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Abbé Loiseau : « Nous devons évangéliser les musulmans »
Pour l’abbé Loiseau, les chrétiens ne peuvent se soustraire au devoir d’annoncer l’Évangile à ceux qui ne partagent notre religion, notamment les musulmans. Un devoir qu’il met en pratique au quotidien dans sa communauté. Vous avez fondé une communauté, les Missionnaires de la miséricorde divine, dont l’une des missions est d’évangéliser les musulmans par le message de la miséricorde. Pourquoi? Je pense que c’est vraiment par le message de la miséricorde que l’on pourra toucher le cœur des musulmans. La notion de miséricorde est différente chez les musulmans et chez les chrétiens. Pour un musulman, la miséricorde n’est pas un pardon qui redonne à la personne sa dignité totale. C’est avant tout une purification par rapport à la loi. Lire aussi : L'éditorial de Jacques de Guillebon : Face à face Beaucoup de musulmans souffrent d’une inquiétude par rapport au salut. La notion chrétienne de la miséricorde, bien loin de tout aspect rituel, vient rappeler que le salut est offert par le Christ à tous les hommes, pourvu qu’ils ouvrent leur cœur. Les [...] Suite à lire dans le dernier L'incorrect et en ligne pour les abonnés.
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[ TRIBUNE ] Pour une contre-vélorution
« Le travail de détestation du ravi à roulettes, ce concept sur pattes, est encore à inventer. » Philippe Muray Voilà plus d’un an maintenant qu’on voit pulluler, sur les trottoirs de Paris et autres grandes métropoles françaises, d’innombrables vélos multicolores dont la particularité est d’être « en libre service », de pouvoir être loués par quiconque possède sur son smartphone l’application idoine. Ces engins, affranchis de toute plateforme fixe, localisables par GPS sur le modèle d’Uber, se présentent comme un progrès écologique par rapport aux véhicules à essence tout en se flattant d’être plus commodes pour l’utilisateur que les traditionnels Vélibs. Ces appareils nous semblent, au contraire, constituer un redoutable fléau qu’il s’agit d’exterminer au plus vite.
Pas de vagues à l’âme
Entre facilité et exigence, l’air de notre temps a tranché : l’exaltation de la paresse a fait presque oublier le rasoir-sabre. Mais il revient et avec lui un art de vivre, plein de sagesse et de lenteur. On nous vend maintenant des produits-miracle qui font briller le cuivre ou éliminent les odeurs corporelles à grand renfort de produits chimiques, là où la farine, le vinaigre et le gros sel pour l’un, et la pierre d’alun pour l’autre sont désormais relégués aux tréfonds de l’oubli. Les progressistes, ennemis des conservateurs, pensent recréer le neuf en méprisant le vieux; l’on utilise donc un désherbant qui supplante la casserole d’eau bouillante de jadis, l’industrie tente de limiter l’accès aux légumes anciens au profit de produits stériles et, pour gagner du temps, l’homme moderne aura, chaque matin, l’immense privilège d’utiliser un rasoir multi-lames dernier cri (lorsqu’il n’aura pas décidé d’arborer tous les jours une barbe de trois jours), délaissant le rasoir droit de ses aïeux tout en créant une nouvelle dépendance : l’achat de [...] Suite à lire dans le dernier L'Incorrect et en ligne pour les abonnés.
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Saint-Étienne du Rouvray : tout est oublié !
« Tout est pardonné ». Chacun se souvient de la couverture de Charlie Hebdo, quelques jours après que l’essentiel de la rédaction a été liquidé par les djihadistes Cherif et Saïd Kouachi le 7 janvier 2015. L’Archevêque de Rouen, Mgr Dominique Lebrun, n’avait pas dit autre chose après l’assassinat du père Jacques Hamel, le 26 juillet 2016 dans son église de Saint-Étienne du Rouvray. La pluie est battante et le marché de la place de l’église a bien du mal à attirer ses clients. Derrière la camionnette blanche du charcutier, ornée d’un énorme cochon rose, se dresse l’église Saint-Étienne-du-Rouvray. Ce dimanche matin, elle est ouverte mais vide. Il n’y a plus de prêtre pour célébrer dans les deux églises de la ville depuis le départ du curé, le père Auguste Moanda-Phuati. Et pourtant, Bunyamin Gok, commerçant turc qui a racheté le Cocci market de la place il y a six mois, nous affirme que de nombreux pèlerins veulent visiter les lieux. La tombe du père Hamel à Notre-Dame de Bon-secours est fleurie en permanence. À quelques pas des bords de Seine, le centre-ville de Saint-Étienne est assez « préservé », comme on dit pudiquement. Petites rues commerçantes, enfilade de maisons modestes, l’atmosphère tranche avec les cités construites sur les hauteurs d’où, malgré le plan Borloo pour la rénovation urbaine, plusieurs grandes barres surplombent le vieux bourg. Dans le quartier populaire des Madrillets, situé sur la rive gauche de l’agglomération rouennaise, un tramway permet désormais aux résidents de se rendre jusqu’au centre-ville de Rouen. Tout a été fait pour intégrer ce secteur métissé. En 1996, le très « conciliaire » Mgr Duval vendait une partie du terrain de l’église Sainte-Thérèse de Saint-Étienne du Rouvray, pour un franc symbolique à l’office public d’aménagement et de construction de la Seine-Maritime (OPAC). Mais, construite dans les années 50, après la nationalisation des biens du clergé, le diocèse est toujours propriétaire de cette deuxième église de la ville, placée entre l’école élémentaire Joliot-Curie et le Pôle Emploi. Deux ans plus tard, l’OPAC revendait la parcelle pour la même somme à l’association cultuelle musulmane et la mosquée était inaugurée en mars 2000. Ce tour de passe-passe ne faisait qu’entériner une situation de fait. La communauté musulmane profitait déjà des lieux depuis des années, (...) À découvrir dans le dernier numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés.
