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Academia Christiana : et la jeunesse française s’éveilla !

Dans une France cernée par le gauchisme et ses dérives, le soft power américain et l’immigration afro-musulmane, le feu de la jeunesse s’est réuni à l’université d’été d’Academia Christiana pour une semaine dédiée à la formation des cœurs et des esprits. Reportage.

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© Clémence Trastour pour L'Incorrect

J’ai passé une semaine de mes longues vacances d’été dans un coin perdu de Normandie où j’ai appris – et non réappris – à vivre en France. Une France d’autrefois, que je ne connaissais pas mais qui pourtant me donne un sentiment de nostalgie.

L’université d’été d’Academia Christiana a été fondée en 2013 parquatre étudiants. « En 8 ans elle est devenue le rendez-vous incontournable d’une certaine jeunesse catholique qui cherche à s’engager dans la société » explique le prospectus.

Bien loin du politiquement correct, l’association proposait une messe dans la forme extraordinaire pour les plus courageux d’entre nous qui acceptaient de quitter leur sac de couchage dès 8h. L’office du dimanche était obligatoire pour tous, sans grande surprise. Pourtant, contrairement au lycée privé sous contrat où chaque élève rechigne lorsqu’une messe est obligatoire, aucun des jeunes n’a râlé ni soupiré, ni encore levé les yeux au ciel. Chaque prière, chaque messe était acceptée et je dirais même plus, souhaitée par tous. Avant les repas, pas un ne prenait place avant de dire le bénédicité, comme un geste rituel rapidement assimilé. Bref, comme un réflexe. Mais quel beau et rare réflexe que celui-là ! Pourquoi la messe traditionnelle, me direz-vous ? Il va sans dire que dans une université où le premier objectif est l’enseignement d’une culture européenne et religieuse, le rite retenu soit celui qui donne le plus de place à la solennité du sacré.

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J’ai observé cette semaine le sens du service. Chaque équipe constituée devait effectuer des tâches plus ou moins pénibles comme la mise du couvert, le service à table, la vaisselle. Tous, ou presque s’y sont pliés bien volontiers en sachant qu’ils pourront, au prochain repas, mettre les pieds sous la table en petits rois. Les repas étaient animés de chants régionaux que tous reprenaient en chœur dès qu’un académicien entonnait les premières notes. Alors on voyait luire dans leurs yeux une expression de fierté qu’on ne retrouve plus dans notre petite vie quotidienne. Les seuls désaccords que j’ai pu entrevoir se regroupaient autour des pichets de vin à table, disputés et savourés. Les hommes servaient les jeunes femmes par galanterie et sans la moindre remarque désobligeante. [...]

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