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Abbé Guillaume de Tanoüarn : Le pari de la fraternité
Tout a un prix aujourd’hui, on ne cesse de nous le rappeler. Tout coûte, tout se paye, en politique particulièrement où l’addition menace d’être salée ? Pourtant, malgré l’inquiétude réelle d’une politique qui désunit plutôt qu’elle ne rapproche, l’abbé Guillaume de Tanoüarn, dans un brillant essai de philosophie politique, Le Prix de la fraternité (Tallandier), ose l’espérance. Et si, pour une fois, le prix que l’on nous promet était un prix à gagner ?
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Jeudi 27 mars 2016, Libération titrait en Une : « Rappelle-toi Barbarin ». Le sous-titre l’accusait publiquement d’avoir couvert des actes pédophiles. Sans vergogne, Libé s’arrogeait le droit de se substituer à la justice et de jouer les procureurs, chose comique lorsqu’on se souvient que le même quotidien faisait à la fin des années 70 la promotion effrénée de la pédophilie. À l’époque, c’était une passion largement partagée à gauche. Sortez votre sac vomitoire ! « Benoît et son amie ont les mêmes goûts. Ils aiment les enfants, beaucoup. Quand Benoît parle d’eux, ses yeux sombres de pâtre grec s’embrasent de tendresse » (Libération, juillet 1981). Sur internet circule un dessin des petites annonces du journal, où l’on voit un enfant porter vers sa bouche le sexe d’un adulte en érection. Innommable. Et les exemples abondent. Libération et ses (...) A découvrir dans le dernier numéro de L'Incorrect et en ligne pour les abonnés
La nouvelle question antijuive
Loin de la doxa de la LICR, la situation faite aujourd’hui aux juifs de France est le fruit de l’alliance monstrueuse d’une gauche antisioniste et d’un islam vindicatif. Depuis vingt ans les travaux de Pierre-André Taguieff la dévoilent. Aujourd’hui, la haine des Juifs dérive principalement, d’une part, de la diabolisation du « sionisme », au nom de l’antifascisme et de l’antiracisme, par les diverses mouvances néo-gauchistes et, d’autre part, de la propagande islamiste qui, sous ses multiples figures, désigne les Juifs ou les « judéo-croisés » comme l’ennemi absolu de l’islam. Depuis la création de l’État d’Israël le 14 mai 1948 malgré le refus arabe et musulman qui s’est traduit par une série de conflits armés, on a pu assister à la lente reconstruction d’une vision antijuive du monde. La rediabolisation des juifs s’est opérée sur la base de la diabolisation d’Israël et du « sionisme », fantasmé en tant que « sionisme mondial » Cette réinvention n’est pas réductible à un recyclage des traditionnels schèmes d’accusation visant les juifs, empruntés au corpus antijuif européen, qu’ils relèvent de l’antijudaïsme chrétien, de la judéophobie moderne antichrétienne (dans le sillage de Voltaire), de la judéophobie anticapitaliste (socialiste et révolutionnaire) ou de l’antisémitisme nationaliste, raciste ou non. Elle s’opère sur de nouvelles bases idéologiques, dont certaines sont étrangères à l’héritage antijuif occidental et puisent dans la culture musulmane. Il en va ainsi, emblématiquement, du jihad comme (...) A découvrir dans le dernier numéro de L'Incorrect et en ligne pour les abonnés
Avec ou sans viande, cessons d’être bêtes !
Polluante, nocive pour la santé, ne respectant pas le bien-être animal, la consommation de viande est régulièrement passée au grill des végétariens, végétaliens et défenseurs de la cause animale et une journée internationale, le 20 mars, est même consacrée à cette cause devenue politique et sujette, bien souvent, à des affrontements pour le moins sanguins. Ces défenseurs d’une alimentation alternative ont pour eux des arguments mais la posture accusatoire qu’ils adoptent révèle trop souvent une crise de l’humain qu’ils fabriquent sous couvert de respect de l’animal, par une tentative d’effacement de la frontière fondamentale qui existe entre l’homme et la bête. Ces paraclets postmodernes n’ont de cesse de dénoncer l’homme et de célébrer l’animal. Ils fustigent la vision anthropocentrique qu’ils souhaiteraient remplacer par une philosophie anthropomorphique où il s’agirait d’interpréter les comportements animaux comme des conduites humaines. Leur démarche s’inscrit dans une logique (...) A découvrir dans le dernier numéro de L'Incorrect et en ligne pour les abonnés
Gilets Jaunes : un grand mouvement populaire ?
Des dizaines de milliers de Français en colère se sont réunis ce 17 novembre pour bloquer les routes et protester contre la hausse des taxes sur le carburant. Une jacquerie d’un nouveau genre rendue possible par l’outil numérique et montée des profondeurs du pays.
Football Leaks : l’hypocrisie antiraciste à son paroxysme
Brrr, le football : dernier refuge de l’hétéro beauf homophobe et raciste. Un sale petit univers rempli de porcs de la France d’avant. Des viandards, des queutards, des machos ! Qu’ils soient xénophobes et ethnocentristes ne nous surprendra guère. D’ailleurs, les joueurs d’origine africaine sont discriminés en équipe de France. Ils ne représentent que 75 % de l’équipe.
Alain Badiou, LE SEIGNEUR DES MAOS
Connu pour son engagement maoïste et sa défense inconditionnelle du communisme, Alain Badiou est aussi régulièrement accusé d’antisémitisme. À la différence de certains, il ne se repent de rien. Dans un pays comme la France, peu porté, à l’inverse des États-Unis, et qu’on le regrette ou qu’on s’en félicite, à une liberté d’expression totale, on pourrait s’étonner de la latitude dont jouit un personnage tel qu’Alain Badiou : métaphysicien respecté, enseignant à l’École Normale, publié par des maisons d’éditions prestigieuses, il est un notable de la pensée française et aussi un des thuriféraires actuels, et depuis toujours, d’un des pires régimes que l’humanité ait jamais subis. Alain Badiou donc s’affiche marxiste – pourquoi pas – de surcroît maoïste, et ne s’en repent guère, puisqu’au contraire il persiste jusque dans un entretien donné récemment aux Inrocks, qui ont quand même jugé préférable de se distancier des propos tenus par le vieux sage comme ils le signalent dans l’introduction de l’article. On les en félicite car nous aussi – puisque nous sommes paraît-il les Inrocks de droite – si nous avions donné la parole à Alain Soral par exemple, (autre marxiste notoire), nous aurions pris soin de nous dissocier de ses propos sur les juifs – pardon les « sionistes » – de son négationnisme rampant et de sa vision du monde délirante et débile ; seulement voilà, à L’Incorrect, on ne discute pas avec les fanatiques et les négationnistes de quelque bord qu’ils se trouvent pour la raison qu’on ne discute pas avec des escrocs…Car un escroc de l’histoire, un négationniste à bas bruit, c’est bel et bien ce que se trouve être Alain Badiou quand il (…) A découvrir dans le dernier numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés
Eugénie Bastié passe au détecteur de L’Incorrect
Parmi les jeunes essayistes intervenant de façon vigoureuse dans le débat public, Eugénie Bastié est reconnue comme une voix importante et dissonante, face aux dogmes de la société libérale culturelle. Le Porc émissaire confirme son premier essai, Adieu Mademoiselle, qui montrait les incohérences du néoféminisme, lequel collabore en réalité avec ce qu’elle appelait « la défaite des femmes ». Combatif, roboratif et convaincant.

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