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Mamoudou Gassama : héros malgré eux ?

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C’est une histoire comme en raffolent  les médias à l’heure de la diffusion en mondovision des faits divers. Enfin, un « migrant », qui plus est en situation irrégulière, s’est illustré par un acte de bravoure en escaladant les quatre étages de la façade d’un immeuble parisien pour sauver un enfant suspendu à un balcon. Cela valait bien une « naturalisation » expresse, un poste chez les sapeur-pompiers de Paris sans examen et une réception à l’Elysée. Non ?

 

Âgé de vingt-deux ans, Mamoudou Gassama est un clandestin de nationalité malienne devenu vedette des internets en l’espace de quelques heures. Enfin, il était un Malien. Car, désormais, Mamoudou Gassama est Français, ou en passe de l’être ; Emmanuel Macron s’étant engagé sur Twitter à régulariser sa situation « dans les plus brefs délais », en reconnaissance de cet acte héroïque. Il l’a également invité à se présenter à la brigade des sapeurs-pompiers de Paris, déjà prête à l’accueillir, mais aussi à « déposer une demande de naturalisation », parce que la France, vous l’ignorez peut-être, est une « volonté » et que monsieur Gassama a déjà démontré avec engagement « qu’il l’avait ».

Pour que coule le sang du père
Extrait Après la mort de Dieu, après la mort du roi, il fallait bien que la dernière image symbolique du père disparaisse. Alors a commencé la terrible époque des enfants de personne. « Dis maman, c’est quoi un père ? », « Demande à ta mère, je suis occupée sur mon Iphone Alpha Plus mon chéri », voilà à quoi pourrait ressembler un dialogue banal entre un enfant et ses parents 1 et 2 d’ici quelques années. Un père absent et manquant. La famille peut se symboliser par une croix parfaite, le père étant la ligne verticale, celle qui, en direction du Ciel, assure protection, subsistance mais surtout lien spirituel. La mère quant à elle, régente du monde matériel, maîtresse du foyer depuis le Moyen- Âge, assure l’éducation des enfants, prône le modèle et transmet les mœurs à la lignée. Son rôle est primordial, et surtout complémentaire avec celui de l’homme. Aujourd’hui esseulée, elle semble à la fois fustiger les faiblesses de l’homme par les mouvements féministes, mais aussi réclamer un retour de l’homme réel par les mouvements inverses bien que totalement absents des médias. Toute une génération de femmes trentenaires se retrouvent aujourd’hui dans l’impasse affective et familiale, voyant l’horloge biologique tourner, par échec dans la recherche de la virilité. Ce qu’elles veulent ce sont des hommes, des vrais. Des pères en somme. Mais la question qui résonne est toujours la même : « Où sont-ils ? » Cinquante ans après Mai 68, force est de constater la réussite du projet. Le père est inutile, l’on peut s’en passer dans l’éducation, dans le travail, dans le religieux (puisqu’il n’est que syncrétisme) et bientôt même dans la procréation. La croix est brisée en son socle. Ce projet transhumaniste ne date pas d’hier, les réseaux féministes qui affirment, comme Caroline de Haas « qu’un homme sur deux ou trois est un agresseur » ne sont que le fer de lance d’un processus bien (…) A découvrir dans le dernier numéro et en ligne pour les abonnés
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D’Anelka à Benzema en passant par Rabiot : des joueurs têtes à claques ?

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Les joueurs de foot ont plutôt mauvaise réputation en Europe. Les joueurs de foot français ont, eux, une réputation exécrable depuis le début des années 2000. Pourquoi ?

 

22 juillet 2000. Nicolas Anelka devient « le plus gros transfert de l’histoire du foot français » pour 218 millions de francs d’alors, soit 25 millions d’euros, une somme depuis devenue tristement banale. Le retour au pays du francilien qui avait été bradé quelques années auparavant à Arsenal pour à peine un million d’euros devait annoncer une nouvelle ère pour le football français, capable d’arracher un prodige au grand Real Madrid, au terme, néanmoins, d’une saison terne et décevante. Pour l’occasion, Nicolas Anelka avait revêtu les plus beaux atours de l’époque : crâne rasé de près, lunettes de soleil sur la tête, pull-over blanc sans manches en peau de mouton. On eut pu le croire sorti d’un clip de Matt Houston ou de Blackstreet, symbole d’une banlieue triomphante et répondant enfin aux espoirs qu’une nation avait placés en elle.