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Le coin du juriste : Déchéance de nationalité
C’est le serpent de mer de la politique antiterroriste française, invoqué après chaque attentat, et jamais mise en œuvre : la déchéance de nationalité est pourtant, en plus d’être souhaitable, possible. Et bien plus loin qu’on l’imagine. Souvenez-vous : trois jours après la tuerie de masse du Bataclan, le président Hollande annonçait vouloir étendre la déchéance de la nationalité française aux binationaux nés français, sanction déjà prévue, dans des circonstances d’une particulière gravité, par l’article 25 du Code civil pour les binationaux naturalisés français. Les belles âmes s’indignaient : la citoyenneté est indivisible, faire le tri entre les Français sous-entend que certains le sont moins que d’autres, nous ramenant aux heures les plus sombres de notre histoire. Il est exact que le régime de Vichy avait allègrement retiré en moins de quatre ans la nationalité française à plus de 15 000 des nôtres ! Or, dans l’état du droit positif il existe déjà, s’agissant des modalités de retrait de la nationalité, non pas deux mais six sous-catégories de Français : (...) À découvrir dans le dernier numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés.
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Tout commence avec une semence
Comme tous les mois, Marie Dumoulin dresse sa Chronique des crottés, et s'intéresse au sort des semences. Le 1er novembre a été promulguée la loi « Agriculture et Alimentation », dite « Egalim » parce qu’issue des états-généraux de l’alimentation. Elle constitue plutôt une avancée dans la défense des producteurs contre l’industrie agroalimentaire. Mais elle était auparavant passée par la censure du Conseil constitutionnel qui, pour des « raisons de procédure contraire à la Constitution », a rejeté près d’un quart des articles. L’un d’eux autorisait la vente des semences anciennes aux particuliers, une avancée souhaitable pour la liberté des consommateurs. Une semence ancienne est formée des graines, souvent rares et particulières, produites par des plantes qui ne sont plus cultivées ni même connues depuis des décennies. Un exemple parmi des millions d’autres : le petit épeautre du Lubéron. Ce triticum monococcum est la plus ancienne céréale connue sur notre sol, cultivée dans le bassin méditerranéen depuis 11 000 ans. Comme par hasard, c’est dans la période de l’après-guerre que l’on vient rompre avec cette culture millénaire : poussés par l’idée de progrès ambiante, les paysans abandonnent cette espèce locale pour une espèce commune plus productive. À cette époque, sous couvert de « progrès génétique », on déconnecte en effet la production de semences du cycle de culture interne à chaque ferme, dans un objectif de standardisation et d’industrialisation. Les grandes firmes semencières s’engraissent pendant que l’épeautre méditerranéen est progressivement oublié. Ses graines disparaissent, jusqu’à ce jour des années 1990 où quelques-unes sont exhumées du fond de grange où les avait oubliées un paysan du Vaucluse. (...) À découvrir dans le dernier numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés.
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L’inspecteur des RIC
Le bonheur démocratique retrouvé, ce serait simple comme le RIC, le référendum d’initiative citoyenne. Pas si simple. Dix-huit mois de présidence Macron, quelques semaines de Gilets jaunes déterminés et une modification sémantique pour le rendre plus « républicain » auront suffi: ce qui était hier impensable – l’instauration du référendum d’initiative populaire, revendication de la droite française portée dans les années 1980 par Yvan Blot et par Bruno Mégret, entre autres – devient envisageable, et même de bon aloi. « Je ne vois pas comment on peut être contre son principe », a affirmé le Premier ministre, ajoutant cependant : « Le référendum peut être un bon instrument dans une démocratie, mais pas sur n’importe quel sujet ni dans n’importe quelles conditions ». Une manière d’avertir que, si le RIC exigé sur les tracts et pancartes devait entrer dans le Code électoral, le peuple ne devrait pas non plus se croire tout permis ? Certainement, mais quantité de difficultés président à sa mise en œuvre et il serait parfaitement irresponsable de les occulter. Combien de signatures ? La première question qui se pose est celle du nombre de signatures qui devraient être recueillies pour qu’un référendum doive se tenir. La fourchette de 500 000 à 700 000, la plus souvent avancée, paraît raisonnable au regard du corps électoral français, huit fois supérieur à celui de la Suisse où seules 100 000 signatures sont requises – et seulement la moitié pour y abroger une loi – plus raisonnable en tout cas que « le dixième du corps électoral » (soit plus de 4,7 millions de Français !) actuellement exigé par l’article 11 de la Constitution qui fixe les règles du « référendum d’initiative partagée », invention sarkozyste visant, justement, à rendre impossible un référendum d’initiative populaire tout en faisant semblant de l’accorder. Dans quel délai ? La Suisse, présentée comme une référence et qui a une longue pratique de l’« initiative populaire » sur le plan fédéral, a fixé un délai de dix-huit mois pour que les signatures soient recueillies, faute de quoi, si la récolte n’a pas été fructueuse, la procédure est abandonnée. Ce délai paraît long, très long, trop long par rapport au calendrier électoral français et aux risques qu’il induit en termes de harcèlement du citoyen et de saturation du débat. En 2013, il n’avait fallu que quelques semaines à la Manif pour tous pour déposer plus de 700 000 signatures au Conseil économique social et environnemental (Cese) sur la base de la loi organique relative à l’article 69 de la Constitution qui n’en exige que 500 000. (...) À découvrir dans le dernier numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés.
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