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Face au chaos institutionnel, la monarchie ?

Dans La reconquête, récit de politique-fiction tout juste publié aux presses de la Délivrance, Charles d’Onten imagine l’arrivée au pouvoir de Marion Maréchal à la faveur de troubles identitaires puis le rétablissement d’une légitimité monarchique qui mettrait fin à la parenthèse républicaine. Un scénario audacieux dont l'auteur nous dévoile les fondements.

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© Presses de la Délivrance

L'idée d'un scénario catastrophe qui verrait, à brève échéance, l'islam bouleverser la vie politique et faire basculer la France dans un chaos institutionnel a déjà été traitée dans Soumission de Michel Houellebecq où l'écrivain imagine l'arrivée au pouvoir d'un leader musulman élu triomphalement au second tour de la présidentielle face à Marine Le Pen en 2022. De votre côté, vous imaginez une réaction de l'opinion publique patriote face à une vague sans précédent d'attentats islamistes qui aboutit à la démission anticipée d'Emmanuel Macron en 2026. Croyez-vous vraiment que les choses puissent se passer de cette manière ?

Michel Houellebecq a imaginé un scénario passionnant dans lequel la France se révèle incapable de résister à une montée douce, sans heurt, de l'islamisation. Sa vision est évidemment pertinente, et je suis persuadé qu'il dessine un scénario envisageable à moyen terme pour notre pays. De façon pragmatique, les islamistes devraient attendre que la démographie fasse le travail : Jérôme Fourquet, dans son magistral essai L'archipel français, montre par l'analyse des prénoms que près de 20% des nouveaux nés ont un prénom issu de la culture arabo-musulmane. En quelques décennies, ils pourraient donc atteindre la taille critique pour prendre le pouvoir par les urnes.

Mais je pense qu'ils ont un calendrier différent en tête : les djihadistes semblent penser que la victoire viendra par la guerre. Je recommande un excellent roman, La grande épreuve d’Étienne de Montety, qui montre que certains d'entre eux souhaitent l'arrivée de Marine Le Pen au pouvoir pour cristalliser leur séparatisme. En bref, deux stratégies sont envisageables pour nos adversaires : devenir une majorité grâce au ventre de leurs femmes (comme le souhaite Erdogan) ou provoquer un affrontement pour soulever nos quelques millions de concitoyens musulmans contre le système.

Lire aussi : Éditorial de Jacques de Guillebon : Ma droite, mes droits !

Quant aux institutions, elles sont fragilisées par une idéologie dangereuse, prédite avec clairvoyance par Raspail dans Le camp des saints : celle de la victimisation des criminels. Au nom de l'appartenance de nos ennemis à des minorités, nous estimons qu'il n'est pas juste de les punir. La justice ne faisant plus son travail et la police étant honnie par les médias, nous nous trouvons dans une situation incroyable où les victimes ne sont plus protégées. Laurent Obertone, dans tous ses livres, nous montre l'implacable système à broyer les Français dits de souche.

Vous imaginez une convergence des luttes entre les militants de l'ex-Manif pour tous, c'est-à-dire la bourgeoisie catholique, et les classes populaires issues de régions à forte identité locale (Bretagne, Corse). Vous rejoignez en cela la thèse que soutenait Patrick Buisson dans son ouvrage La cause du peuple. Malheureusement, cette convergence ne s'est pas vraiment réalisée à l'occasion du mouvement des Gilets jaunes. Croyez-vous qu'elle soit possible dans un futur proche ? Qu'est-ce qui pourrait contribuer à la faire advenir ?

Tout d'abord, je tiens Patrick Buisson pour le plus brillant analyste politique et social qui soit en cette période. Son dernier ouvrage est, au même titre que La cause du peuple, incontournable. Son souhait serait en effet une jonction entre la France de Johnny et celle de La Manif pour tous. Elle ne pouvait pas se produire, ou en tout cas de façon marginale, au moment des Gilets jaunes pour la simple raison que le combat ne concernait pas la France bourgeoise. Et ce car d'une part les bourgeois ne sont pas sensibles à la thématique fiscale, leur pouvoir d'achat n’est pas leur premier sujet de préoccupation, et d'autre part car l'infiltration rapide de ces manifestations par l'extrême gauche les rendait peu attractives ! [...]

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