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Conflits d’intérêts : la nomination de Jean-Baptiste Djebbari retoquée

Retoquée par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, la nomination de l’ex-ministre des Transports Jean-Baptiste Djebbari dans une entreprise maritime met en lumière la porosité croissante entre les mondes politique et privé, et des nombreux conflits d’intérêts qui en découlent.

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© Capture d'écran YouTube

Plus connu pour ses TikTok que pour les projets qu’il a menés en tant que ministre, Jean-Baptiste Djebbari a été épinglé par la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) pour avoir essayé de se reconvertir dans le privé en devenant vice-président exécutif chargé du pôle spatial de l’armateur CMA CGM. La Compagnie Maritime d'Affrètement - Compagnie Générale Maritime (CMA CGM) est un armateur de porte-conteneurs français ; son offre globale comprend le transport maritime, la manutention portuaire et la logistique terrestre. Ce poste qu’il visait a été jugé incompatible avec les fonctions qu’il a eues en tant que ministre du gouvernement Castex.

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La HATVP estime en effet qu’ « au regard des attributions ainsi confiées au ministre délégué chargé des transports, qui sont en lien direct avec les activités du groupe CMA CGM, et compte tenu de l’importance de celui-ci, opérateur de premier plan dans le domaine du transport maritime, le risque de mise en cause du fonctionnement indépendant et impartial de l’administration serait substantiel si Monsieur Djebbari rejoignait ce groupe ». Il est important de préciser que constitue un conflit d’intérêts, en vertu de l’article 2 de la loi du 11 octobre 2013 relative à la transparence de la vie publique, « toute situation d’interférence entre un intérêt public et des intérêts publics ou privés qui est de nature à influencer ou à paraître influencer l’exercice indépendant, impartial et objectif d’une fonction ». L'ex-ministre des Transports n'a pour le moment pas réagi à cette affaire. [...]

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