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Mai 68 est-il de droite ?
La droite, c’est le pouvoir, la force, l’autorité, la violence, le mépris de classe, la bourgeoisie, la vulgarité, les policiers, l’arbitraire de la justice, le racisme, le terroir; le camembert est fasciste, même acheté à l’AMAP. Résumons-nous: la droite, c’est l’oppression. Non, c’est trop court. La droite, c’est l’oppression satisfaite. Et même, la droite, c’est l’oppression qui se présente comme la justice. Voilà. Mais quels salauds ! L’oppression qui exige d’être reconnue comme un bien, qui se définit comme un bien, qui entend donc perpétuer ce bien. La droite, c’est l’oppression qui exige que l’opprimé se satisfasse de son sort et même concoure activement au maintien de l’ordre oppressif. Un peu comme Mai 68. Un peu comme les enfants de Mai 68. Un peu beaucoup, même. Un peu comme Hidalgo qui célèbre le tortionnaire Che Guevara et pond des arrêtés administratifs plus souvent que Louis XIV, ce fragile, n’écrivait de lettres de cachet. (Lire la suite en vous abonnant)
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Le Robert et Le Petit Larousse s’évitent un procès en « grossophobie »

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Chaque année, les nouvelles fournées de dictionnaires de ces vénérables maisons que sont Le Robert et Le Petit Larousse sont l’occasion de prendre le pouls de l’évolution de nos sociétés à travers le langage. La bataille culturelle est loin d’être gagnée, tant les entrées trahissent l’imprégnation de la société à certains nouveaux concepts en vogue, quand bien même nous les trouverions creux et débiles. Nous-mêmes les utilisons d’ailleurs pour les pasticher, pour nous en moquer ; mais ce faisant, nous les légitimons et nous nous habituons à leur usage courant.

 

Qui se souvient de l’arrivée de mots tels que « selfie » (préféré au plus élégant et plus français égoportrait de nos amis québécois), « mémériser » (terme popularisé par l’animatrice brésilienne Cristina Cordula), ou « bolos » (argot des quartiers qu’on dit populaires), dans les éditions 2016 des dictionnaires ? Qui se souvient, aussi, de l’invasion d’une palanquée de néologismes ridicules et de termes issus de l’anglo-américain comme « tuto », « community manager », « écoconduite » ou « glamouriser » ?

L’adieu au Palais

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Cela faisait des siècles qu’on y rendait justice. Philippe Auguste y séjourna, Saint-Louis y fit construire la Sainte Chapelle, Philippe le Bel l’immense salle des pas perdus. François Ier y présida un lit de justice pour condamner Charles Quint pour félonie ; plus tard, le jeune roi Louis XIV y convoquerait le Parlement en lui faisant sévèrement défense de s’écarter de son rôle judiciaire. Le 16 octobre 1793, dans ces mêmes lieux, le président Herman condamnait à mort Marie-Antoinette. Viendraient aussi à comparaître à la barre Baudelaire, pour ses outrages dans les Fleurs du mal, Emile Zola pour diffamation, Mata-Hari, coupable d’espionnage, Stavisky, Maurras, Pétain, et tant d’autres encore. Un édifice qui porte en lui plus de souvenirs que s’il avait mille ans et qui, depuis quelques jours, s’en est allé dans le silence des matins d’exécution.

Le dôme ardoisé du monument gothique s’est donc transporté.

68 n’existe pas

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Alors, Dany le rouquemoutte et ses poteaux se battaient, prétendaient-ils, pour la mixité des dortoirs de l’université de Nanterre : il s’en déduisit telle avalanche de bouleversements moraux et sociaux, qu’eux nomment révolution et que nous nommons régression – comme légalisation de l’avortement, galvaudage de la contraception chimique et mécanique, divorce à la va-comme-je-te-pousse, industrialisation de la pornographie, dépistage embryonnaire, mariage de personnes homosexuelles et toutes ces sortes de délicieuses choses qui vous condamnent à la sortie de l’histoire et à la fin des histoires – telle avalanche disions-nous qu’en naquirent les conséquences les plus paradoxalement attendues. Car évidemment les légitimes héritiers de 68 se battent maintenant pour organiser des réunions non-mixtes, et l’amicale des anciens du 22 mars, tous à moitié clochardisés, les assomme de communiqués de soutien. Joseph de Maistre le savait : toute révolution contient son contraire – pourquoi il appelait à faire tout le contraire (de la révolution).

