Skip to content
La force de l’imaginaire. Contre les bien-pensants.
Certains intellectuels, habitués des plateaux télévisés et des colonnes des journaux « mainstream » sont perpétuellement choqués. Attentats terroristes, manifestations répétitives, abstention politique, ils redécouvrent à chaque fois l’échec du modèle assimilationiste français, la révolte du peuple contre les élites, l’épuisement de la démocratie représentative. D’autres, tel Michel Maffesoli, répètent, approfondissent, corrigent depuis plus de trente ans une vision de la société postmoderne et des mutations de valeurs qui la caractérisent. Prémonitoire quand il annonçait Le Temps des tribus (1988)1, le Nomadisme, 19972, ou quand il décryptait dans ses travaux sur la violence, la nécessité « d’homéopathiser la violence sociale » et dénonçait la « violence totalitaire de l’idéologie du service public », Michel Maffesoli a poursuivi, en une quarantaine d’ouvrages cette description de la société contemporaine, « postmoderne », c’est-à-dire rompant avec la modernité (des 18ème, 19ème et 20ème siècles). [...]
Christchurch et Bataclan : l’ultraviolence mimétique
En un peu moins d’un an et demi, deux attentats mus par la haine de l’islam ont été commis en Occident, plus précisément dans des régions de sa périphérie. Ce terrorisme anti-islam qui se vit et se présente comme un contre-terrorisme ne serait-il pas le jumeau des attentats islamistes perpétrés sur les sols occidentaux ?
La radicalisation par le meme
Hier, à Christchurch, en Nouvelle-Zélande, un Australien du nom de Brenton Tarrant, âgé de 28 ans, a ouvert le feu dans deux mosquées, tuant 49 personnes. L’attaquant a filmé son carnage, qui depuis tourne en boucle sur les réseaux sociaux, et laissé un manifeste de 74 pages. Bien entendu, les similitudes avec Anders Breivik, seul autre terroriste d’extrême-droite de ces dernières années, sont frappantes, ce que n’aura pas manqué de rappeler la presse en brandissant à nouveau le spectre de la menace fasciste, Aude Lancelin, du Média, n’hésitant d’ailleurs pas sur Twitter à rejeter la faute sur Renaud Camus et Alain Finkielkraut…
La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Le jour du saigneur
L’élevage traditionnel a été remplacé par la production industrielle de matière animale. Heureusement, certaines initiatives font revivre l’abattage à la ferme. L’abattage hivernal du cochon dans une cour de ferme, scène traditionnelle de la vie paysanne, n’existe plus que dans quelques récits d’un Vincenot ou d’un Pourrat. Le porc n’est plus un animal de ferme ni d’élevage; à la suite du poulet, il est massivement devenu un animal de production, entre des mains humaines âpres au gain.
La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Inflation des profanation de lieux de culte chrétiens : trois questions au président de la SPERO
L'inflation violente des profanation de lieux de culte chrétien est très préoccupante. Trois question au président de la SPERO, une jeune association qui milite pour sortir de l'omerta et du déni. En quelques mots, qui est la SPERO ? C'est association qui est composée d'une dizaine de personnes catholiques, engagée par ailleurs dans diverses structures et engagements. Nous sommes réunis par le désir de faire quelque chose de concret, en mettant notre énergie et compétences au service d'une parole catholique. Pas différemment de ce qui se fait jusqu'à présent : pas uniquement dénoncer, ou proposer des formations.
Suppression de la clause de conscience : vers un totalitarisme mou ?
Plusieurs députés LREM et France insoumise veulent contester, à l'occasion de l'adoption de la loi santé, la clause de conscience des professionnels de santé. Une énième fois.On se souvient des propos tenus au mois de septembre dernier par le docteur Bertrand de Rochambeau qui considérait l’avortement pour ce qu’il était, c’est-à-dire un meurtre, et rappelait l’existence d’une clause de conscience inscrite à l’article L2212-8  du code de la santé publique, selon lequel « un médecin n'est jamais tenu de pratiquer une interruption volontaire de grossesse ».L’affaire avait suscité un tollé médiatique justifiant les oukases de tous nos bien-pensants alors même que le docteur de Rochambeau, par ailleurs président du Syndicat national des gynécologues et obstétriciens de France, s’exprimait à titre personnel et ne faisait que rappeler un dispositif légal instauré dès 1975 afin d’endormir la méfiance des parlementaires réticents à voter la loi Veil et rassurer un corps médical peu enclin – on le comprend – à pratiquer des avortements.
