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Joseph Thouvenel : « Le travail est bien autre chose qu’une valeur strictement économique »

Capital social est une revue trimestrielle disponible dans les kiosques depuis le 9 juin, et par abonnement sur le site internet.

L’économie et le social : comment combiner les deux ?

Pendant des années dans notre pays, on a opposé le capital et le social, soit d’un côté la lutte des classes, soit de l’autre l’adoration du veau d’or et de l’hyper-profit. Nous sommes de ceux qui pensons que le capital est une ressource utile à mettre au service du social, c’est-à-dire du développement de la société. Le « capital » n’est pas un gros mot. Tout dépend de la manière dont on l’utilise, et de la manière aussi dont on obtient les profits pour le constituer.

Dans Capital social, nous allons donc joindre les deux. Pour cela, nous avons réuni des syndicalistes, des indépendants, des chefs d’entreprise pour analyser la vie économique. Ce sont des gens qui ont un savoir-faire et une connaissance concrète de leurs entreprises, plus que les intellectuels qui raisonnent de très loin. Eux sont des praticiens.

Dans toute société ou civilisation, la liberté ne peut exister que si elle est dans un cadre

Chaque numéro comporte un gros dossier. Le premier dossier se penche sur le travail du dimanche, parce que c’est pour nous un marqueur de société. Nous affirmons, et essayons de le démontrer dans ce premier numéro, que nous avons besoin d’un temps collectif pour la vie familiale, personnelle, associative et spirituelle, sans quoi c’est le matérialiste qui l’emporte. L’être humain est en partie matière et en partie esprit ; et pour qu’une société fonctionne bien, nous avons besoin de ce temps pour faire autre chose que consommer.

En clair, la ligne de Capital social est inspirée par la doctrine sociale de l’Église. Nous sommes une revue laïque avec des croyants et des non-croyants, mais nous avons à cœur d’affirmer que le capital et le social doivent se lier pour faire avancer la société harmonieusement. Dans le même temps, nous avons une expérience de la vie en entreprise et nous savons que ce n’est pas tout rose : il y a des bons et des mauvais patrons comme il y a des bons et des mauvais salariés. [...]

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Ordinations à Toulon : un mauvais procès

Dans bien des médias, comme Libération, nous lisons à propos des ordinations du diocèse du Var qui ont été suspendues : « Les griefs contre l’évêque de Toulon ne se focalisent pas uniquement sur la Castille [le séminaire diocésain, Ndlr]. Régnant en maître depuis vingt-deux ans sur le diocèse du Var, Rey y a accueilli nombre de communautés qui ont fait, ces derniers temps, l’objet de signalements à Rome pour des dérives sectaires et des abus sexuels ».

« Les communautés font l’objet d’un suivi. Les fragilités, les difficultés, que rencontrent certaines d’entre elles nous imposent toujours plus de vigilance », explique le directeur de cabinet de l’évêque, Yves-Marie Sévillia. Sur différents forums ou dans les mêmes médias, on peut également lire que Mgr Rey va démissionner ou que le séminaire de la Castille est remis en cause. [...]

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Marc d’Anselme : « Sans père, les enfants souffrent de problèmes d’identité »

Dans une société où les hommes sont enjoints à se « déconstruire », est-il plus difficile d’être père ?

 Ce que je constate d’abord, c’est que dans les familles où le père s’est investi, ses fils sauront à leur tour s’investir dans leur paternité. Dans les familles où le père ne s’est pas investi, les fils ne savent pas s’investir. Là-dessus, il est clair que le mouvement féministe, dans la mesure où il complexifie les hommes, leur donne des complexes sur ce qu’ils sont, les met davantage en retrait. Par peur de s’affirmer tels qu’ils sont, beaucoup d’hommes n’osent plus s’investir dans leur paternité. On peut dire que c’est un effet secondaire du féminisme.

Le fait que le père n’ait pas voix au chapitre en cas d’avortement (même tardif) a-t-il une incidence sur son investissement dans sa paternité ?

Tout à fait. Dès la conception, le père est discrédité dans sa paternité. S’il a été discrédité une fois, il le sera définitivement. Cela peut créer de vrais problèmes psychologiques chez le père, pour moi c’est une évidence. Même si en consultation je suis plutôt confronté au cas inverse, c’est-à-dire que c’est le père qui décide de l’avortement et qui de facto l’inflige à sa compagne.

