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La clef Deschamps
À une époque pas si lointaine, que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître, le football n’était pas glamour. Il s’agissait d’une activité plutôt appréciée des masses laborieuses, pratiquée dans les campagnes et les cités ouvrières, assimilée au « peuple ». Les intellectuels de gauche comme de droite ne se cachaient d’ailleurs pas de détester le football, à quelques rares exceptions près. Aujourd’hui, ce serait précisément l’inverse, il semble presque obligatoire de vibrer et de se montrer passionné pour le ballon rond. O tempora, o mores.
Nous ne méritons pas mieux que Banksy

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« Si on prend une grosse lettre, qu’on la met sur un tee shirt et qu’on écrit Banksy, c’est réglé… On peut le vendre. Sans vouloir manquer de respect à Rob » ; avait dit le roi de la jungle britannique Goldie, dont le surnom évoque sa mâchoire en or massif façon Requin dans James Bond, au détour d’un entretien sur le podcast Distraction Pieces, relançant les spéculations autour de la véritable identité de Banksy.

 

À l’image des Daft Punk, Banksy est un célèbre inconnu, apparaissant masqué lors de ses très rares interventions médiatiques, caché par une œuvre qui « pèse » désormais un gros paquet d’espèces sonnantes et trébuchantes, car c’est bien ainsi qu’on évalue l’art de nos jours ; par son coût, comme l’avait décrit, non sans humour, Michel Houellebecq à travers le personnage de Jed Martin, et de ses toiles fictives, notamment celle présentant « Damien Hirst et Jeff Koons se partageant le marché de l’art ».

Anniversaire : 50 ans des « fleuves de sang »
Il y a cinquante ans, cinquante ans déjà, qu’Enoch Powell nous avertissait sur les dangers de l’immigration de masse. Son discours dit « populiste », nous interpelle, et nous appelle à réagir. En 1968, alors que le Parlement britannique se penche sur la Race Relations Bill, empêchant les discriminations sur des fondements ethniques, le député conservateur Enoch Powell, prononce un discours devant des conservateurs, que l’Histoire retiendra sous le nom de discours « des fleuves de sang ». Il y condamne l’arrivée d’immigrés sur le sol britannique et dénonce les dangers inhérents à ce phénomène. À en croire Enoch Powell, la mission essentielle de l’homme engagé en politique serait d’anticiper l’avenir, pour éviter les catastrophes futures. Cette dénonciation virulente de l’immigration s’inscrit dans la logique des discours populistes.
Surveiller et punir
En Chine, l’État évalue ses citoyens et leur accorde une note (« le crédit social ») qui détermine le droit de voyager ou de monter des entreprises. Même le secteur privé se mêle d’évaluer la fiabilité et la vertu de ses clients, avec par exemple le « crédit sésame » de la firme AliBaba. Mais si on s’alarme pour nos frères asiatiques, on connaît moins les initiatives à venir en Europe. Comme celles que propose l’entreprise Scold & Praise®. Attention, danger !
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Le « principe de fraternité » étendu à l’infini : les passeurs remercient le Conseil constitutionnel

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Face au Congrès réuni à Versailles, Emmanuel Macron s’est montré décevant, multipliant truismes et banalités, probablement agencés à la va-vite par des prête-plume compétents mais las de devoir écrire encore et encore des discours désormais connus d’avance.

 

 Le Président a demandé qu’un patriotisme « nouveau » se lève, avant d’opposer, comme à son habitude, les forces progressistes aux forces nationalistes : « La frontière véritable qui traverse l’Europe aujourd’hui est celle qui sépare les progressistes des nationalistes. Nous en avons pour au moins une décennie. L’Europe des assoupis est terminée : un combat est en train d’être mené. Le débat est clairement posé ». Pour certains, à l’image des membres du Conseil constitutionnel, le débat n’est pas seulement posé ; il est tranché.

Lire aussi Macron ne peut pas être à la hauteur des enjeux de l’immigration

Plus que jamais juridiction constitutionnelle depuis l’introduction de la question prioritaire de constitutionnalité par l’inconscient Nicolas Sarkozy, le Conseil constitutionnel n’en reste pas moins constitué de personnalités extrêmement politisées dont les biais se font de plus en prégnants.

Les bourgeois malgré eux
On parle de la bourgeoisie comme si cette condition ne pouvait jamais nous revenir, qu’elle nous était intrinsèquement étrangère et profondément extérieure. Pour toujours plus s’en écarter, nous avons d’ailleurs savamment pris soin de la définir. Le bourgeois habite de préférence au centre des grandes villes, affiche une certaine sensibilité aux valeurs de gauche ou écologistes, fait montre d’un sens de la solidarité combiné à une ouverture d’esprit et de tolérance. Il idéalise une société pacifiée, mélange habilement conformisme raffiné et désordre, fustigation de l’argent et confort financier. Ainsi portraituré, le bourgeois appartient à une classe à laquelle on se saurait se confondre et chacun s’en réjouit tout en se délectant de pouvoir estampiller l’autre. Il faut pourtant se rappeler le retentissant poème du cinéaste Pier Paolo Pasolini, publié le 16 juin 1968 dans l’Espresso à l’encontre des (…) A découvrir dans le nouveau numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés
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Vers la fin de l’ultramontanisme ?
Le pape François a l’art des formules chocs, surtout en matière politique lorsqu’il livre ses commentaires sur des sujets qu’il aborde très superficiellement. « Ce n’est pas facile, mais le populisme n’est pas la solution », a-t-il récemment affirmé à propos de la crise européenne des migrants. Le pape a ensuite ajouté que les populistes « créaient une psychose » sur les questions migratoires, alors même que l’Europe vivait « un grand hiver démographique » et avait besoin, en conséquence, de plus d’immigrants. Car, affirme-t-il, sans immigration, l’Europe « deviendra vide ». « Vous ne pouvez pas rejeter les gens qui arrivent », conclut-il dans son interview à Reuters (20 juin). De tels propos ne sont malheureusement pas isolés mais forment la trame de plus en plus nette de sa pensée en matière de politique migratoire. Nulle part n’est évoqué le droit à la continuité historique des nations, ni la légitimité d’une politique de régulation des flux migratoires, pourtant mentionnée par le catéchisme de l’Église catholique (n° 2241). En Europe, une frange importante du monde catholique, se sentant incomprise d’un pape peu habitué aux subtilités européennes, va peut-être finir par abandonner sa tradition ultramontaine pour retrouver son penchant gallican. Que signifie être ultramontain ? C’est regarder (…) A découvrir dans le nouveau numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés
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Djihad et cheveux bleus
À gauche, on s’amuse à se faire peur avec l’hypothétique victoire des idées conservatrices et les dangers du « gramscisme de droite ». Pendant ce temps, l’islamo-gauchisme s’installe sur les réseaux sociaux, sous le faux-nez d’AJ +. A propos des relais d’influence des puissances étrangères, on entend régulièrement parler de Sputnik et de RT, les versions russes boiteuses de nos France 24 et autres RFI. Signe des temps, une petite dernière est arrivée en décembre depuis la péninsule arabique et se déploie sur les réseaux sociaux. Grâce à une stratégie habilement « inclusive » et en même temps « disruptive », elle apparaît moins gênante pour le CSA. De prime abord, on pourrait d’ailleurs se demander si AJ +, puisque c’est son nom, est une déclinaison vidéo du groupe Canal +, une chaîne de dessins animés ou encore une marque déposée par les jeunes entrepreneurs juppéistes. AJ + est la succursale de (…) A découvrir dans le nouveau numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés
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