là-dessus la vitrine a été taguée et des feuilles d’injures identiques ont été collée.

La police s’est-elle montrée efficace et déterminée ? [...]

La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Mesures anti-Covid : fermeture des bars, sursis pour les restaurants
Le sursis parisien n’aura duré que quelques jours. Dimanche dans la soirée, le gouvernement a annoncé que Paris et les trois départements de sa petite couronne basculaient en zone d’alerte maximale, à l’instar d’Aix-Marseille. Cette décision n’aura surpris personne, la capitale ayant « franchi, depuis plusieurs jours, les trois seuils qui correspondent à la zone d'alerte maximale et cette tendance s'est confirmée pendant le week-end » comme l’a précisé Matignon dans un communiqué. De fait, le taux d’incidence du virus dépasse la barre des 250 pour 100.000 habitants et le seuil des 100 chez les plus de 60-69 ans (respectivement 260 et 110), alors que le taux d'occupation des lits en réanimation pour les patients atteints du Covid-19 (36%) est supérieur au seuil d'alerte fixé à 30%. [...]
La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Notre-Dame de Paris plus islamique que catholique ? La conjuration des imbéciles

Les différences entre les sexes ? Le patriarcat carniste de Cro-Magnon ! (Slate) L’homophobie dans de nombreux pays africains ? Un héritage de la colonisation ! (Courrier international) Les Vikings ? Un peuple métissé… (Sciences et avenir) Si vous êtes régulièrement atterré et désespéré par l’absurdité des arguments mis sur pieds dans la presse et sur les réseaux sociaux par les tenants de la « déconstruction », tenez bon : ce n’est que le début d’une guérilla idéologique qui fait feu de tout bois, quitte à dire n’importe quoi.

Car en vertu de l’expression usée jusqu'à la corde : « ils osent tout, et c’est même à ça qu’on les reconnaît ». Les journalistes de gauche repoussent en effet chaque jour un peu plus les limites de l’absurde. Mais faut-il tout de même prendre de temps de leur répondre sur le terrain de l’argumentation rationnelle ? [...]

La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Qui croire et quoi faire ?

Être honnête

C’est le premier critère, l’honnêteté, quand l’erreur est manifeste, qui valide une parole en général et en particulier celle d’un expert. Celui-ci n’étant pas omniscient, l’erreur fait partie de son quotidien, a fortiori quand il s’agit d’experts scientifiques. Errare humanum est, perseverare diabolicum. On peut donc tolérer d’un expert tous les ajustements à condition précisément qu’il nous explique pourquoi il ajuste et en vertu de quelle mise à jour de ses analyses. Untel qui ricanait de la grippette en janvier peut réclamer le confinement en mars, à condition de ne plus parler de grippette. Celui-là qui signale un virus « pas si méchant » ne peut se prévaloir de l’urgence pour vanter et prescrire un médicament sans le soumettre d’abord aux tests randomisés. Un autre qui annonçait plusieurs dizaines de milliers de morts à la sortie du confinement ne peut continuer à promouvoir la précision de son modèle mathématique. [...]

Séparatisme et hors-contrat : ces amalgames qui font le jeu des islamistes
« Il est urgent de sortir de la confusion sémantique » explique Anne Coffinier, présidente de Créer Son École. Vendredi dernier, lors de l’annonce de son plan de lutte contre « les séparatismes », Emmanuel Macron s’est violemment attaqué à l’école : obligation d’instruction dès 3 ans, interdiction de l’école à domicile sauf exception et renforcement des contrôles des écoles hors contrat. Ces annonces ont réveillé de vieux souvenirs, à savoir ceux de 1984 au moment des grandes manifestations pour l’école libre. La levée de boucliers s’annonce bien plus large que les seuls « cathos identitaires » comme le prétendait récemment un journaliste de Marianne, décidément toujours en retard sur tout, pour la simple raison que la liberté d’enseignement fait partie du bloc constitutionnel depuis 1977. [...]
La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Docteur Rochambeau : « L’avortement à 14 semaines consiste à broyer le crâne d’un foetus »

Plusieurs députés souhaitent rallonger de deux semaines le délai légal de l'avortement Pouvez-vous nous décrire médicalement ce qu'est un avortement à quatorze semaines de grossesse ?

