
Pour quelles raisons avez-vous décidé d’organiser ce colloque ?
Il y a d’abord le calendrier : nous avons fêté en 2025 les 800 ans de la naissance de saint Thomas d’Aquin, et il me paraissait intéressant de clore cet anniversaire par une remise à l’honneur de l’œuvre magistrale de ce géant qu’a produit notre civilisation, à son apogée intellectuelle. Par ailleurs, toute politique sérieuse se fait sur la base d’une définition que nous avons de l’homme, et celle de saint Thomas d’Aquin doit nourrir notre réflexion. Ce colloque est aussi là pour promouvoir une définition de la politique qui retrouve l’Être, qu’elle avait délaissé pour l’Avoir, selon une formule très juste de Patrick Buisson. La première responsabilité d’un responsable politique, c’est de connaître la nature humaine, puisqu’il a l’ambition d’être aux commandes de la destinée d’un peuple. C’est le premier message que je veux faire passer : le politique ne peut se contenter d’être un simple administrateur des rapports humains.…