Les moissons du fiel
Si les agriculteurs respectaient les règles sanitaires, chacun verrait, rien qu’en allant à la campagne, à quel point nos champs sont devenus des champs de bataille. Et l’on s’enfuirait en courant. Quand j’étais médecin libéral, je ne savais pas. Je suis passé à côté de pathologies sévères, car je ne disposais pas des éléments d’appréciation ». Comme bien des médecins de la Mutualité sociale agricole, Hervé (le prénom a été changé) a fait une longue carrière de médecin de campagne avant de rejoindre, comme médecin-conseil, la MSA, la sécurité sociale du monde paysan : 5,4 millions d’affiliés, plus de 27 milliards de prestations délivrées chaque année. « Dans le monde agricole, nous précise t-il d’emblée comme si nous en doutions, ce ne sont pas des fainéants ». Pas du genre à aller voir le toubib pour une irritation cutanée, un gros rhume, une fatigue soudaine, qui, pourtant, peuvent cacher quelque chose de plus grave. « Une fois, une assistante sociale m’appelle: elle veut aller voir un gars qui lui semble ne pas aller bien. Elle y est allée le lendemain matin. Le temps qu’elle arrive, il était mort. Il avait un cancer en stade terminal. Il aurait dû être déclaré invalide de catégorie 3 [la plus élevée, Ndlr] depuis longtemps: il ne l’avait jamais demandé, il a travaillé jusqu’au bout ». Quand Hervé dit qu’il ne savait pas, il faut comprendre qu’il ne connaissait rien, alors qu’il auscultait quotidienne ment des agriculteurs, des ravages que pouvaient causer les produits phytosanitaires. « J’avais envoyé à l’hôpital un patient qui était venu me voir pour des maux de tête, accompagnés de fourmillements dans tous les membres et de difficultés pour marcher. Il en était sorti quatre jours plus tard, en pleine forme, sans que l’hôpital n’ait rien diagnostiqué non plus ». Ce n’est que bien des années plus tard, en compulsant la documentation de la MSA, qui détaille sur des centaines de pages la toxicité et les symptômes que peuvent déclencher chacun des produits utilisés, qu’il a réalisé : le solide gaillard avait fait une intoxication aux « phytos ».
La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Pornographie partout, maisons closes nulle part
L’essentiel de la production pornographique contemporaine est aux jeux d’adultes ce que les tacos halals d’Aulnay-sous-Bois sont à la cuisine de Joël Robuchon : indigestes et mauvais pour la santé. Le village gaulois a longtemps résisté mais rend les armes. La masturbation a été industrialisée, au même titre que toutes les activités humaines. Rentabilisée et rationalisée par l’intelligence artificielle, la libido humaine n’a plus de secret pour Big Brother, prêt à satisfaire les moindres désirs dans l’instant. Ainsi, chaque recherche effectuée sur internet est recensée, enregistrée et étudiée par les géants du net de la pornographie mondialisée. Lire aussi : L'éditorial de Jacques de Guillebon : Fragments de France Ce ne sont d’ailleurs pas les données qui manquent lorsque 25 % des recherches effectuées sur Google sont en lien avec du « contenu adulte », soit 68 millions quotidiennement, et 1,5 milliard de vidéos et photos pornographiques téléchargées tous les mois représentant plus d’un tiers de tous les téléchargements dans le monde. De quoi engendrer environ 13,3 milliards d’euros de revenus pour les seuls ÉtatsUnis, ou bien encore, pour vous donner le tournis, 3 075 dollars dépensés toutes les secondes. Alors que les queues des cinémas perpignanais et toulousains des années  70 étaient remplies d’Espagnols quand sortait le dernier film réservé aux adultes, plus personne ou presque n’aurait l’idée d’acheter un DVD pornographique en 2018. Tout et plus, est disponible en un clic.
La suite est réservée aux abonnés. Déjà abonné ? Se connecter

Vous souhaitez lire la suite ?

Débloquez tous les articles de l’Incorrect immédiatement !

Formule Intégrale

À partir de 5,80€ / mois

  • Papier
  • Web
  • Tablette
  • Mobile
Formule numérique

À partir de 4,10€ / mois

  • Web
  • Tablette
  • Mobile

L’Incorrect

Retrouvez le magazine de ce mois ci en format

numérique ou papier selon votre préférence.

Retrouvez les numéros précédents

Pin It on Pinterest