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Éloge du temps long.
L’incendie dramatique qui a en partie ravagé la Cathédrale Notre-Dame de Paris et dont on ignore encore les causes (accidentelles, liées à quelque négligence, criminelles ? bien malin ou manipulateur qui peut à ce jour prétendre avec certitude connaître la réponse ou en écarter certaines), a produit un effet de souffle peu commun dans notre histoire récente. Certains, suffoqués, ont comparé ce qu’ils ont ressenti à la sidération devant l’attentat du World Trade Center. Quelles que soient les éventuelles différences de situation en l’espèce, ils n’ont pas tort : nous étions tous, à travers le monde entier, en état de stupéfaction face à une sorte d’impensé de la destruction des piliers de nos humanités, de nos rêves, de nos ambitions démesurées, de nos intemporalités, de nos prières, lancées vers le Ciel comme autant de grâces rendues, certes, mais aussi de défis nous permettant, en quelque sorte, de nous survivre à nous-mêmes à travers le temps, de nous construire nous-mêmes en tant qu’humanité, citius altius.
Allez, c’est l’envoi Monsieur le cardinal
Il faisait vraiment gris, ce jour-là, Place saint Jean. Les 3000 chaises prêtées par la Mairie de Lyon attendaient devant la cathédrale pour la Messe de départ du cardinal Barbarin. Des bénévoles s’interrogeaient pour savoir combien resteraient vides. La date, choisie par l’archevêque de Lyon pour sa sortie du diocèse, revêtait valeur de symbole, le livret de Messe titrait sans détour « 28 juin, en la fête de Saint Irénée, évêque et martyr ». La Croix avait été choisi pour la conception du missel sponsorisé, signe que l’archevêque n’était pas rancunier, tant le quotidien avait plutôt accéléré sa chute. La Croix était devenue la sienne.
L’immigration, une fausse chance économique pour la France ?
Si l’emploi d’une main-d’œuvre immigrée qualifiée dans le pays faiblement développés est bénéfique, l’inverse n’est pas vrai, en dépit des poncifs : baisse des salaires, de la compétitivité et de l’investissement en sont les conséquences les plus manifestes. L’immigration ? Une chance pour la France… ». Ce mantra répété depuis trente ans semble avoir la peau dure, comme le montre la signature du pacte de Marrakech en pleine crise des Gilets jaunes. Pourtant, des sondages indiquent que la majorité de nos concitoyens considère depuis longtemps qu’il y a trop d’immigrés dans leur pays. Si ses effets négatifs en termes de coût social et d’insécurité commencent à être admis, perdure encore l’idée que l’immigration resterait un élément positif pour l’économie. Or, si l’importation d’une main-d’œuvre qualifiée peut être bénéfique pour un pays marqué par un retard de développement, dans tous les autres cas l’immigration a un impact économique négatif. L’impact économique du refus de l’immigration est donc toujours bon pour un pays développé : outre l’augmentation de la demande, il entraîne un processus schumpétérien de destruction-créatrice bénéfique, puisque les tensions sur le marché de l’emploi profitent aux entreprises les plus performantes, ayant investi dans la R&D, ce qui améliore la compétitivité de la production, diminue son élasticité-prix et favorise ainsi les exportations. preuve en est, [...] Suite dans le dernier l'Incorrect et en ligne pour les abonnés.
Un professeur italien avait prophétisé l’incendie de Notre-Dame de Paris
L’incendie de Notre-Dame de Paris était-il prévisible ? Oui, à en juger par le rapport sur la « cathédrale durable » rendu par le professeur de mécanique de l’université de Versailles Paolo Vannucci en 2016. L’homme a fait grand bruit dans la presse italienne mais n’a pas suscité l’intérêt de la presse hexagonale. Explications. Professeur et chercheur au CNRS, l’Italien Paolo Vannucci a publié une étude intitulée « Cathédrale durable » qui aurait dû être prise en compte par le ministère de la Culture. Las, ses conclusions ont été totalement ignorées. Que disait-il dans ce rapport ? D’abord que l’unique système anti-incendie de la cathédrale parisienne était extrêmement « rudimentaire » compte tenu de la fragilité des lieux, où d’importantes concessions à la modernité avaient été faites alors que certains des bois de la charpente dataient de l’époque de Charlemagne. Pour Paolo Vannucci, la forte concentration de poussières couplée à la présence d’électricité présentait un risque majeur d’incendie trop négligé.