[...]
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À la Réunion, des militants veulent déboulonner Mahé de la Bourdonnais

Mahé de la Bourdonnais est né à Saint-Malo le 11 février 1699. Il entre au service de la compagnie des Indes dès l’âge de 19 ans et est rapidement nommé, cinq ans plus tard, capitaine de navire. Peu après, il quitte la Compagnie pour tracer seul son propre chemin. En s’armant pour son propre compte dans la mer des Indes, il fait fortune. Sa carrière prend une autre dimension lorsqu’il est nommé gouverneur général des Mascareignes, un archipel dans l’océan Indien qui comprend l’actuelle Île de la Réunion, alors Île Bourbon.

Là-bas, il fait progresser les îles économiquement en développant la canne à sucre. L’une de ses principales œuvres sera la construction d’un vrai port, dans la ville de Port-Louis. Il insiste aussi auprès des colons pour qu’ils développent du manioc, principale nourriture des esclaves. C’est cette période de sa vie qui lui est reprochée aujourd’hui, car après il retourne servir la France dans la marine.

Les militants antiracistes réunionnais s’appuient sur une loi du 21 mai 2001, dite « loi Taubira », pour condamner les actions de Mahé de la Bourdonnais. Ils lui reprochent d’avoir pratiqué l’esclavage sous plusieurs formes : chasse aux « marrons », commerce d’esclaves, et utilisation des esclaves pour les constructions publiques. Aujourd’hui, si l’esclavage est une pratique évidemment interdite, notons que ce sont les Occidentaux qui ont aboli les premiers, alors que rien sinon la morale ne les y forçait. Faut-il supprimer la statue d’un homme qui a pratiqué l’esclavage mais qui a aussi servi la couronne de France ?[...]

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Axelle Girard : « L’autonomie des établissements scolaires est la seule voie pour s’en sortir »

Qu’est-ce que ce projet d’école du futur ?

L’axe central de ce projet est la possibilité donnée au directeur de recruter eux-mêmes leurs enseignants selon le profil recherché, et de financer les projets pédagogiques correspondant. C’est totalement révolutionnaire pour l’Éducation nationale : enfin, on introduit quelque chose de nouveau !  J’ai peur que cela ne donne pas grand-chose mais cette « école du futur » essaye clairement de faire bouger un peu les choses dans l’Éducation nationale. C’est une expérimentation qui dure depuis maintenant neuf mois et que le président de la République souhaite généraliser à l’ensemble du territoire. C’est la raison pour laquelle il double l’enveloppe allouée à l’expérimentation : on passe des 2,5 millions d’euros prévus pour les cinquante-neuf écoles à Marseille, à 6 milliards. Indéniablement, il se passe quelque chose. Est-ce que ça va fonctionner ? Je ne sais pas, mais en tout cas ce projet a le mérite d’introduire un peu d’autonomie dans un système qui est aujourd’hui complétement grippé.

Croyez-vous que l’autonomie et la liberté des établissements soient vraiment les priorités actuellement pour répondre aux problèmes du système actuel ?

L’Éducation nationale est dans une situation tellement désastreuse qu’il faut de toute façon oser quelque chose. Il y a deux énormes problèmes : la chute vertigineuse du niveau global, relatée par toutes les études et comparaisons internationales, et un « laisser-aller » idéologique qui s’installe de façon préoccupante. Pour régler ces problèmes, il faut que l’école tienne debout avec des enseignants de qualité. Il faut donc remédier à la crise de l’attractivité du métier d’enseignant.

Pour résoudre tous ces problèmes, il faut bien commencer quelque part. Le « mérite » de cette école du futur est de s’attaquer au problème de l’école, ce qu’on n’a pas fait depuis très longtemps. On avait tous placé énormément d’espoir en Jean-Michel Blanquer mais il n’a pas amélioré la situation, et il y a eu des lois anti-écoles privées (en particulier pour le hors-contrat) et anti-instruction à domicile qui sont impardonnables. Or, les écoles libres et en particulier les écoles indépendantes hors-contrat sont des espaces de liberté et de résilience contre la dégringolade généralisée. S’il ne va pas répondre aux problèmes immédiatement, ce projet a donc le mérite d’encourager la liberté pédagogique, et d’affirmer que l’autonomie est la bonne voie. Nous sommes aujourd’hui dans un système sclérosé, très largement dans la main de syndicats de gauche et très virulents. Ce projet d’école du futur est un coup de pied dans la fourmilière. [...]

