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Clivons enfants de la Patrie !

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Publié le

25 novembre 2020

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La perspective d’un match retour Macron-Le Pen en 2022 déplait apparemment à une majorité de Français. Beaucoup laissent ainsi les sirènes annonçant la possibilité d’une candidature hors sérail leur caresser les oreilles. Un nom revient : Pierre de Villiers.
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Cette attente se cristallise essentiellement à droite, puisque à gauche, entre le Beria du Jura, l’Ayatollah sous tranquillisants de la Mairie de Paris, ou un Président de la République en peau de lapin qui enfourche tous les poncifs démonétisés de l’intelligentsia française post-soixante-huitarde, le choix est large.

Parmi ces candidatures possibles, revient régulièrement le nom de Pierre de Villiers. L’homme a pour lui d’être honnête, de bon sens, de bonne foi, et de bonne volonté. Autant de caractéristiques qui suffiraient à le distinguer positivement de la classe politique professionnelle. Il donne l’espoir à la France des villes moyennes et des champs qu’on peut reprendre les choses en main. Que la jeunesse d’aujourd’hui n’est pas pire que les autres et qu’on peut la « récupérer » si l’on sait l’encadrer et lui parler comme il se doit. Et c’est là que le bât blesse.

Lire aussi : Les sept péchés capitaux de la droite

Car chaque fois qu’il s’exprime, dans ce mélange de simplicité et d’autorité qui est sa signature, on ne peut s’empêcher de penser qu’il aurait été le candidat idéal pour la présidentielle de 1988. Une période où il était encore possible de resserrer les boulons. Où la détestation de la France par ses pseudo-élites n’avait pas atteint un tel paroxysme. Où l’immigration débridée ne produisait que des problèmes, mais pas encore le chaos et la peur qu’elle engendre aujourd’hui. Où le sentiment d’appartenir à la même communauté nationale faiblissait déjà mais sans pouvoir être totalement évacué par ceux-là même qui ont le devoir de le renforcer.

Ce discours de rassemblement, d’unité, d’équilibre – tenu aujourd’hui par Pierre de Villiers – pour doux qu’il soit à nos oreilles lasses, fatiguées et toujours disponibles pour une espérance de contrebande (surtout si elle émane d’un Général en rupture), n’en est pas moins un leurre. On n’en est plus là mon Général. Il reste à la droite française une dernière occasion de solder le compte de quarante-cinq ans de lâchetés, de reculades, de complexes, d’opportunisme, de misérable libéralisme sans foi et sans morale, terreau de l’avènement de la dictature moderne de la revanche vindicative de toutes les minorités soi-disant « opprimées ».

S’il reste encore une chance, elle réside dans l’avènement de la candidature d’un homme ou d’une femme qui accepte d’appréhender tels qu’ils sont les clivages qui fracturent la population. Quelqu’un qui assume de séparer le bon grain de l’ivraie. Les honnêtes gens et la racaille

Pour cela, il faudrait peut-être regarder la réalité en face : aujourd’hui, le pays n’a pas besoin d’un candidat qui croit avisé d’en appeler à l’unité du pays alors même que des parties du territoire sont au bord – si ce n’est déjà au cœur – d’une sécession totale. S’il reste encore une chance, elle réside dans l’avènement de la candidature d’un homme ou d’une femme qui accepte d’appréhender tels qu’ils sont les clivages qui fracturent la population. Quelqu’un qui assume de séparer le bon grain de l’ivraie. Les honnêtes gens et la racaille. D’un côté les Français et leurs invités (qu’est-ce qu’on attend pour offrir l’asile aux chrétiens d’Orient ou à ces Arméniens abandonnés au Haut-Karabakh ?) et de l’autre tous ceux qui profitent d’une hospitalité à laquelle ils n’ont aucun droit de prétendre. Il faut accepter l’idée que la France a cessé d’être un espace au sein duquel il faut tenter de rassembler tout le monde, mais qu’elle abrite en son sein ses pires ennemis dont il faut réduire la capacité de nuisance. Ils ne sont pas tous étrangers. Ils sont même quelquefois journalistes, préfets, philosophes de plateau télé, psychanalystes névrosés, chanteurs pour midinettes, actrices de cinéma militant.

L’ordre n’est ni la violence ni la dictature. Il ne s’agit pas d’en appeler aux mannes du Général Jaruzelwski, ni à celles du Général Pinochet. Mais simplement de soutenir un(e) candidat(e) qui commence par dire aux Français qu’il voit et entend la même chose qu’eux, et que sa volonté de remettre l’église au milieu du village dans ce pays millénaire ne s’arrêtera pas aux premiers sondages défavorables, à la première admonestation de BHL, ni même aux premières réactions des banlieues de toute façon hostiles.

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