Notre-Dame : un rappel pour ne pas reculer face aux mémoricides
Il serait parfois « vulgaire » de polémiquer, voire de dire ce qui est. Nous conviendrons en effet qu’il y a un temps pour le recueillement et un temps pour dénoncer. Mais faut-il pour cela passer sous silence la vérité quand elle nous saute aux visages ? Ne soyons pas lâches : ils ont été nombreux à se réjouir bruyamment ou silencieusement de l’incendie de Notre-Dame, à en rire ou à y voir l’intervention dune forme de justice divine.
Kristian Niemietz : ces régimes sans fin
Stalinisme, maoïsme, castrisme, hoxhaïsme… Kristian Niemietz constate la faillite du socialisme mis en pratique dans une cinquantaine de pays, sous toutes les latitudes, qui conduisit invariablement à la catastrophe. Malgré la brutalité des régimes, les millions de morts, les famines et fiascos économiques, la foi dans le socialisme demeure. L’utopie marxiste n’a rien perdu de son lustre. L’économiste Niemietz nous explique pourquoi dans « Socialisme, la mauvaise idée qui ne meurt jamais » (Socialism: The Failed Idea That Never Dies). Dans cet essai percutant, il rappelle aussi les déclarations des politiciens, journalistes, universitaires, nos humanistes occidentaux qui s’enthousiasment pour les dictateurs. Pourquoi vous être penché sur ce sujet et pourquoi maintenant ? Le socialisme revient en force. Il y a dix ans, l’anti-capitalisme était déjà une idée répandue mais on parlait de réformer le système, pas de le supprimer. Les choses changent. Au Royaume-Uni, des médias d’extrême gauche comme The Canary, Evolve Politics, Novara media suscitent un culte sur internet. La gauche domine les réseaux sociaux. Les vieilles idées de gauche radicale inondent aussi l’Amérique – voyez Bernie Sanders, Alexandra OcasioCortez, le magazine The Jacobin. Le New York Times publie désormais des articles qui font l’apologie du socialisme. Pour faire court, le socialisme est à la mode, sous la forme d’une théorie utopique déniant toute confrontation avec la réalité. Vous avez modélisé le cheminement intellectuel des thuriféraires des régimes socialistes depuis les années 30. L’argumentaire type tient en trois étapes. es régimes rencontrent toujours quelque succès à leurs débuts. Les intellectuels de gauche louent alors les vertus d’un monde nouveau. C’est la phase 1, la lune de miel. Mais les succès initiaux ne durent pas. Quand l’économie s’effondre, vient la phase 2, celle des excuses et des « oui mais », qui consiste à dédouaner le système. On attribue les désastres aux ennemis intérieurs ou extérieurs. Le régime n’est pas en cause, c’est l’embargo américain, la chute des prix du pétrole etc. On relativise. Dans le cas de Cuba, on vous dira : Castro, c’est toujours mieux que Batista, façon de détourner l’attention des failles du système en le comparant au pire régime possible. Arrive un moment où ces prétextes ne tiennent plus. L’échec est patent. Alors les Occidentaux observent une période de silence qui les mène à la phase 3 intitulée « ça n’a rien à voir avec le socialisme ». Le reniement devient alors [...] Suite dans le dernier numéro et en ligne dans le dernier L'Incorrect.