C'est une opération sous anesthésie générale qui consiste à broyer les organes de ce qui n'est plus un embryon, mais un foetus. Par exemple, la tête est calcifiée : il faut d'abord la broyer avec une pince, in utero, pour pouvoir le sortir par le col de l'utérus. Si ce n'est pas fait, le col pourrait se dilater et créer une béance, ce qui fera que pour les prochaines grossesses la femme aura un risque accru de faire une fausse couche ou un accouchement prématuré.

Comment les praticiens accueillent-ils ce changement de délai, et y aura t-il des refus catégoriques de leur part de pratiquer ces avortements tardifs ?

On pense que c'est fort probable. Si l'on s'en réfère à ce qui a été le dernier allongement du délai, quand on est passés de dix à douze semaines, trente pour cent soit un tiers des confrères qui acceptaient de faire des IVG ont arrêté pour cette raison là. Cette fois, on passe dans une autre catégorie de risque chirurgical. Ce n'est pas un geste facile à réaliser, et c'est un geste qui évidemment marque le médecin, dont le métier est plutôt de faire en sorte de sauver des grossesses plutôt que devoir écraser des foetus. C'est un geste choquant et on peut prévoir qu'on aura beaucoup moins de médecins prêts à faire ça. Or, si c'est dans la loi, les gens y ont droit, et donc les médecins y sont contraints. Heureusement, dans ces cas là vous pouvez faire valoir votre clause de conscience.

Cette fois, il s'agit de permettre aux sages-femmes de faire des avortements chirurgicaux par aspiration. C'est un geste, dont le praticien doit être capable de gérer les suites. Or, les sages-femmes n'ont pas les compétences pour réparer les éventuels dégâts qu'elles produiront.

À ce sujet, dans le rapport il est écrit « les états d’âme de professionnels n’ont pas à influer sur le droit des femmes à avorter » Que vous inspire cette déclaration ?

Sans commentaire. Les états d'âme des députés n'ont pas à influer sur la pratique médicale.

Les médecins sont-ils majoritairement favorables à une clause de conscience qui soit claire sur un plan légal ?

Nicolas Guérin : « D’ici cinq ans, la 5G sera dix fois plus efficace énergétiquement que la 4G »

Qu’est-ce que la 5G ? Quels seraient ses avantages concrets au quotidien pour les Français ?

La « 5G » est la cinquième génération de réseaux mobiles, qui succède aux technologies 1G, 2G, 3G et 4G. La 1G et la 2G permettaient les appels vocaux puis les envois de SMS. Ensuite est arrivée la 3G puis la 4G qui a permis de se connecter à internet, de passer des appels vidéo et d’accéder à des applications. Comme toute nouvelle technologie, la 5G va améliorer les services existants. Avec l’augmentation constante du trafic 4G (consommation multipliée par 3 en 4 ans), elle permettra de décongestionner le réseau 4G. Comme dans une gare par exemple, où des milliers de voyageurs se connectent au même moment. La 5G permettra aussi le développement de nouveaux services.  Cette nouvelle technologie sera révolutionnaire pour les entreprises en permettant de connecter de manière quasiment instantanée les objets connectés. [...]

La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile
La Grande bouffe : Chartreuse, buvez la légende

Il a démêlé l’écheveau du temps et des exils pour retracer une histoire vieille de plus de quatre siècles, qui débute aux périphéries de Paris, qui passe par l’Espagne et les bars branchés de San Francisco et de Londres et dont le cœur battant est celui d’un monastère fondé en 1084 dans le Dauphiné. En 1605, le maréchal d’Estrées donne aux chartreux de Vauvert, un couvent situé près du jardin du Luxembourg, la recette d’un élixir de plantes qui est censé donner longue vie et salubrité.

Il faut attendre 1764 pour que la chartreuse verte soit mise au point. Réputée pour ses vertus curatives, elle est vendue sur les marchés de Grenoble et de Chambéry

Ne sachant qu’en faire, les chartreux de Vauvert expédient la recette à la Grande Chartreuse, où les moines apothicaires s’essaieront à la développer avec leurs alambics. Il faut attendre 1764 pour que la chartreuse verte soit mise au point. Réputée pour ses vertus curatives, elle est vendue sur les marchés de Grenoble et de Chambéry. Puis vinrent la Révolution, les guerres et l’exil en 1793. Revenus dans leur monastère en 1816, les moines reprennent la production de l’élixir. [...]

La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile

L’Incorrect

Retrouvez le magazine de ce mois ci en format

numérique ou papier selon votre préférence.

Retrouvez les numéros précédents

Pin It on Pinterest