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« Anges et démons » : contre Marianne et les marianneux

Existe-il encore une droite séduite par le front des souverainistes ? La raison la plus élémentaire rit doucement de cette hypothèse, mais l’homme résiste mal aux charmes des fantaisies, alors on ne sait jamais…

Lire aussi : Éditorial de Jacques de Guillebon : Déconstruire

Aujourd’hui, enfin hier, un bel exemple de l’inanité de cette stratégie. Tout commence dimanche dernier sur CNews. De treize à quatorze heures, Aymeric Pourbaix y présentait comme chaque semaine l’émission « En quête d’esprit », à l’antenne depuis mai 2020 (vous vous souvenez, l’air brutal et vif du déconfinement, et le retour des robes sur les boulevards – « que d’amours splendides j’ai rêvées »). Il y est en gros question de traiter l’actualité d’un point de vue catholique, projet bien pirate que voilà, admettons. Dimanche dernier donc, nous étions le deux octobre, soit trois jours après la saint Michel, qui, outre son statut fort jalousé parmi les légions célestes de saint patron des parachutistes, est aussi l’archange qui terrasse Lucifer dans l’Apocalypse de Jean.…

Éditorial de Jacques de Guillebon : Déconstruire

« Qu’est-ce que l’homme, pour que tu te souviennes de lui ? » demandent les Psaumes, et Job aussi avec eux. C’est étrangement à mesure que l’homme sait, et se sait, et se sait être, qu’il ne sait plus. Le seul être conscient ne sait pas qui il est. Étonnant constat, et ce n’est pas Descartes qui nous en sauvera. C’est pourquoi, malgré tous les discours conservateurs, il faut déconstruire.

Lire aussi : Éditorial de Jacques de Guillebon : Mais c’était qui ?

Déconstruire l’homme – qui est une femme, un jaune, un trans, une grosse, un vieux – qui croit enfin savoir qui il est depuis trente ans, et réclame la reconnaissance de son identité, fruit de son choix, comme s’il avait enfin atteint une essence certaine et définissable. Ne nous méprenons pas : il n’y a pas de femme, seulement une porteuse de parole féministe, ou un truc à vulve ; il n’y a pas de race, seulement des personnes racisées, etc.…

Extinction du sens

J'ai toujours eu du mal avec les conneries du style « Ceci n’est pas une pipe » de l’autre zizi pâteux de Magritte ou « La terre est bleue comme une orange » d’Éluard. Rien d’intéressant dans tout cela. Provocouillette. Mais ces galéjades de jaquettes cocos ont inauguré l’ère moderne de « l’extinction du sens ». Le fait que les mots, les choses, ne doivent pas avoir le sens pour lequel ils sont faits.

Artistique, l’extinction du sens est devenue politique. Avant d’être récupérée par le turbopognon. Prenez le Tour de France. Ce n’est plus un tour (il l’a été dans les années 1910 avec le fameux « chemin de ronde ») et il se déroule de moins en moins en France. Cette année, il est parti du Danemark. Demain, il partira de Nouvelle-Guinée et arrivera sur la Lune si ASO, la société organisatrice, y trouve un intérêt. Le Tour de France est devenu une franchise n’ayant plus rien à voir avec son objet initial. Le Paris-Dakar qui se déroule en Arabie ou en Amérique du sud est une franchise. L’équipe de France de foot avec ses trois « de souche » est une franchise. Brouillage du signifiant et du signifié. Les mots ne veulent plus rien dire. Ils ont été déconstruits. Vidés de leurs tripes et de leurs couilles. Comme le maquereau à Sandrine Rousseau !

Alliance du gauchisme, de la tiers-mondisation et du turbopognon qui déconstruit les mathématiques et la biologie pour arriver à un relativisme absolu

Le gauchisme a décidé que « tout était possible », qu’il ne devait y avoir aucune limite, le pognonisme california-cool a récupéré le concept et en a fait un portrait de Che Guevara qui vend du Coca. Mais les gauchistes ont toujours ce génie des nouveaux développements de l’extinction du sens. Les transgenres, par exemple, utilisent toujours leur corps pour « effacer le sens ». Vous voyez une femme, ah bah non, c’est un homme. Ou le contraire : vos yeux voient un homme mais il est « enceint » ! Votre esprit pense donc automatiquement que c’est une femme ! Ah mais que nenni ! C’est désormais un mâle. Écrit sur la carte d’identité, connard ! Vous devez administrativement et moralement le croire. Dire le contraire est un délit. On voit même fleurir depuis quelque temps le concept de « bite de femme ». Romée vous fera un dessin pour expliquer la chose… Là encore, on voit deux termes reliés qui ne peuvent aller ensemble. Mais l’air du temps a décidé que le sens des mots n’existait plus. Extinction. [...]

