
Société




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Baudelaire proposait d’« assommer les pauvres » pour leur rendre leur dignité. Pierre de Lauzun nous invite à knouter les traîne-savates pour leur enseigner le vivre-ensemble et leur épargner la prison.
Dans le discours politiquement correct qui nous domine, il n’y a rien de pire que la souffrance physique. On poursuit même désormais devant les tribunaux les parents qui ont l’outrecuidance de coller une baffe à des marmots insupportables. Or ma thèse va bien plus loin : elle consiste à recommander les punitions corporelles pour les adultes. Oh, pas des tortures ou mutilations ; non, la méthode singapourienne, coups de rotin ou bastonnades: cela fait mal mais on s’en remet, et si c’est bien fait, c’est sans trace. Pensons aux effarants voyous qui se sont illustrés dans les saccages récents de facs, aux bandes anarcho-trotskystes qui accompagnent désormais n’importe quelle manif de gauche qui se respecte avec leurs violences et destructions rituelles, ou à ces fascistes appelés abusivement antifas.…

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Chaque année, les nouvelles fournées de dictionnaires de ces vénérables maisons que sont Le Robert et Le Petit Larousse sont l’occasion de prendre le pouls de l’évolution de nos sociétés à travers le langage. La bataille culturelle est loin d’être gagnée, tant les entrées trahissent l’imprégnation de la société à certains nouveaux concepts en vogue, quand bien même nous les trouverions creux et débiles. Nous-mêmes les utilisons d’ailleurs pour les pasticher, pour nous en moquer ; mais ce faisant, nous les légitimons et nous nous habituons à leur usage courant.
Qui se souvient de l’arrivée de mots tels que « selfie » (préféré au plus élégant et plus français égoportrait de nos amis québécois), « mémériser » (terme popularisé par l’animatrice brésilienne Cristina Cordula), ou « bolos » (argot des quartiers qu’on dit populaires), dans les éditions 2016 des dictionnaires ? Qui se souvient, aussi, de l’invasion d’une palanquée de néologismes ridicules et de termes issus de l’anglo-américain comme « tuto », « community manager », « écoconduite » ou « glamouriser » ?…

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Cela faisait des siècles qu’on y rendait justice. Philippe Auguste y séjourna, Saint-Louis y fit construire la Sainte Chapelle, Philippe le Bel l’immense salle des pas perdus. François Ier y présida un lit de justice pour condamner Charles Quint pour félonie ; plus tard, le jeune roi Louis XIV y convoquerait le Parlement en lui faisant sévèrement défense de s’écarter de son rôle judiciaire. Le 16 octobre 1793, dans ces mêmes lieux, le président Herman condamnait à mort Marie-Antoinette. Viendraient aussi à comparaître à la barre Baudelaire, pour ses outrages dans les Fleurs du mal, Emile Zola pour diffamation, Mata-Hari, coupable d’espionnage, Stavisky, Maurras, Pétain, et tant d’autres encore. Un édifice qui porte en lui plus de souvenirs que s’il avait mille ans et qui, depuis quelques jours, s’en est allé dans le silence des matins d’exécution.
Le dôme ardoisé du monument gothique s’est donc transporté.…
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