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Le retour des exorcistes
Chassez le surnaturel, il revient au galop, disait l’autre. Manifestement, le temps des exorcistes est revenu en France. Ni psys, ni torquemadas, ces traqueurs de démon new look combattent discrètement le mal au coeur du monde. « la plus grande ruse du diable est de nous persuader qu’il n’existe pas », disait Baudelaire, pointant l’enthousiasme béat de ses contemporains pour les progrès des Lumières. Force est de constater que cette formule est plus que jamais d’actualité. Relégué au statut de symbole, le Diable a mué de diviseur (diabolos en grec) à rassembleur (symbolon), ce qui a tout d’une hérésie. Cependant, il subsiste encore aujourd’hui une profession dont on ne soupçonnait même plus l’existence : les exorcistes. Le père Georges Berson, prêtre exorciste du diocèse de Paris, fait partie de cette poignée d’hommes qui ont dédié leur vie au combat contre Satan. Après avoir répondu favorablement à ma demande d’entretien, il me reçoit dans un bureau étriqué et austère à l’Accueil Saint Michel, avec pour seules décorations un crucifix et un tableau de l’Archange Michel. Exerçant à quelques centaines de mètres du cimetière du père Lachaise, il a travaillé dans l’aérospatiale dans une première vie (…) A découvrir dans le dernier numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés
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Kassovitz, l’adulescent
Mathieu Kassovitz est un homme enfant, un adulescent. S’est-il jamais vraiment remis de la période 85-95 où, jeune francilien, il se rêvait compagnon de route du rap naissant ?
Stabat Mater et cabécou
Dans ces régions méridionales du Quercy et du Rouergue, la pauvreté de la terre n’a jamais permis une grande culture. Dans ces massifs de causses, les roches sédimentaires sont parcourues de rivières souterraines qui font aujourd’hui le bonheur des spéléologues. Mais en surface, l’herbe est rare. C’est le domaine de la chèvre, non de la vache.  
Mèmes Royalistes : « Nous sommes pour la réémigration des dissidents 2.0 dans le monde réel »
« Mèmes Royalistes » se présente comme « un collectif informel de graphistes ». En réalité, il s’agit d’une bande de jeunes royalistes au comique irrésistible qui sévit sur les réseaux sociaux. Rencontre avec des roycos du dernier type. Comment est née cette idée de page ? Cette page est née en septembre 2017. C’est d’abord partie d’une initiative personnelle sans véritable but où le créateur était loin d’imaginer l’ampleur que prendrait la page aujourd’hui. Actuellement, la page compte trois admins et environ une quinzaine de graphistes répandus à travers la France. Nous rassemblons une communauté de plus de 28K fans sur Facebook et 5K sur Twitter. Deux constantes sont restées depuis les débuts de la page : promouvoir au maximum la francophonie dans une sous-culture largement dominée par les anglophones et soutenir l’idée royale. Le royalisme est donc devenu un truc cool ? Cool nous ne saurions dire, « pute à cliques » peut-être, mais suffisamment (…) A découvrir dans le dernier numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés
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Eloge des punitions corporelles

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Baudelaire proposait d’« assommer les pauvres » pour leur rendre leur dignité. Pierre de Lauzun nous invite à knouter les traîne-savates pour leur enseigner le vivre-ensemble et leur épargner la prison.

 

Dans le discours politiquement correct qui nous domine, il n’y a rien de pire que la souffrance physique. On poursuit même désormais devant les tribunaux les parents qui ont l’outrecuidance de coller une baffe à des marmots insupportables. Or ma thèse va bien plus loin : elle consiste à recommander les punitions corporelles pour les adultes. Oh, pas des tortures ou mutilations ; non, la méthode singapourienne, coups de rotin ou bastonnades: cela fait mal mais on s’en remet, et si c’est bien fait, c’est sans trace. Pensons aux effarants voyous qui se sont illustrés dans les saccages récents de facs, aux bandes anarcho-trotskystes qui accompagnent désormais n’importe quelle manif de gauche qui se respecte avec leurs violences et destructions rituelles, ou à ces fascistes appelés abusivement antifas.

Mai 68 est-il de droite ?
La droite, c’est le pouvoir, la force, l’autorité, la violence, le mépris de classe, la bourgeoisie, la vulgarité, les policiers, l’arbitraire de la justice, le racisme, le terroir; le camembert est fasciste, même acheté à l’AMAP. Résumons-nous: la droite, c’est l’oppression. Non, c’est trop court. La droite, c’est l’oppression satisfaite. Et même, la droite, c’est l’oppression qui se présente comme la justice. Voilà. Mais quels salauds ! L’oppression qui exige d’être reconnue comme un bien, qui se définit comme un bien, qui entend donc perpétuer ce bien. La droite, c’est l’oppression qui exige que l’opprimé se satisfasse de son sort et même concoure activement au maintien de l’ordre oppressif. Un peu comme Mai 68. Un peu comme les enfants de Mai 68. Un peu beaucoup, même. Un peu comme Hidalgo qui célèbre le tortionnaire Che Guevara et pond des arrêtés administratifs plus souvent que Louis XIV, ce fragile, n’écrivait de lettres de cachet. (Lire la suite en vous abonnant)
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Le Robert et Le Petit Larousse s’évitent un procès en « grossophobie »

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Chaque année, les nouvelles fournées de dictionnaires de ces vénérables maisons que sont Le Robert et Le Petit Larousse sont l’occasion de prendre le pouls de l’évolution de nos sociétés à travers le langage. La bataille culturelle est loin d’être gagnée, tant les entrées trahissent l’imprégnation de la société à certains nouveaux concepts en vogue, quand bien même nous les trouverions creux et débiles. Nous-mêmes les utilisons d’ailleurs pour les pasticher, pour nous en moquer ; mais ce faisant, nous les légitimons et nous nous habituons à leur usage courant.

 

Qui se souvient de l’arrivée de mots tels que « selfie » (préféré au plus élégant et plus français égoportrait de nos amis québécois), « mémériser » (terme popularisé par l’animatrice brésilienne Cristina Cordula), ou « bolos » (argot des quartiers qu’on dit populaires), dans les éditions 2016 des dictionnaires ? Qui se souvient, aussi, de l’invasion d’une palanquée de néologismes ridicules et de termes issus de l’anglo-américain comme « tuto », « community manager », « écoconduite » ou « glamouriser » ?

L’adieu au Palais

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Cela faisait des siècles qu’on y rendait justice. Philippe Auguste y séjourna, Saint-Louis y fit construire la Sainte Chapelle, Philippe le Bel l’immense salle des pas perdus. François Ier y présida un lit de justice pour condamner Charles Quint pour félonie ; plus tard, le jeune roi Louis XIV y convoquerait le Parlement en lui faisant sévèrement défense de s’écarter de son rôle judiciaire. Le 16 octobre 1793, dans ces mêmes lieux, le président Herman condamnait à mort Marie-Antoinette. Viendraient aussi à comparaître à la barre Baudelaire, pour ses outrages dans les Fleurs du mal, Emile Zola pour diffamation, Mata-Hari, coupable d’espionnage, Stavisky, Maurras, Pétain, et tant d’autres encore. Un édifice qui porte en lui plus de souvenirs que s’il avait mille ans et qui, depuis quelques jours, s’en est allé dans le silence des matins d’exécution.

Le dôme ardoisé du monument gothique s’est donc transporté.

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