Antisémitisme : Mélenchon et Marine le Pen, convergence des luttes ?
Le Crif a déclaré que Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon n’étaient pas « les bienvenus » à la marche en mémoire de Mireille Knoll, en raison de leur complaisance avec l’antisémitisme. Peut-on renvoyer dos à dos ces deux personnalités politiques sur ce sujet  ? Vendredi 23 mars, les sapeurs-pompiers découvrent le corps d’une octogénaire poignardée et partiellement brûlée dans un appartement en flammes. C’est celui de Mireille Knoll, une grand-mère paisible qui avait échappé à la rafle du Vel d’Hiv. Le symbole est fort. Quelques jours plus tard, deux suspects sont arrêtés et mis en examen, tandis que le parquet retient le caractère antisémite du meurtre. Le Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France) propose alors de descendre dans la rue pour une marche blanche ; il le propose à tous, sauf à Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon qu’il ne juge pas les « bienvenus » au regard de leur complaisance supposée avec l’antisémitisme. Outre le fait que les (…) A lire dans le nouveau numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés
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De la Marseillaise à Madame Monsieur : grandeur et misère de la chanson engagée
[vc_row][vc_column][vc_column_text css= ».vc_custom_1526294519275{margin-right: 25px !important;margin-left: 25px !important;} »] La chanson engagée est une véritable tradition française. De droite ou de gauche, pour la patrie ou pour l’anarchie, pour le meilleur et pour le pire…   Les Français appartiennent à un peuple qui s’engage, et qui s’engage dans tout. Dans l’Hexagone, le cinéma est « engagé », la […]
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Philippe Mesnard : « La notion de Bien commun est revenue dans le discours des politiques »

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L’Action française tiendra un colloque au Forum de Grenelle samedi 12 mai de 14h à 18h, intitulé Mai 68  et le Bien commun : utopies, échecs et perspectives. Deux membres de la rédaction de l’Incorrect sont invités pour l’occasion ; Jacques de Guillebon et Gabriel Robin. Nous avons interrogé Philippe Mesnard, participant et co-organisateur de l’événement.

 

Le 12 mai, l’Action française organise un colloque intitulé « Mai 68 et le Bien Commun : utopies, échecs et perspectives ». Pouvez-vous nous en dire plus ?

 

La notion de Bien commun, qui paraissait surannée quelque peu, est revenue dans le discours des politiques. Les intellectuels les avaient précédés, et on remarque avec plaisir que la faveur dont jouit le concept est proportionnelle à l’inquiétude croissante que génèrent l’individualisation des comportements, la mondialisation des échanges, et l’autoritarisme de l’Union européenne. D’une certaine manière, la common decency chère à Orwell et popularisée par Michéa, l’insécurité culturelle de Laurent Bouvet ou les triomphes (relatifs) des populismes sont tous des hérauts de ce Bien commun, vu et pensé comme le cœur en danger de nos sociétés trop promptes à changer, à bouleverser, à oublier et à ne pas anticiper.

Témoignage exclusif : Lætitia ex-agent du PIR, au nom de la race
En 2005, les « quartiers » s’embrasaient suite aux morts de Zyed et Bouna après qu’ils eurent été poursuivis par la police à Clichy-sousBois. De ces évènements naquirent des vocations, dont celle de Lætitia : proche des idées du Parti des Indigènes de la République, elle a bien connu la plupart des personnalités de la nébuleuse « décolonialiste ». Elle accepte de témoigner dans nos colonnes, pour dénoncer un courant dont elle s’est progressivement détachée, cette France de l’immigration passée de l’ombre à la lumière médiatique. Qu’est-ce qui vous a amenée à vous rapprocher du Parti des Indigènes de la République, et de la mouvance « décolonialiste »? J’ai trente-cinq ans, je suis née à Paris. J’ai bossé dans le milieu du rap, dans le monde de la nuit. Vers 2005, juste après les émeutes de banlieues, j’ai commencé à traîner avec des gens qui venaient de ces quartiers-là. Je suis passé des studios au ghetto, via le hip-hop. C’est comme ça que le lien s’est fait: c’était un petit monde. À cette époque, je n’étais pas militante, je votais une fois sur deux, ça m’emmerdait, mais j’étais quand même de gauche et sensible au discours altermondialiste. Le Parti des Indigènes de la République fonctionnait avec des gens comme moi, car ce mouvement était clairement imprégné par l’idéologie tiers-mondiste. Le soir du deuxième tour de l’élection présidentielle de 2007, j’étais à Clichy-sous-Bois avec des gens de différentes associations comme AC le Feu, et peut-être, des gens du BondyBlog : c’est là qu’on m’a parlé pour la première fois du PIR. Quelque temps plus tard, j’ai vu Houria Bouteldja à la télévision chez Frédéric Taddei: elle était très assurée et ses idées très proches des miennes, très adolescentes: tiers-mondisme et détestation des élites. J’étais un peu comme elle, une petite donneuse de leçons convaincue d’avoir toujours raison. Quelles sont les véritables idées du Parti des Indigènes de la République ? Houria donne l’impression d’avoir un logiciel d’extrême gauche, mais elle est internationaliste uniquement pour les pays occidentaux. Quand il s’agit de l’Algérie, elle est à cent pour cent nationaliste. Cela se retrouve dans toute la pensée indigéniste ! Le PIR n’est que la déclinaison banlieusarde d’idées qui existaient déjà dans les années 70 (...) Lire la suite en vous abonnant à L'Incorrect
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