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Sans figure paternelle, le clan prime

Quoiqu’en pensent les féministes, jamais avares de critiques acerbes envers ce qu’elles nomment génériquement le patriarcat – comme si celui, dans la vieille Europe, avait un jour eu quelque chose à voir avec celui qui opère de l’autre côté de la Méditerranée– le modèle occidental de la famille nucléaire (monogamique, exogamique et hétérosexuelle), avec une figure du père bien comprise, est celui qui a le plus fait ses preuves pour la bonne tenue sociale. Traditionnellement – sans que ces deux pôles ne soient jamais absolutisés – et alors que la mère incarne l’affection sans conditions et civilise par l’amour, le père a pour rôle d’éduquer à la liberté l’enfant, né barbare sans prise sur ses pulsions. Interface entre le foyer et le monde, il incarne la loi et doit faire sentir à sa progéniture ce qu’il est bon de ce qu’il est déconseillé de faire, pour survivre et prospérer dans le monde, au milieu des autres. Le père humanise par l’inculcation de la norme et du devoir-être, par l’apprentissage donc de la frustration.

Le père humanise par l’inculcation de la norme et du devoir-être, par l’apprentissage donc de la frustration

Et il est difficile de ne pas voir dans cette très saine répartition des rôles, tout droit sortie des Évangiles, le modus operandi qui permit à l'Occident de devenir la civilisation de la liberté et de la responsabilité individuelle (certes déréglées), quand tant d'autres parties du monde restent engluées dans l'autoritarisme le plus vil. [...]

Une semaine comme les autres en France : le pays des violes devient pays des viols

Nous chantons de nos jours pour dénoncer les horreurs de la société française. Ainsi, ce jeudi 9 juin, vingt-neuf élèves de troisième ont participé à un atelier d’écriture à l’Institut Saint-Lô d’Agneaux (Manche) durant lequel ils ont imaginé et enregistré des chansons pour dénoncer les laideurs de notre époque, dont le viol. Et il y a malheureusement de la matière...

Lundi 6 juin. Une réfugiée ukrainienne est arrivée en Dordogne (où elle a de la famille de son époux resté en Ukraine) il y a moins d'un mois, avec une amie. Dans la soirée de dimanche à lundi, les beaux-parents de la future victime s'inquiètent de ne pas parvenir à la contacter. Ils décident de se rendre à son domicile et la retrouvent elle et son amie accompagnées d'un homme. La soirée aurait été arrosée. Alors que l'inconnu est parti, les beaux-parents décident de ramener les deux femmes chez eux. L'une accepte, l'autre décide de rester. Sur la route, ils reçoivent un appel : la jeune femme affirme que l'homme est revenu – prétextant avoir oublié son portable – et l'aurait agressée et violée. Les forces de l'ordre, contactées, se rendent au plus vite sur les lieux. Mais le suspect est introuvable. La jeune femme présente quant à elle des ecchymoses. Une enquête est ouverte. [...]

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La gauche, ou la ruine de la civilisation chrétienne

En prévision des élections législatives, toute la gauche s’est désormais unie sous la bannière LFI – renommée pour l’occasion Nupes (Nouvelle union populaire écologique et sociale). Quelques défections au sein du PS, quelques divergences de points de vue au sein du PC, mais dans l’ensemble, on parle de réussite. Et c’en est une. Une clarification également. Contrairement à ce que pensent certains, la gauche n’a pas vendu son âme à une extrême-gauche amatrice d’indigénisme, d’islamo-gauchisme, de théories du genre, de discours anti-flic, etc. ; le wokisme est l’horizon naturel de la gauche, de toute la gauche.

Si la superstructure du corpus politique de la gauche s’est adaptée au fil du temps, l’infrastructure progressiste n’a pas bougé deux cent cinquante ans après

Jacques Julliard, dans son Histoire des gauches françaises, rappelle qu’à la fin du XVIIIe siècle, l’idée de progrès « s’apprête à devenir le cœur de la nouvelle religion civique que prêchera la République et la poutre maîtresse de l’édifice philosophique de la gauche ». Si la superstructure du corpus politique de la gauche s’est adaptée au fil du temps, l’infrastructure progressiste n’a pas bougé deux cent cinquante ans après. Progrès technique, progrès économique, progrès comme moyen pour l’humanité d’aboutir à l’unification « par destruction progressive des inégalités entre les riches et les pauvres, les savants et les ignorants, les hommes et les femmes, etc. » Comment éviter que cette chasse éperdue aux inégalités ne conduise la gauche à déporter, au goulag des privilégiés, l’ouvrier blanc – origine France – au profit de l’immigré « racisé », le nouveau prolétaire ? Ou quand l’idéologie recoupe le gain électoral. Le catho, et plus largement le chrétien, est condamné à subir le même sort, au profit du « muslim », très tendance à gauche actuellement. Bientôt, les femmes aussi feront les frais de ce progressisme « moral » ; elles céderont leur place dans les cortèges des manifs aux catégories intersectionnelles : racisé + trans, si ce n’est déjà le cas. [...]

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