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Convoi de la Liberté : la répression pour seule réponse

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Publié le

15 février 2022

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Ce samedi, le « Convoi de la Liberté » est arrivé à Paris, regroupement de véhicules, en théorie des camions mais en pratique de tout type, venus de toute la France. La protestation a été réprimée dans la violence par les forces de l’ordre.
convoi liberté

Place d’Italie, Champs-Élysées, Palais Royal, les manifestations allaient bon train à Paris ce samedi pour des revendications hybrides prenant avant tout la forme d’une opposition au gouvernement. Le fond restait la politique sanitaire d’Emmanuel Macron, vécue comme une véritable ode à l’autoritarisme. On les entendait ainsi attaquer le passe vaccinal, et le vaccin sur lequel « on n’a pas assez de recul ». Rien de très original a priori. Pourtant, en creusant un peu, on se rendait compte que le passe était loin d’être le seul problème soulevé par ces manifestants. La liberté, bien sûr, mais aussi l’inflation. L’un d’entre eux expliquait être là pour « le prix du gasoil, de l’alimentaire, de l’énergie ». On sentait que les Gilets jaunes n’étaient pas un vague souvenir pour eux.

Des Gilets jaunes d’ailleurs présents pour donner de la voix Place d’Italie. Allant jusqu’à faire reculer une fourgonnette de police, ils crient leur colère face au mépris du gouvernement qui répond par la répression.

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Pourtant, c’est aux Champs-Élysées que les affrontements furent les plus violents. Bloquant la place de l’Étoile et la célèbre avenue, les manifestants ont affronté plusieurs centaines de policiers. Sans succès : de midi à dix heures du soir, les affrontements se sont enchaînés, entrecoupés par de brèves périodes de repli des CRS. Ceux-ci ont d’ailleurs eu un comportement pour le moins polémique.

En effet, vers 15 heures, c’était un véritable brouillard de grenades lacrymogènes qui enveloppait l’avenue des Champs-Élysées. L’air était âcre et on pouvait apercevoir des bagarres à coups de matraque çà et là. On a ainsi vu des personnes de tous les âges visées par les policiers. Des images assez surprenantes ont été relayées sur Twitter, comme une vitre de voiture brisée par un CRS, des interpellations de manifestants qui portaient un drapeau français, et ces mêmes drapeaux jetés au sol par les forces de l’ordre. Des feux d’artifices ont aussi été tirés, déclenchant les applaudissements des centaines de conducteurs présents. Les blindés de la gendarmerie ont bloqué les points de passage des camions, autour du périphérique.

Ces stupides anti-vaccins, qui participaient au « convoi de la honte » n’ont reçu des médias que du mépris, alors qu’ils recherchaient au contraire de la considération. Gérald Darmanin s’est d’ailleurs félicité des résultats des policiers. Les convois, qui seraient tout à fait empêchés d’entrer à Bruxelles, penseraient actuellement à se rendre à Strasbourg, au Parlement européen.

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