Mai 68 : une révolution anti-culturelle
Le 68 français ne fut que la queue de comète d’une révolution littéraire et artistique née bien plus avant dans la contre-culture américaine.   Comme toute révolution, Mai 68 est en retard sur son temps et sur son contexte socio-culturel : une révolution qui éclôt, c’est toujours sur un terreau déjà nécrosé : la révolution possède cet aspect morbide, presque fétichiste si l’on estime que l’Histoire produit tour à tour des faits et des mythes, sans que l’un et l’autre soient parfaitement différenciés par leurs modes d’émergence versatiles. On a tout dit sur Mai 68 : l’étrange revirement situationniste, la transformation de ses édiles en icônes glapissantes du libertarisme libéral le plus éhonté et le plus veule, l’ingénierie sociale dont on la soupçonne d’être le produit: pas besoin d’être complotiste pour savoir que toute révolution digé- rée par l’histoire n’est pas tant le fait d’un peuple que d’un système. Mai 68 a en effet occulté très vite la lutte des classes pour opposer à la soi-disant inertie du gaullisme une volonté immanente de faire table rase des colifichets de la France post-coloniale. Et pourtant, elle n’en est que la continuation la plus certaine et la plus vile, mais à travers le prisme d’un mondialisme désormais débridé et adoubé par l’Empire du Bien, l’OTAN et son califat technocratique, le complexe militaro-industriel sorti triomphant de la Seconde Guerre Civile Européenne et avide de voir le Vieux Contient définitivement enterré sous la pseudo-fronde d’une armée d’étudiants marxisés dans les grandes lignes. Toute révolution culturelle est une révolution anti-culturelle : à partir du moment où le mot culture est évoqué et souligné, on peut déjà être certain que celle-ci ne sera qu’une fragile pinata captive des soubresauts de l’Histoire des Puissances. On a décapité nos rois et tordu nos monarchies comme des serpillières afin de leur faire cracher leurs derniers relents de probité chrétienne, pour n’en conserver que (…)   A découvrir dans le dernier numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés
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Contrer l’islamisme : des anticorps sociaux
La région Île-de-France a lancé le 6 avril 2018 un nouveau programme pour sauver ce qui peut l’être en termes de lutte contre la radicalisation musulmane. La conférence de presse avait lieu au siège de la région, à Saint-Ouen.
Bienvenue dans un monde nazi !
Sous l’empereur Auguste, le poète Horace décrivait dans ses Epîtres l’enthousiasme avec lequel les Romains avaient adopté la culture grecque, concluant ainsi : « La Grèce conquise conquit son farouche vainqueur et importa les arts au sein du Latium sauvage ». Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, ce phénomène d’assimilation entre le vainqueur et le vaincu semble de nouveau à l’œuvre. En effet, à qui veut bien l’observer avec une attention dénuée de préjugés, le monde contemporain se révèle imprégné des valeurs du nazisme. Alors même que nous continuons à voir dans cette idéologie la figure du mal absolu, ce phénomène d’acculturation tend paradoxalement à s’accentuer.
Mai 68, une révolte de l’Esprit ?
Avant même d’être une quête de jouissance et de consommation, le grand mouvement de 68 est né d’un désert spirituel et de l’appel d’une jeunesse à une grandeur que ses pères ne lui avaient pas transmise. De quoi Mai 68 est-il le signe ? Est-ce comme l’affirme Maurice Clavel « une Pentecôte de l’Église invisible »? « J’ai vu, dit-il, l’Esprit dans la rue, au vent et sur les visages. » Depuis 1966, le chroniqueur au Nouvel Observateur n’avait de cesse de repérer les signes annonciateurs d’une telle révolte. Ainsi quelques mois plus tôt: « Je crois que la révolte est fille de l’Esprit et si elle devait se produire sous forme convulsive et confuse, tout vaut mieux que cette euphorie, ce néant et ce ronron au rabais. » Et surtout s’adressant au général de Gaulle qui l’appréciait: « Mon général, ou bien, comme vous y conspirez per Pompidolem, nous allons tous devenir des veaux à gros et petit engrais, et il vaut mieux, pour la mémoire de vous, que ce soit un Giscard ou un Lecanuet qui nous paisse. Ou bien cela ne sera pas supporté par ce qui nous reste d’âme. […] L’esprit s’insurge. Le mobilier Louis-Philippe et les situations fausses en sont à 1847 à peu près. » Le 25 mars 1968, le journaliste politique Pierre Viansson-Ponté publie dans Le Monde un article devenu rétroactivement fameux, intitulé Quand la France s’ennuie… Il peut être pris comme point de départ d’un diagnostic spirituel de la société française, enfin en paix, face à sa modernisation. Qu’est-ce que la paix si elle se paye d’un sentiment de vanité voire de vacuité ? Cette question est d’autant plus cruciale lorsqu’on est jeune. Et en 68, il y a (…) A découvrir dans le dernier numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés
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Le monstre hybride du réformisme révolutionnaire
Il est temps de subsumer la vieille opposition de l’ordre et de la révolution, la décrivirent Guy Debord et Raymond Aron. Ce qui est né de 68 est un paradigme inédit, qui s’est incarné notamment dans la figure d’Emmanuel Macron. Deux interprétations majeures nous semblent encore surplomber les débats développés depuis cinquante ans sur Mai 68. Il n’est pas innocent d’ailleurs qu’elles émanent de deux acteurs des événements, engagés dans des camps et selon des modalités opposés. Nous voulons parler de Raymond Aron et de Guy Debord. Le premier fut un redoutable « spectateur engagé » dans le camp gouvernemental bien que critique de celui-ci. Le second fut un redoutable « anti-spectateur » combattant dans le camp « révolutionnaire » bien que critique de celui-ci. Aucun exercice ne peut être plus profitable aujourd’hui que de relire La Révolution introuvable d’Aron et Le Commencement d’une époque de Guy Debord. En effet, cette lecture conjointe permet de pousser à bout l’opposition entre les interprétations de 68. Alors qu’Aron s’est efforcé de dégonfler l’événement de sa prétention, d’en faire une grenouille voulant devenir aussi grosse que le bœuf révolutionnaire, Debord a voulu au contraire lui donner toutes ses lettres de noblesse révolutionnaire. Pour le premier, la révolution est « introuvable » dans les événements de Mai, lesquels sont le signe de son épuisement. Pour le second elle y est présente tout entière et elle marque (…) A découvrir dans le dernier numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés
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