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Le prix de la vie humaine
Un tribunal américain a condamné Monsanto, la société productrice du Roundup, le désherbant à base de glyphosate, à verser 289 millions de dollars de dommages et intérêts à un plaignant, Dewayne Johnson, ayant contracté un cancer à cause, pense-t-on, de son travail : asperger deux années de suite de glyphosate sous forme concentrée les pelouses d’une école. Le cancer a été diagnostiqué en 2014, et Johnson a intenté un procès en réclamant 400 millions de dollars. Un article du journal Les Echos du 13 août relate cet évènement. Il insiste sur les conséquences que la décision judiciaire, si elle est confirmée en appel, aura sur l’avenir de Monsanto et de sa maison-mère (Bayer), sachant que près de 5 000 procédures analogues sont à l’examen aux Etats-Unis. Curieusement, l’article ne commente pas l’énormité de la somme demandée, comme s’il s’agissait là de quelque chose de normal. Pourtant l’OCDE a publié en 2012 un rapport sur le prix « statistique » de la vie humaine qui fait autorité. Ce rapport conseille d’utiliser, notamment pour les décisions à prendre concernant les travaux susceptibles d’éviter des morts accidentelles, un « prix de la vie humaine » allant, selon les pays, de 1,5 à 4,5 millions de dollars américains.
L’humanité trans : demain, tous dauphins !

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Transgenres, transraciaux et transspécistes : ils refusent d’être « assignés » à leur sexe, à leur race, et même à leur propre espèce. Ces nomades de l’identité pensent que leur corps biologique ne s’accorde pas avec leur psyché et leurs aspirations profondes. Refusant le sort pendable que la nature leur a joué, ils croient en la métempsycose du vivant, se réincarnant au cours de leur vie en un même qui est un autre, en un individu similaire mais différent.

 

Et si la réalité n’était qu’une illusion ? Et si derrière l’ego se cachait un vrai soi que la société et les conventions refuseraient d’accepter ? C’est bien ce défi que nous tend présentement cette humanité qui se transfère littéralement dans d’autres entités biologiques, demain, peut-être, dans des corps entièrement cybernétiques. Aux Etats-Unis, certains ont désormais recours à des opérations de « chirurgie de réassignation raciale », afin de passer officiellement d’une race à une autre, comme d’autres passent d’un sexe à un autre.…

