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L’impasse du français moderne dans la guerre identitaire
Le film québécois Jeune fille est actuellement sur les écrans. Pas mal. Et puis l'heureux spectateur francophone a même le bonheur insolite d'aller voir un film en français sous-titré… en français. Pour le cinéma, visiblement, le français du Québec est une langue étrangère. Pourtant la langue que nous parlons tous dans l'hexagone n'est pas du français. N'est plus du français. C'est juste du patois de TF1. Ou pire, de Canal +. Avec l'accent d'Yves Mourousi ! Le français d'aujourd'hui est tellement sur-unifié, tetra-normé dans son vocabulaire, sa grammaire comme dans son accent, qu'il est impossible de présenter au public agacé la moindre particularité dialectale, le moindre accentouillet. Rien ! C'est Yves Mourousi ou va te faire voir à Carcassonne ! Donc un film québécois, en beau français du Québec, est traité comme une série télé en swahili. Sous-titrage ! Mais quelle honte ! À quoi sert la francophonie puisque personne ne parle visiblement la même langue de Montréal à Bamako ? [...]
Affaire Barbarin : le compte-rendu de sa conférence de presse
Le Cardinal Barbarin s’est exprimé lors d’une conférence de presse le 30 janvier, à la suite du délibéré de la Cour d’Appel relative aux affaires judiciaires qui agitent le diocèse de Lyon depuis l’année 2014, et par où il a été relaxé. Devant la meute aux abois des journalistes se sont ouverts les imposants linteaux des portes du diocèse de Lyon ce jeudi 31 Janvier à 17h pour laisser entrer le Cardinal Barbarin et ses avocats. « Avec sérénité ce midi j’ai pris acte de l’arrêt de la Cour d’Appel de Lyon qui a déclaré que je ne suis pas coupable de ce dont on m’accusait. Cette décision permet de tourner une page et pour l’Église de Lyon, c’est l’occasion d’ouvrir un nouveau chapitre. C’est pourquoi de nouveau je vais remettre ma charge d’archevêque de Lyon entre les mains du pape François. Naturellement si le Saint Père souhaite me voir, je me rendrai à Rome. En mars dernier il avait refusé ma démission en acceptant que je me mette en retrait pendant la durée de la procédure judiciaire. Maintenant je peux lui renouveler ma demande. Mes pensées vont maintenant, toujours, aux victimes. Avec bien d’autres frères et sœurs je continue et continuerai de prier pour elles et pour leurs familles. Priez pour moi, pour le diocèse de Lyon que j’aime tant, pour chacun des habitants de cette région, comme le demande le Seigneur « Pour que tous soient un » ». [...]
Marion Maréchal : « Je suis convaincue que les pays latins ont la clé de l’avenir européen »
L'Issep ouvre un second établissement à Madrid. L'école d'enseignement supérieur fondée par Marion Maréchal poursuit l'extension de son réseau international, après des partenariats en Russie avec l'université de Saint Pétersbourg ainsi qu'au Liban avec L'Uzek, une université maronite située au nord de Beyrouth. Sa présidente répond à quelques questions sur cette ouverture. Pourquoi choisir l’Espagne pour implanter un second établissement ? Depuis sa création, nous sommes soucieux de donner une dimension internationale à l'Issep que ce soit au travers de partenariats avec des écoles étrangères, comme l'Université de Saint Petersbourg ou l'USEK au Liban, ou par le contenu des programmes qui comprennent de nombreuses heures consacrées à la géopolitique, aux relations internationales et au droit international. Notre volonté "d'enraciner" nos étudiants dans une culture et une Histoire s'articule avec leur préparation aux enjeux mondiaux du vingt-et-unième siècle. Ils doivent être capables de projeter l'avenir de leur nation dans le cadre de la mondialisation. C'est dans cette optique que nous avons donné suite à la sollicitation d'une équipe espagnole pour ouvrir une antenne à Madrid. Cette équipe est partie du même constat que nous : les dirigeants espagnols et français baignent dans [...]
Emmaüs est une pompe aspirante migratoire
La notoriété du mouvement Emmaüs dépasse largement les frontières de la France. Fondée en 1954 par l’abbé Pierre, longtemps le Français « préféré » des Français, Emmaüs lutte contre la pauvreté et l’exclusion au sein de diverses communautés présentes en Europe ou en Afrique. Très populaire, l’association reçoit de nombreux dons privés et d’importantes subventions, jouant parfois même un rôle de lobbying dans le champ politique. Mais, au juste, sait-on exactement ce que fait concrètement le mouvement en France...
Coronavirus, cette maladie de la société ouverte
J'ai un voisin qui, quand il est arrivé au village, a voulu mettre en pratique ses idées généreuses. Il a ainsi commencé à déclôturer tout son jardin. Genre « Je ne veux pas de murs entre moi et le monde. Aucune barrière entre les hommes ». Puis il a acheté des poules...
Lettre de l’émir Abdelkader aux anachronismes d’Emmanuel Macron
Si, comme le dit Emmanuel Macron, les « sujets mémoriels » sont « au cœur de la vie des nations », il ne saurait être question pourtant qu’ils soient l’objet d’un chantage permanent. « Qu’ils soient utilisés par certains, refoulés par d’autres, assumés… Ils (les sujets mémoriels) disent quelque chose ce que vous voulez faire de votre pays et de votre géopolitique », a ajouté le Président. Puis, il a carrément dérapé en expliquant que le sujet de la guerre d’Algérie pourrait avoir, selon lui, « à peu près le même statut que celui qu’avait la Shoah pour Chirac en 1995 ». Vraisemblablement désireux d’inscrire l’ensemble de son action dans les pas de Jacques Chirac, sans toutefois aller jusqu’à dissoudre l’Assemblée et sacrifier l’héritier d’Alain Juppé qu’est Edouard Philippe, Emmanuel Macron imite le récemment décédé Corrézien en tout. Surtout pour le pire à dire vrai, car quoi de commun entre le génocide industriel des juifs d’Europe et la guerre d’Algérie, ou même la colonisation de l’Algérie ? Le grand émir Abdelkader serait lui-même sidéré s’il entendait pareil propos dans la bouche d’un chef de l’Etat français. Emmanuel Macron aurait d’ailleurs tout intérêt à lire la lettre que ce chef politique, militaire et spirituel, sorte de Marc-Aurèle d’une Algérie qui cherchait une unité qu’elle n’avait jamais eue comme nation, adressa aux Français : « Le savant est l'homme pour lequel s'opère facilement la distinction entre la franchise et le mensonge dans les paroles, entre la vérité et l'erreur dans les convictions, entre la beauté et la laideur dans les actes » [...].

L’Incorrect

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