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La salafisation des esprits
Le ramadan 2019 fait, une nouvelle fois, l’objet de certaines affiches publicitaires dans les couloirs du métro parisien. C’est récurrent, voire traditionnel, depuis cinq ans. Outre la polémique de février dernier concernant la tentative de commercialisation, par l’enseigne Décathlon, du « hijbab de running », un fond de sauce sociologiquement favorable au salafisme se fait de plus en plus prégnant dans la société française. Il faut dire que, pour les médias de masse, le salafisme n’est rien d’autre qu’un rigorisme de l’islam.
Avengers Endgame… fin du jeu pour les superhéros WASPs
Plus d’une décennie de MCU (Marvel cinematic universe) pour environ une vingtaine de films, tous interconnectés. Des milliards de dollars engrangés au box-office avant la fusion avec Disney et la création d’un monstre du divertissement. Les super-héros, autrefois confinés à la bande-dessinée et aux revendeurs geeks, sont devenus un phénomène mondial et grand-public. Alors, cet Avengers Endgame : final en beauté, nouveau départ ou succès en demi-teinte ?
Les « blacks blocs », complices, ou idiots utiles du pouvoir ?
Lors de cette manifestation du premier mai, les blacks blocs ont, une fois encore, montré leur hostilité face aux syndicats, qu’ils considèrent comme des outils du système en place, qui, en régularisant la contestation, la circonscrit à un jeu de dupes dont sort toujours victorieux le pouvoir. Si ce constat est indéniable, il est intéressant de noter qu’en fait, syndicats et blacks blocs ne sont que les deux faces d’une même pièce. Si l’inutilité du syndicalisme n’est plus à prouver, l’utilité des blacks blocs n’a, elle, jamais été démontrée. Casser des McDonald’s, ou vandaliser des banques n’a jamais fait, et ne fera jamais trembler la finance dans ses chaussettes. Ils s’en gaussent (et perçoivent l’argent des assurances). Les démonstrations de force des black blocs ne servent qu’à deux choses : donner un agréable frisson à ceux qui rêvent d’un grand soir qui tarde, et à légitimer le pouvoir dans l’augmentation de son arsenal répressif. Certes, les scènes d’affrontements entre militants et forces de l’ordre sont impressionnants, et le feu fait toujours son petit effet, mais, une fois l’incendie éteint et les débris déblayés, que reste-t-il ? Néant.
La Silicon Valley croit aux licornes
La Silicon Valley, elle, porte bien son nom. Elle nous vend des produits séduisants pas toujours très naturels dont nous n’avons pas forcément une véritable utilité. Elle crée donc des pseudo-besoins. Pis, elle se les vend aussi à elle-même. C’est précisément l’histoire de Theranos. Les silicones sont des composés organiques servant à la fabrication de divers matériaux utilisés pour les activités humaines contemporaines. Sous forme liquide, les silicones remplissent des prothèses destinées à améliorer l’apparence d’un individu, le plus souvent du beau sexe. Seins, fessiers ou bouches sont les parties du corps les plus à même de recevoir ce type d’opérations, de par leurs caractéristiques érogènes.
L’Histoire de l’art au service de Notre Dame de Paris
Louisiane Savigny est étudiante en Histoire de l'Art, spécialisée dans la restauration du patrimoine bâti médiéval. Elle a accepté de répondre à nos questions. A-t-on une idée de l’ampleur des dégâts qu’a provoqués l’incendie de Notre-Dame de Paris ? A ce jour, il est difficile d'établir un état des lieux exact tant que tous les diagnostics n'auront pas été posés. On sait que la charpente, le toit et le flèche ont été ravagés par les flammes et des éléments se sont effondrés, perforant ainsi deux voûtes à la croisée du transept et dans la nef. L'intérieur de la nef a donc souffert de cet effondrement et a été soumis aux très hautes températures dues à l'incendie, mais aussi a des quantités très importantes d'eau. Les deux facteurs combinés ont soumis la pierre à rude épreuve.
Dimitri Casali : historien rock
L’historien-musicien produira cet automne à Autun son spectacle « Napoléon, l’opéra rock », pour le 250e anniversaire de la naissance de l’empereur. Un couronnement pour celui qui a consacré sa vie à la réhabilitation du récit national français. La passion de Dimitri Casali, c’est raconter l’Histoire de France. Et pour ce faire tous les moyens sont bons, des livres aux guitares. L’Histoire mais la vraie, pas celle véhiculée par les Indigènes de la République qui ont juré la perte de ce trublion. « Tout part de l’éducation, et l’Histoire en est une donnée fondamentale, car c’est par elle que l’on forme à la citoyenneté. Mais encore fautil savoir de quelle Histoire on parle. Depuis 1968, l’Éducation nationale tente – avec succès – de remplacer l’Histoire événementielle par un récit compassionnel. Suite dans le numéro 19 de l'Incorrect et en ligne pour les abonnés.
TRIBUNE : Sommes nous prêts à devenir des bâtisseurs de Cathédrale ?
Une cathédrale brûle : c’est l’effroi, les larmes, comme un regain d’union nationale et puis le monde politique reprend ses droits. Depuis une semaine notre monde oscille, entre la conscience d’un héritage en péril et la volonté de modernité. Notre pays, déjà bien meurtri, s’est désolé encore un peu plus ce lundi 15 avril. Au regard de ces images, il était impossible de mettre des mots sur l’idée que Notre Dame puisse s’en aller. Ce fut le signe d'un sentiment commun : notre lien viscéral à ces pierres, matérielles certes, mais pont spirituel vers les Cieux. Dès lors, deux mondes se retrouvent, celui spirituel et celui terrestre. Une rencontre rare de deux mondes qui ne se fréquentent plus en public.

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