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Hijab dans le foot : du droit de critiquer le Conseil d’État

Piqué par des critiques adressées aux conclusions d’un rapporteur public, favorable à l’annulation de l’article 1 des statuts de la Fédération Française de Football qui proscrit notamment le port du voile dans les compétitions sportives, réclamée par des « hijabeuses », le Conseil d’État a publié le 28 juin 2023 un communiqué dans lequel il « dénonce » des « attaques » contre lui et affirme son indépendance.

La noble institution ne nous dit cependant pas en vertu de quoi les conclusions d’un rapporteur seraient à l’abri de toute critique.

Ce qui est sot, pourtant, est sot. Quand un rapporteur public est capable, pour soutenir la demande d’un groupe de militants islamistes, d’affirmer que le port du hijab peut être légitime parce qu’il y a déjà des joueurs qui se signent sur les terrains de football ou que les joueurs du club de l’AJ Auxerre portent une croix de Malte sur leur maillot, chaque personne qui a conservé un tant soit peu de sens commun est en droit de dire que c’est une ânerie ou un sophisme et de les dénoncer comme tels.…

1976 : l’année maudite
Dans la France d’Audiard, et du Général, il existait quelques coins abritant une mafia locale : Paris, Grenoble et ses immigrés italiens, Marseille/Toulon, la Corse et éventuellement Lyon. Rien de plus. Jamais entendu parler d’une antique mafia lilloise, de parrains strasbourgeois ou de bandes criminelles bordelaises. En Bretagne, le seul milieu criminel qui existait jusqu’alors était celui du Quai de la Fosse à Nantes. En gros, dix bistrots à putes sur lesquels régnaient quelques « beaux mecs ». « Lulu la Nantaise » qu’aurait bien connu M’sieur Fernand derrière ses volets rouges à Biên-Hòa, c’était Ludovine Lucas, experte en turlute sur le trottoir breton puis en Indochine à partir de 1928. [...]
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Ateliers nationaux : aux origines de la grève
Le 24 février 1848, après deux jours d’insurrections parisiennes, Louis-Philippe abdique et la Deuxième République est proclamée. Si cette révolution est politique comme en 1789, elle démarre avec la revendication du suffrage universel, la France a depuis changé. Le nombre d’ouvriers a explosé dans les années 1840 avec le début de la révolution industrielle, et aucune loi n’encadre leurs conditions de travail souvent terribles. À gauche et plus rarement à la droite de la droite, des penseurs émergent qui défendent une amélioration de leur sort. [...]
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Intelligence artificielle : la grande imposture ?

Professeur à l’université Grenoble Alpes et membre de l’Institut de philosophie de Grenoble, d’abord historien des idées du XVIe siècle et particulièrement de Machiavel, Thierry Ménissier s’est spécialisé depuis une grosse décennie sur les nouvelles technologies et l’esprit d’innovation. Ses recherches portent notamment sur la théorie politique adaptée à la situation humaine, sociale et technologique contemporaine. Il est responsable de la chaire de recherche « éthique & IA » au sein de l’institut interdisciplinaire en intelligence artificielle de Grenoble MIAI, et signait en 2021 un essai érudit en la matière : Innovations : une enquête philosophique (Hermann).


L’IA est un concept assez flou. Quelle en serait votre définition ?

La notion d’IA repose sur une métaphore, celle d’une forme de pensée intelligente qui serait engendrée par les artifices techniques dont dispose l’humanité. Mais l’usage de cette métaphore véhicule une illusion anthropomorphique qui conduit à confondre la machine et l’humain. Cette manière d’envisager l’IA est à la fois approximative, vectrice d’angoisse et très courante.…

« Subway shirt » : le voile des mécréantes ?
Avec la submersion migratoire et l’explosion de l’insécurité, les femmes doivent prendre des mesures drastiques pour ne pas se faire agresser dans le métro. Une solution révolutionnaire a été trouvée : le « subway shirt ». Cette technique a été partagée sur le réseau social TikTok par des femmes partageant leur calvaire dans de courtes vidéos. [...]
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Quand le wokisme s’immisce dans le monde de l’entreprise
On connaît bien désormais le wokisme et ses ravages sur la société, analysés par de très nombreux essais plus ou moins bons ces dernières années. Ce qu’on ignorait davantage (signalant tout de même Le Capitalisme woke d’Anne de Guigné), c’est à quel point la sphère économique est gagnée par ce mouvement en France – car on nous parle souvent des États-Unis, et nous fantasmons une résistance française – et selon quelles modalités. C’est désormais chose connue grâce à L’entreprise face aux revendications identitaires (PUF), un ouvrage novateur écrit par Brice Couturier, journaliste et essayiste français, et Erell Thevenon, docteur en droit et déléguée générale de l’Institut pour l’innovation économique et sociale (2IES). Grâce à de nombreux témoignages édifiants, cette enquête de fond est une véritable plongée dans les « entreprises qui relaient le mouvement identitaire victimaire, par leur stratégie commerciale, de communication ou leurs politiques internes ». [...]
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Jean-Frédéric Poisson : « Faut-il considérer le drame d’Annecy comme un fait divers ? »

Ces derniers jours, l’attaque au couteau d’Annecy au cours de laquelle quatre enfants en bas âge ont été attaqués et deux adultes ont été blessés par un migrant syrien a défrayé la chronique. Cette attaque n’est que la dernière d’une longue liste, un phénomène qui prend toujours plus d’ampleur et explique pourquoi les Français se sentent de moins en moins en sécurité dans leur propre pays. Certains politiques – ceux qui y ont intérêt – nous assènent qu’il ne s’agit que d’un fait divers. Mais quand un fait divers sordide se répète encore, et encore, ne serait-il pas judicieux d’en tirer des conclusions politiques ? Le même jour, un homme de 30 ans se faisait poignarder à Marseille pour avoir voulu défendre une jeune fille. Le lendemain, un autre homme recevait cinq coups de couteau à Villeurbanne et une travailleuse sociale de Brive-la-Gaillarde se faisait attaquer à l’arme blanche. Enfin, dimanche dernier, un homme était poignardé de neuf coups de couteau à Gorge de Loup.…

Décadanse : danse macabre pour les boomers
« Tourne-toi / Non / Contre moi / Non, pas comme ça / Et danse / La décadanse ». L’intellectuel tire le titre de son nouvel essai de la chanson de Serge Gainsbourg, La Décandanse. En 1971, notre ami Gainsbarre prenait effectivement déjà la mesure de cette grande rupture anthropologique que traversait son époque. Cette rupture n’est autre que la grande libération sexuelle opérée par les jouisseurs de mai 68. Une libération qui se veut être une nouvelle promesse de bonheur. Rien que ça. Finalement, cette génération est celle qui élève le jouisseur en héros, qui établit la société de consommation et de divertissement, le règne des marchandises et du sexe. Méfiant et dénonciateur, l’écrivain s’écrie « Libération… piège à con ! » en publiant Décadanse. [...]
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