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Être blanc en prison

En avril 2022, le taux d’occupation moyen dans les prisons s’élevait à 117,1% en moyenne, selon les statistiques du ministère de la Justice. Avec une telle surpopulation, le nombre de détenus par cellule est revu à la hausse, avec matelas par terre et étagères entassées. C’est le cas notamment pour la maison d’arrêt de Nantes, rassemblant courtes peines et prévenus. Les suicides rythment le quotidien des détenus. Dans un article, Le Parisien dénonçait la multiplication des suicides dûs notamment aux mauvaises conditions de détention. Si beaucoup refusent le lien entre insécurité et immigration, il faut rappeler que 24,5 % des prisonniers sont étrangers, d’après les statistiques du ministère de la Justice. Cette proportion est élevée compte tenu du nombre d’étrangers en France, estimé à 10,3 % en 2021 par l’Insee. La surpopulation carcérale est intrinsèquement liée à une forte immigration. Le constat établi, quelles sont les conséquences de cette proportion d’étrangers dans les prisons ?

Lire aussi : Enquête : Ce que pèse la prison en France

Le quotidien des prisons, s’il diffère en fonction des établissements, est partout rythmé par les promenades, les repas et les parloirs. D’après un détenu, que nous appellerons Julien, « le silence n’existe pas : entre ceux qui crient à la fenêtre ou dans le couloir, ceux qui font partager à toute la prison leur musique, et ceux qui tapent de toute leur force sur leur porte, on n’est jamais au calme ». Julien et Grégoire, son codétenu, sont incarcérés dans la même maison d’arrêt ; ils partagent la cellule avec un troisième homme. Ils font partie de ces prisonniers qui souffrent de la surpopulation, étant entassés dans une cellule initialement prévue pour deux personnes. L’un d’entre eux dort sur un matelas à terre.

Les codétenus questionnés estiment que les « blancs » représentent 10% des écroués dans leur maison d’arrêt. Ils tiennent ce chiffre d’un surveillant. En ajoutant les « gitans blancs » et les « Roumains », l’estimation s’élève à 30%. De fait, ce pourcentage a une influence sur le comportement de tous les détenus. En découlent notamment des effets de bande, des rapports de leaders et suiveurs, une hiérarchie des ethnies et une pression sur les minorités. « En tant que blanc, nous confie Julien, tu sembles coupable car les vieux blancs qui arrivent sont automatiquement soupçonnés de pédophilie ». Et ce soupçon se traduit par un interrogatoire en règle par les autres détenus dès l’arrivée à la prison. [...]

Le cantique du quantique : entretien avec Charles Beigbeder

Qu’est-ce que la physique quantique va révolutionner ? 

Elle va permettre de créer une richesse inouïe d’informations : on peut l’utiliser pour faire des calculs et simuler la nature. On est en train de créer des machines quantiques, des processeurs qui pourront réaliser des calculs extrêmement compliqués que même les plus gros supercalculateurs actuels ne peuvent accomplir. Le processeur quantique peut aussi être utilisé comme un simulateur de la nature : par exemple, si l’on veut inventer de nouvelles molécules pour de nouveaux matériaux, pour de nouveaux catalyseurs afin de décarboner nos industries, ou si l’on veut inventer de nouveaux médicaments. 

Si nous devions synthétiser chaque molécule ça coûterait des millions de dollars par synthèse et il existe des milliards de milliards de combinaisons possibles. Si on sait le faire avec un ordinateur, ça ne coûte quasiment rien : c’est ce que l’on appelle la simulation de molécule. Soyons prudents tout de même : cet avantage quantique commence à se manifester mais son application réelle aura lieu dans des années, voire des dizaines d’années.

Ce sont des technologies aux conséquences tellement importantes qu’elles ont été rapidement classées comme des technologies de souveraineté par Bercy

Il n’y a donc pas encore d’application industrielle ? 

On teste toujours les premières machines quantiques qui commettent encore des erreurs. Mais chaque année qui passe, les progrès sont importants : chez Pascal par exemple, start-up française dans laquelle nous avons investi, ils estiment atteindre les 1000 qubits en 2024, un nombre avec lequel on devrait être capable de réaliser des calculs et des simulations que les supercalculateurs classiques ne savent pas faire.

Votre fonds a-t-il vocation à soutenir les souverainetés française et européenne, ou peut-il investir dans n’importe quelle start-up ? 

Le fonds est par principe global, mais il est plutôt investi aux deux tiers en Europe, dont près de 40 % en France, et aussi aux États-Unis et au Canada. Cependant, nous sommes plutôt focalisés sur l’Europe, et avons reçu le soutien de la BPI (Banque publique d’investissement) et du FEI (Fonds européen d’investissement). Il est sûr que la notion de souveraineté européenne est dans toutes les têtes quand l’on parle de quantique : ce sont des technologies aux conséquences tellement importantes qu’elles ont été rapidement classées comme des technologies de souveraineté par Bercy. [...]