Jupiter et Mars : allô la terre
« Mars, homme de 26 ans, Paris » ? À première vue, une description plutôt banale sur le site de rencontres Tinder. Mais attention, il y avait un piège. Mars étant la planète qui précède Jupiter dans le système solaire, et le nom du dieu romain de la guerre, ce pseudonyme savamment choisi ne pouvait désigner qu’un grand de la République, un fidèle parmi les fidèles d’Emmanuel Macron : Alexandre Benalla ! On imagine d’ailleurs le genre de conversations ringardes que ce dernier a pu tenir : « Salut Vénus. Moi c’est Mars. Xoxo ».
Le comte de Chambord, la Droite et les enfants
Avez-vous remarqué à quel point les enfants peuvent s’entêter pour des détails qui, à nos yeux d’adultes, nous semblent insignifiants ? Par nature et par goût, l’enfant aime à tester ses limites, voir jusqu’où il peut aller sans se brûler. Il essaiera d’exercer au maximum son autorité, jouant les petits rois capricieux pour satisfaire ses désirs les plus immédiats, rageant à la moindre frustration. Un enfant renoncera souvent à un beau jouet parce qu’il n’a pas pu obtenir un noyau d’olive qui traînait à même le sol, prêt à trépigner de frustration au premier refus, puis à se rouler par terre au second. Ne dit-on d’ailleurs pas que les enfants sont de droite ? Ils croient en l’ordre, en l’autorité, à la lutte bien plus qu’au dialogue, et sont tous des modèles de conformisme. Tant de qualités qui s’évaporent lors de la phase du caprice. Car, pour son plus grand malheur, l’enfant dépend des adultes dans toutes les phases de l’existence. Du lever au coucher, le petit d’homme compte sur l’aide et l’assistance de ses aînés.
Adrien Pérez : connaître les noms des auteurs
Adrien Pérez est mort assassiné d’un coup de poignard en plein cœur, à 5h30 du matin à la sortie d’une boite de nuit de Meylan (Grenoble), tentant de sauver Thibault d’un groupe de trois agresseurs. Ce dernier a été sauvé par l’intervention d’Adrien, hospitalisé après avoir eu le poumon perforé par une arme blanche. Ce fait divers n’en est pas un : il est un symptôme de plus de l’ensauvagement de la société. Combien de jeunes sont-ils tombés pour un regard de travers ou une cigarette refusée ? Combien de filles ont été agressées parce qu’elles avaient eu le malheur de porter une jupe trop courte, ou, tout simplement, d’être trop séduisante ? L’histoire d’Adrien évoque le cruel souvenir de celle de Marin, handicapé à vie après avoir tenté de sauver un couple des griffes de ce qu’il faut bien appeler une racaille. Aujourd’hui, on peut mourir pour rien. La particularité du cas d’Adrien Pérez est que ses parents ont parlé et ont inscrit la mort de leur fils dans un contexte général.
Bouddha et Booba
Dans la torpeur du mois d’août, une rixe opposant les rappeurs Booba et Kaaris, accompagnés de leurs entourages respectifs, est venue donner la dose de spectacle quotidien dont les médias et les commentateurs se repaissent, sans quoi ils perdraient leur raison de vivre. Ancienne moitié de Lunatic au côté d’Ali, Booba est depuis plus de quinze ans le roi du « rap game » français dans sa version « gangsta » inspirée des Etats-Unis : go muscu, tatouages, biatchs et calibres. Quant à Kaaris, ancien protégé du susnommé Booba, il officie dans un genre similaire, sinon jumeau. Filmé par des touristes ébahis, et certains plus opportunistes qui n’ont pas hésité à monétiser leurs vidéos dans le plus pur esprit « start up nation » cher à Emmanuel Macron, le « combat » entre les deux groupes de vedettes a eu lieu dans une salle d’embarquement du hall 1 du terminal ouest de l’aéroport d’Orly, provoquant les retards de sept vols et de nombreux dégâts matériels dans un duty-free, ainsi que le transfert de voyageurs vers une autre salle d’embarquement. Le groupe gérant l’aéroport a d’ailleurs décidé de porter plainte en réaction pour"trouble à l'ordre public" avec préjudice d'image et financier, mais aussi "mise en danger de la vie d'autrui", les événements ayant empêché la mise en place d'un périmètre de sécurité autour d'un bagage abandonné…
Le parcours des combattantes
Elles s’appellent Marie, Clémence, Véronique, elles ont la trentaine, tout juste parfois, elles travaillent et ont une vie de couple avec un compagnon qu’elles aiment. Seule ombre dans ce tableau qui pourrait paraître idyllique, l’absence d’enfant. Cette naissance est pourtant voulue, souhaitée avec une impatience fébrile. Et cependant la nature se fait tirer l’oreille. Des mois, parfois des années, dans l’attente de ce qui ressemble de plus en plus à l’annonce d’une libération. Rendez-vous chez toutes sortes de spécialistes, examens médicaux, compléments alimentaires, traitements à répétition, radios, IRM... un véritable parcours des combattantes qui assèche les finances et brise le moral et parfois les cœurs et les couples. Pour s’en convaincre il suffit d’aller sur internet. Là, des dizaines de blogs ou de forums aux noms évocateurs, « des bras vides », « mon bébé patience », recueillent les témoignages de femmes entre espoir et abattement. Des lieux de discussion où l’on se donne des conseils, échange des adresses, permettant à certaines de comprendre les résultats de certains examens car l’attente d’un rendez-vous chez un spécialiste est difficilement supportable. Il faut savoir, comprendre, se préparer à continuer ou se dire que ça sera « pour le prochain cycle ».
L’honneur des Mapuches
En 1860, un ancien avoué de Périgueux, devenu aventurier, est proclamé roi de Patagonie par les Indiens Mapuches. Sans descendance, le monarque a une dynastie spirituelle bien vivante aujourd’hui. A 23 ans, le garçon a de qui tenir. Du côté paternel on trouve un arrière-grand-père général de l’armée royale roumaine, un grand-père, Jean Parvulesco, icône secrète de la Nouvelle Vague et grand ami du cinéaste Éric Rohmer; et un père journaliste partageant sa vie entre les Carpates et la Bavière. Du côté maternel, une famille d’aristocrates poitevins, les Ternay, dont l’un des membres fut archevêque de Bordeaux au XIXe siècle. C’est depuis la propriété familiale angevine de La Lucière, qui servit de cadre à la chouannerie de 1815, que Stanislas Parvulesco dirige désormais les destinées d’un royaume mythique mais bien réel: l’Araucanie-Patagonie. Par l’action et [...] Suite à lire dans le dernier L'Incorrect et en ligne pour les abonnés.

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