Kristian Niemietz : ces régimes sans fin
Stalinisme, maoïsme, castrisme, hoxhaïsme… Kristian Niemietz constate la faillite du socialisme mis en pratique dans une cinquantaine de pays, sous toutes les latitudes, qui conduisit invariablement à la catastrophe. Malgré la brutalité des régimes, les millions de morts, les famines et fiascos économiques, la foi dans le socialisme demeure. L’utopie marxiste n’a rien perdu de son lustre. L’économiste Niemietz nous explique pourquoi dans « Socialisme, la mauvaise idée qui ne meurt jamais » (Socialism: The Failed Idea That Never Dies). Dans cet essai percutant, il rappelle aussi les déclarations des politiciens, journalistes, universitaires, nos humanistes occidentaux qui s’enthousiasment pour les dictateurs. Pourquoi vous être penché sur ce sujet et pourquoi maintenant ? Le socialisme revient en force. Il y a dix ans, l’anti-capitalisme était déjà une idée répandue mais on parlait de réformer le système, pas de le supprimer. Les choses changent. Au Royaume-Uni, des médias d’extrême gauche comme The Canary, Evolve Politics, Novara media suscitent un culte sur internet. La gauche domine les réseaux sociaux. Les vieilles idées de gauche radicale inondent aussi l’Amérique – voyez Bernie Sanders, Alexandra OcasioCortez, le magazine The Jacobin. Le New York Times publie désormais des articles qui font l’apologie du socialisme. Pour faire court, le socialisme est à la mode, sous la forme d’une théorie utopique déniant toute confrontation avec la réalité. Vous avez modélisé le cheminement intellectuel des thuriféraires des régimes socialistes depuis les années 30. L’argumentaire type tient en trois étapes. es régimes rencontrent toujours quelque succès à leurs débuts. Les intellectuels de gauche louent alors les vertus d’un monde nouveau. C’est la phase 1, la lune de miel. Mais les succès initiaux ne durent pas. Quand l’économie s’effondre, vient la phase 2, celle des excuses et des « oui mais », qui consiste à dédouaner le système. On attribue les désastres aux ennemis intérieurs ou extérieurs. Le régime n’est pas en cause, c’est l’embargo américain, la chute des prix du pétrole etc. On relativise. Dans le cas de Cuba, on vous dira : Castro, c’est toujours mieux que Batista, façon de détourner l’attention des failles du système en le comparant au pire régime possible. Arrive un moment où ces prétextes ne tiennent plus. L’échec est patent. Alors les Occidentaux observent une période de silence qui les mène à la phase 3 intitulée « ça n’a rien à voir avec le socialisme ». Le reniement devient alors [...] Suite dans le dernier numéro et en ligne dans le dernier L'Incorrect.
Jean-Yves Le Gallou : 14 millions d’extra-européens
Pendant 40 ans, Jean-Yves Le Gallou, ancien haut fonctionnaire au ministère de l’Intérieur, a accumulé les données sur l’immigration. Le président de la Fondation Polémia en a tiré une somme qui fait référence, Immigration : la catastrophe. Que faire ? (Via Romana) Pour lui, le Grand remplacement, c’est un fait. Et une catastrophe. On parle de Grand Remplacement, c’est-à-dire de modification de la composition ethnique de la population française, mais par rapport à quoi? À ce qu’elle était il y a trente ans, un siècle, un millénaire ? On parle d’un bouleversement qui, du fait des migrations extra-européennes, affecte depuis quelques décennies une population qui était restée stable depuis 5 000 ou 6 000 ans! Car depuis le début de l’indo-européisation, il n’y a pas eu de changement significatif de la population française. Les Grandes Invasions – que les Allemands appellent Völkerwanderung (« la promenade des peuples ») – n’ont modifié la population française qu’à hauteur de quelques pour cent et cela sur plusieurs siècles – et encore ne s’était-il agi que d’apports européens à une souche européenne. Quant aux invasions arabo-musulmanes, malgré quelques postes de razzias sur la côte méditerranéenne, elles n’ont touché en rien la substance de la population française. À partir des années 1850, les migrations à destination de la France sont là encore des migrations intra-européennes (italiennes, belges ou polonaises), qui vont d’ailleurs s’assimiler en une ou deux générations. Le même phénomène se reproduit avec l’arrivée dans les années 1950 et 1960 d’immigrants espagnols ou portugais. Aussi peut-on affirmer que jusque dans les années 1960, la substance de la population française est restée identique à ce qu’elle était cinq à six millénaires auparavant. C’est ensuite que l’on a commencé à assister à un changement progressif de la nature de l’immigration, à la fois quantitatif, parce que le nombre des entrées ne cesse d’augmenter, et qualitatif, parce que cette immigration vient d’aires civilisationnelles différentes. C'est ce [...] Suite à lire dans le dernier L'Incorrect et en ligne pour les abonnés.

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