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Atelier réservé aux femmes à Rennes 2 : « C’est le service public qui organise les discriminations »

Comment avez-vous eu connaissance de ces ateliers organisés en non-mixité ?

Des militants de l’UNI qui étudient à Rennes 2 ont reçu un mail expliquant que des ateliers seraient mis en place par le service culturel. Il y était indiqué que l’un de ces ateliers, pour apprendre à se servir d’un logiciel de musique (Ableton live), serait organisé en non-mixité, et donc strictement réservé aux femmes. C’est scandaleux. Nous sommes en train de voir ce que nous pouvons faire. Nous avons eu l’idée de faire un recours auprès de la présidence, nous entreprendrons peut-être quelque chose en plus au niveau de l’administratif. Il faut à tout prix empêcher que cet atelier soit organisé de cette manière.

Comment les étudiants ont-ils réagi à cette proposition ?

Il existe une majorité silencieuse à Rennes 2 qui est constamment choquée par les multiples provocations de l’administration et de l’extrême gauche. En l’occurrence, c’est bien le cas : nous avons des retours d’étudiants qui se disent scandalisés par ces faits qui ne sont pas anodins, car il est rarissime qu’un établissement interdise une partie de la population d’assister à des cours.…

[Reportage] Éoliennes : massacre à la bétonneuse

Bonne nouvelle pour l’industrie du béton ! Dans son intervention télévisée du 14 juillet, Emmanuel Macron entend « répondre à l’urgence climatique » en libéralisant le marché de l’éolien et du solaire. Moins de procédures pour davantage de déforestation et de béton. Sous le diktat de Bruxelles, la France se couvre progressivement de ces mats blancs et hideux. D’ici 2028, 6 500 éoliennes viendront s’ajouter aux 8 000 machines déjà installées. Mais les lobbies voient grand : 50 000 éoliennes couvriront la France en 2050. À proximité de la montagne Sainte-Victoire (parc Artigues/Ollière), 25 000 m² de forêt ont été défrichés pour installer 22 éoliennes de 126 mètres de haut, l’équivalent d’une tour de 46 étages.


© Benjamin de Diesbach pour L'Incorrect

33 000 tonnes de béton armé ont été coulées en 2020 pour installer les 22 éoliennes. La colline a été rasée au brise-roche et des routes (parfois goudronnées) tracées afin que les semi-remorques puissent accéder au chantier. Construit devant la montagne Sainte- Victoire, le site possède peu d’intérêt en matière de vent, la forêt et le relief constituant une véritable barrière.


© Benjamin de Diesbach pour L'Incorrect

Hors-la-loi, le chantier des éoliennes a été entrepris durant le confinement sans autorisation environnementale. Marc-Antoine Chavanis organise la réplique judiciaire. Représentant local de l’association Sites et Monuments, il fait condamner le chantier en février 2020 devant le tribunal administratif de Toulon. Finalement le préfet du Var a signé un arrêté autorisant la poursuite du saccage. « Ce chantier va en appeler d’autres, prévient Marc- Antoine Chavanis. Ils installent ces monstres d’acier chez nous dans l’arrière-pays du Var où le prix du foncier est faible. Ils n’ont pas de scrupule, pour eux nous sommes des gueux ». Pour aller plus loin : suivre l’excellente Webtv sur Youtube : « Vent d’état sur Sainte-Victoire ». [...]

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Installation de migrants à la campagne : le Grand remplacement en actes

Depuis le début de l’année 2022, le fonds de dotation « Merci » a lancé le projet Horizon. Son but ? Faire venir dans la petite ville de Callac (2 200 habitants), aux confins des Côtes d’Armor, 50 « réfugiés ». Fait inédit : deux millions d’euros ont été débloqués pour mettre en œuvre le projet. L’argument du fonds « Merci » est le suivant : « Grâce à leur talent, ces hommes et ces femmes révéleront la richesse d’une région et participeront à la dynamique locale ». Dans un village où le chômage des jeunes atteint les 18% et où la population vieillit, la résistance locale contre le projet s’organise. L’ensemble des forces politiques de droite s’y est d’ailleurs opposé, mettant sous le feu des projecteurs la petite municipalité. Ce samedi 17 septembre, des tensions y ont d’ailleurs eu lieu entre les opposants au projet et des groupes antifascistes.

Le chef de l’État appelle de ses vœux à remplir les campagnes qui se dépeuplent par des immigrés

Alors que 71% des Français souhaitent une diminution « considérable » des flux d’immigration (sondage CSA pour CNEWS) et que 67% d’entre eux sont inquiets par l’idée d’un Grand remplacement (sondage Harris Interactive pour Challenges), Emmanuel Macron a décidé de mettre sur la table (enfin ?)…

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