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Le Ciel, les footeux et ta mère !
Les stades sont pleins de dieux. Faut-il plaider pour une séparation des Églises et du foot? Le bandeau « 100 % Jésus » qu’arborait Neymar après la victoire du Brésil aux Jeux Olympiques avait provoqué une polémique. Les pros y voyaient un bel acte de Foi, les antis hurlaient que cela n’avait rien à faire sur un terrain de football. « Cachez ce prosélytisme que je ne saurais voir ». Quelques années plus tard, l’attaquant égyptien, star de Liverpool, faisait la Une du Monde avec cette mention : « Mohamed Salah, le footballeur qui fait aimer l’Islam à Liverpool ». Là c’est unanime : « Il change la perception de l’Islam en Angleterre », « ses parents sacrifient des veaux avant chaque match important, c’est peut-être ça qui le fait gagner », s’interroge en toute complaisance LCI. Puis de renchérir en s’esbaudissant du courage de l’attaquant qui observera le ramadan même pendant la finale. En réalité, la religion et les terrains de foot ont toujours (…) A découvrir dans le dernier numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés
De quoi Médine est-il le nom ?
De quoi Médine est-il le nom ? Du djihadisme ? Non, ce rappeur n’est pas plus un terroriste qu’un sympathisant du terrorisme. En revanche, il est un pur produit de l’infra-culture des « quartiers », largement influencée par le retour du refoulé religieux islamique chez les enfants d’immigrés venus du Maghreb ou d’Afrique de l’Ouest, mais aussi, c’est encore plus terrible, chez certains descendants de harkis.
Sécurité sociale : en finir avec la gabegie
Une organisation de consommateurs, l’UFC-Que Choisir, vient de publier une intéressante étude sur les frais de gestion des complémentaires santé. Selon elle, ces dépenses ont atteint 7,2 Md€ en 2016, dont près de 40 % consacrés aux « frais d’acquisition » engagés pour convaincre les particuliers et les employeurs de s’adresser à l’institution A plutôt qu’à B, C ou D.
Nous sommes les trahis de 1998
La victoire de l’équipe de France lors de la Coupe du Monde 1998 a été l’occasion de vendre à la jeune génération la promesse d’une France unie et métissée, « la France Black-Blanc-Beur ». Vingt ans après, quelles conclusions en tirer ? Stade de France, samedi, 12 juillet 1998. Après 93 minutes de jeu, Emmanuel Petit crucifie l’équipe brésilienne, enfonçant le clou après un magnifique doublé de Zinedine Zidane. Pour la première fois de son histoire, l’équipe de France remporte la Coupe du Monde. À domicile. La liesse est générale, les Français déferlent dans les rues pour communier autour des vainqueurs. Le lendemain, les Bleus défilent sur les Champs-Élysées entourés d’une foule compacte. J’allais sur mes sept ans, et j’y étais. Les journalistes ne tarissaient pas d’éloges au sujet de cette équipe métissée, qui représentait la France telle qu’elle devait être : black-blanc-beur, tous main dans la main. Je suis de cette génération. Cette génération « United Colors of Benetton », cette génération à qui l’on vendait dans Taxi qu’un jeune maghrébin marseillais pouvait aider un flic blanc à amener des criminels (allemands) devant la justice. Une génération biberonnée aux blockbusters navrants qui faisaient l’éloge de la culture de banlieue, et où le flic ou le Français était toujours beauf, raciste, et ne comprenait rien aux merveilles de la jeunesse. La génération à qui l’on a donné (…) A découvrir dans le nouveau numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés
Les Herbiers : en rouge et noir
Pendant deux mois, Les Herbiers, commune vendéenne de 16000 habitants située à deux pas du Puy du Fou, a vécu à l’heure du foot. Un vrai chemin… de paradis. Tout a commencé un 6 février, mais on était loin de penser qu’on verrait finalement la place de la Concorde. Ce jour-là, le VHF – Vendée Les Herbiers Football, fondé en 1919 par le vicaire de la paroisse, l’abbé Rousseau – joue les huitièmes de finale de la coupe de France au stade de l’Abbé-Deschamps – autre vicaire, qui finira protonotaire apostolique – contre le club mythique de l’AJ Auxerre, certes descendu en Ligue 2 mais quadruple vainqueur de la coupe de France. Seule une cinquantaine de supporters a pu faire le déplacement. Auxerre, c’est loin (500 bornes) et on ne sait même pas si le match aura lieu. « À cause de la neige, nous étions les seuls à rouler », se souvient l’un eux. En arrivant, ils hallucinent : « Nous nous sommes retrouvés encadrés par des CRS ! » Des hooligans, les Herbretais ? Pas vraiment. Le supporter du VHF, c’est monsieur et madame tout-le-monde. On vient au stade en famille pour encourager un club qu’on connaît, des joueurs que l’on croise dans la rue. Les soirs de match, on se relaie pour tenir la buvette ou ramasser les ballons. Le week-end, on encadre les minots qui jouent contre les clubs voisins. Le tout bénévolement. Au bout de 90 minutes, c’est : « Et un, et deux, et trois zéro ! » Le VHF sort de façon magistrale le club de Guy Roux et décroche son billet pour les quarts de finale. Pour la première fois, un club vendéen est qualifié pour les quarts. L’aventure peut réellement commencer et dès lors, c’est toute une ville qui se met aux couleurs du club. « En rouge et noir », comme le chantera dans un clip créé pour l’occasion avec les supporters le Vendéen Philippe Katerine. À la mairie, on tire les premières affiches. Du côté de l’association des commerçants, on se mobilise. Yohan Lérin, son président, nous explique : « Nous avons (…) A découvrir dans le nouveau numéro de L’Incorrect et en ligne pour les abonnés
Entretien avec Philippe Forget : l’obsession identitaire

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Alors que l’évocation des crises identitaires saturent les médias, que la crainte de conflits communautaires polarisent les forces politiques et paralysent nos États, le philosophe Philippe Forget propose une réflexion originale et stimulante au carrefour de la stratégie, de la politique et de la philosophie de la culture. 

 

Tout discours collectif semble aujourd’hui dominé par la logique victimaire des minorités. Les injonctions morales ou les mots d’ordre communautaires s’imposent, de #PrayForParis à #BalanceTonPorc. En amont, cette nouvelle donne ne traduit-elle pas la victoire de réseaux, condamnant l’État-nation à l’obsolescence ?

Oui, le rôle des réseaux sociaux est devenu stupéfiant. Il y a un demi-siècle, l’affaire Weinstein serait restée un fait divers, anecdotique. Or, durant des semaines, le consommateur d’informations et opinions a été matraqué de « moraline » inquisitrice. Par les réseaux sociaux, les campagnes de propagande acquièrent encore plus d’efficacité que par les seuls mass médias officiels, car elles se diffusent comme une épidémie mentale parmi les myriades d’individus connectés techniquement mais séparés civilement.

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